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JOURNAL
DE
CONCHYLIOLOGIE
PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION
DE MM. CROSSE ET FISCHER.
8e série. — Tome VIle.
VOL UME XV.
A PARIS, CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET, 95.
AG,
JOURNAL
DE
CONCHYLIOLOGIE.
4er Janvier 1867.
Catalogue des Nudibranehes et Céphalopodes des côtes océaniques de la France,
PAR P. FISCHER.
NUDIBRANCHIATA (1).
Les Nudibranches sont très-nombreux sur les côtes de France, et principalement dans la Manche, mais ils sont mal connus et surtout mal déterminés. Je me suis borné, pour cette liste, à citer les espèces qui m'ont paru éta- blies d’après des caractères sérieux, et dont la synonymie ainsi que l’iconographie étaient satisfaisantes (2).
(4) Les principaux travaux sur les Nudibranches de l'Océan sont ceux de Cuvier, Annales du Muséum, t. IV ; A. d'Orbigny, Magasin de zoologie, 1837 ; Quatrefages, Annales des sciences na- turelles, 2° série, t. XIX (1843), et 3° série, 1. I (1844) ; Souleyet, Voyage de la Bonite, et Journal de Conchyliologie, t. 1 (1850); Bouchard-Chantereaux, Catalogue des Mollusques marins obser- vés, jusqu'à ce jour, à l'état vivant, sur les côtes du Boulonnais (1835) ; Frédol, Le Monde de la mer, 1° et 2° éditions.
(2) Je renvoie, pour l’iconographie et la description des espèces,
ECO Genre Doris, Linné.
4. Doris tuberculala, Cuvier. — Alder et Hancock. — argus et pseudo-argus, Bouchard-Chante- reaux. Hab. Toutes les côtes de France, sur les rochers. Espèce très-variable dans sa taille et sa coloration. 2. Doris bilamellata, Linné. — Alder et Hancock. — obvelata, Bouchard-Chantereaux. Hab. La Manche, à Boulogne (Pas-de-Calais), Etretat, Fécamp (Seine-[nférieure), etc. 5. Doris repanda, Alder et Hancock. Hab. Luc-sur-Mer (Calvados). Cette espèce est probablement le véritable Doris obve- lata, Müller. — Faut-il lui rapporter le Doris lœus de Cuvier (non Muller) indiqué au Havre ?
4. Doris puosa, Müller. — Alder et Hancock. — stellata et pilosa, Cuvier, Bouchard-Chante- reaux. Hab. Boulogne (Pas-de-Calais), la Rochelle (Charente- Inférieure), la Banche (Loire-Inférieure), etc.
Il est probable que les Doris pilosa et stellata de Cu- vier, ainsi que les espèces inscrites sous le même nom par Bouchard-Chantereaux, se rapportent au Doris pilosa.
Le Doris tomentosa, Cuvier, de la Rochelle, est peut- être encore une variété du même.
5. Doris rubra, d'Orbigny.
— coccinea, Alder et Hancock.
Hab. La Rochelle (Charente-[nférieure).
au magnifique ouvrage d’Alder et Hancock sur les Nudibranches d'Angleterre, Ees Nudibranches de nos côtes méditerranéennes sont énumérés dans la liste que Vérany a publiée en 1853 (Zour- nal de Conchyl., t. IV, p.375).
CAT, CE
6. Doris depressa, Alder et Hancock. Villersia scutigera, d'Orbigny.
lab. La Rochelle (Charente-Inférieure).
Le genre Villersia a été établi par d’Orbigny, à la suite d’une erreur d'observation. Il a méconnu les branchies qu'il a figurées comme des mamelons entourant l'anus, et a attribué le rôle de branchies à deux vésicules ovigères d'un Crustacé du groupe des Lernées (Alder et Hancock).
7. Doris derelicta, Fischer.
— verrucosa, Philippi, Vérany, etc. ? — non Doris verrucosa, Cuvier.
Corps ovale-allongé, d’une teinte jaune paille ou oran- gée ; orné d'une large bande circulaire foncée, noirâtre, semblable à celle du Doris bilamellata, et allant des ten- tacules aux branchies.
Tentacules couleur gris de lin, à base lisse transparente; ne portant des lamelles que vers la moitié de leur hau- teur.
Manteau couvert de très-gros tubercules arrondis, rap- prochés, inégaux, et de petits tubercules intermédiaires. Ces tubercules conservent leur teinte gris jaunâtre au niveau de la bande noirâtre circulaire ; les plus gros sont situés au milieu de la région dorsale; en avant on en voit jusqu’au bord du manteau.
Branchies d’un jaune grisâtre, étroites, courtes, dressées et non étalées, au nombre de 12 à 16, circonscrivant une surface ovale, peu large. Les tubercules du manteau arrivent au contact des branchies ; ils sont longs et coniques dans cette région.
Plan locomoteur orangé, à extrémité postérieure obtuse, dépassant le manteau en arrière.
Longueur, 50 à 40 millimètres.
ES
Hab. Bassin d'Arcachon, Cordouan (Gironde). — J'ai vu le Doris derelicta pondre en juillet et août. Les œufs forment une lanière d’un jaune blanchâtre, roulée en spi- rale plus ou moins régulière et dont le diamètre dépasse toujours la longueur de l’animal.
Obs. Cette espèce est plus voisine du Doris bilamellata que de toute autre; elle en diffère par ses branchies moins nombreuses, disposées en ovale, et non en cœur; par ses tubercules très-gros, sa coloration, l’absence de cercle noir au bord de la cavité tentaculaire, etc. Les lanières ovigères sont différentes ; chez le Doris bilamellata, elles décrivent une circonférence plus ou moins complète, et non une spirale.
Le Doris tuberculata n'a aucun rapport avec notre espèce, et ne peut lui être comparé.
Il est très-probable que le Doris derelicta est le Nudi- branche rapporté au Doris verrucosa, Cuvier, par les na- turalistes de la Méditerranée. Mais cette espèce est exo- tique, Cuvier et Lamarck lui donnent pour patrie la mer des Indes. La figure de Cuvier (Ann. du Muséum, IV, p. 467, pl. r, fig. 4--6) ressemble beaucoup à notre Doris ; c’est d’après cette ressemblance que Delle Chiaje, Philippi, Vérany ont cru à l’existence du Doris verrucosa dans les eaux de Ja Méditerranée.
Genre TnecAcERA, Fleming. 1. Thecacera pennigera, Montagu.—Alder et Hancock. Hab. Ile Bréhat (Côtes-du-Nord). Genre Æairus, Lovén.
1. Ægirus punchlucens, d'Orbigny.—Alder et Hancock. Hab. Brest (Finistère).
PR) QE Genre PorycERA, Cuvier.
1. Polycera quadrilineata, Müller. — AlderetHancock. — ornala, d'Orbigny.
Hab. Baie de Douarnenez (Finistère), Bréhat (Côtes-du- Nord).
2. Polycera Lessoni, d'Orbigny. — Alder et Hancock.
Hab. La Rochelle (Charente-Inférieure), îles Chaussey, Bréhat, etc.
Genre TRiITONIA, Cuvier.
4. Triüonia Hombergi, Cuvier. — Alder et Hancock. Hab. Toutes nos côtes de la Manche, Boulogne, le Havre, Fécamp, etc.; côtes de la Loire-Inférieure (Cail- liaud). Genre DEnproNorus, Alder et Hancock.
4. Dendronotus arborescens, Muüller.—Alder et Hancock. Scyllæa pelagica, Bouchard-Chantereaux. Hab. Boulogne (Pas-de-Calais), Fécamp (Seine-[nfé- rieure). Genre Doro, Oken.
1. Doto coronata, Müller. — Alder et Hancock. Scyllœæa punctata, Bouchard-Chantereaux. Bab. La Rochelle (Charente-[nférieure) , Boulogne (Pas-de-Calais). 2. Doto affinis, d'Orbigny, Mag. zool., t. VIE, pl. cv (1857). Hab. La Rochelle (Charente-Inférieure).
Genre Eoxis, Cuvier,
1. Eols papillosa, Linné. — Alder et Hancock. — Cuvieri, Bouchard-Chantereaux. Hab. Tous nos rivages du Nord et du Nord-Ouest.
DU pee 2. Eos Farrani, Alder et Hancock. Amphorina Alberti, Quatrefages. Hab. Ile Bréhat (Côtes-du-Nord). Obs. M. de Quatrefages a décrit un individu jeune, et par conséquent mal caractérisé.
5. Eolis coronata, Forbes. — Alder et Hancock. — affinis, Bouchard-Chantereaux.
Hab. Boulogne (Pas-de-Calais), Luc (Calvados). 4. Eolis Drummondi, Thompson.— Alder et Hancock. Hab. Bassin d'Arcachon (Gironde). 5. Eolis paradoxa, Quatrefages. Ann. se. nat.,2° série, t. XIX, p. 274, pl. x1 (Eolidina). Eolis angulata, Alder et Hancock. Hab. Saint-Vaast-la-Hougue (Manche). Obs. M. de Quatrefages a créé pour ce Nudibranche le genre Eolidina.
Genre Fiona, Alder et Hancock.
4. Fiona nobilis, Alder et Hancock. Hab. Côtes du Finistère.
Genre CALLIOPÆA, d'Orbigny.
4. Calliopæa bellula, d'Orbigny. Mag. zool., pl. cv.
Hab. Brest (Finistère).
Obs. Il serait à souhaiter que le genre Calliopée fût examiné de nouveau. Peut-être rentrerait-il dans d’autres coupes mieux déterminées ?
Genre ZEPHYRINA, Quatrefages.
1. Zephyrina pilosa, Quatrefages. Ann. sc. nal., 5° série, t. 1, pl. ux, fig. À (1844). Hab. Saint-Vaast-la-Hougue (Manche).
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Obs. Ce Nudibranche esttrès-imparfaitement connu.On ne sait s’il appartient au genre Proctonotus ou à un genre voisin des Æolis : aucun auteur ne l'a retrouvé depuis qu'il a été découvert par M. de Quatrefages.
À ces diverses espèces de notre littoral, on pourrait ajouter quelques Nudibranches des îles anglo-normandes qui, par leur population zoologique et leur position géo- graphique, appartiennent bien plus à la faune française qu’à la faune de la Grande-Bretagne. Je citerai :
Idalia elegans, Leuckart. — Alder et Hancock. Hab. Ile Guernesey.
Doto pinnatifida, Montagu. — Alder et Hancock. Hab. Guernesey.
Eolis glaucoides, Alder et Hancock. Hab. Ile Herm, près Guernesey.
PELLIBRANCHIATA. Genre ELysrAa, Risso.
1. Elysia viridis, Montagu.—Quatrefages, Ann.sc. nat., 5° série, t. [, p. 158, pl. ur, fig. 2 (1844). Hab. Ile Bréhat (Côtes-du-Nord), île Chaussey (Manche), bassin d'Arcachon (Gironde).
2. Elysia elegans, Quatrefages. Loc. cit, p. 159, pl. ux, fig. 5. (Ac/eon.) Elysia timida, Risso, Souleyet ?
Hab. Ile de Tatichou près Saint-Vaast-la-Houguc (Manche), Brest (Finistère).
Obs. Si, comme je le crois, l'Elysia elegans est iden- tique avec l'Elysia limida de Risso, ce dernier nom devra lui être substitué.
Ep)
Genre LipamonTiA, Forbes.
4. Lipamontia cœrulea, Quatrefages. Loc. cit., p. 155, pl. it, fig. 7 (Chalidis). Hab. Bréhat (Côtes-du-Nord).
Genre ACTEONIA, Quatrefages.
4. Acteoma senestra, Quatrefages. Loc. cit., p.145, pl. nn, fig. 4. Hab. Bréhat (Côtes-du-Nord), côtes du Morbihan.
Genre PELTA, Quatrefages.
A. Pella coronata, Quatrefages. Loc. cit., p. 151, pl. un, fig. 6. | Hab. Bréhat (Côtes-du-Nord).
CEPHALOPODA (1). Genre Ocropus, Lamarck.
1. Octopus vulgaris, Lamarck. — Vérany, Férussac et d'Orbigny, Forbes et Hanley. Octopus tubereulatus, Blainville, d'Orbigny. An var? Hab. Toutes nos côtes : devient très-grand dans la Manche ; un exemplaire pris à Cherbourg mesure plus d’un mètre de longueur. L’Octopus tuberculatus, Blainville, a été trouvé à Bou- logne (Pas-de-Calais) ; je n’y vois qu'une variation ou un état accidentel du Poulpe commun.
(1) Voir, pour l’iconographie ella description des espèces, les ou- vrages de Férussac et d’Orbigny, Hist. nat. gén. Céphal. acétabul.; Vérany, Céphalop. de la Méditerranée ; Forbes et Hanley, British Mollusca. — La liste des Céphalopodes de nos côtes méditer- ranéennes a été publiée par Vérany (Journ. Conchyl., 1. IV, p. 379). .
Genre ELEDONE, Leach.
4. Eledone Pennanti, Forbes.
— cirrhosus, Forbes et Hanley.— Férussac et d'Orbigny.
Hab. Cherbourg (Manche), où deux grands exemplaires ont été recueillis par l'amiral de Hell. (Muséum de Paris.)
Obs. Cette espèce est le Sepia octopodia de Pennant. L'Octopus cirrhosus de Lamarck a été institué pour un Céphalopode jeune et en mauvais état, appartenant peut- être à notre espèce. Des deux figures données par Forbes et Hanley, une seule rappelle les exemplaires que nous avons sous les yeux (pl. kkk, fig. #).
Le plus grand de nos Eledone a 75 centimètres de longueur ; son sac est remarquablement large; les ven- touses, au nombre d’une centaine environ, augmententen dimension jusqu’à la sixième ou la septième, puis dé- croissent rapidement. La membrane interbrachiale est large, bien développée. Pas d’odeur de musc.
Il est très-probable, sinon positif, que l Æledone Pen- nant est la même espèce que l Æledone Aldrovandi, Delle Chiaje, Vérany, etc., de la Méditerranée.
Genre SEpioLA, Leach.
4. Sepiola allanhca, d'Orbigny. — Forbes et Hanley.
Hab. Toutes nos côtes, très-commun sur le littoral de la Charente-Inférieure.
2. Sepiola Rondeleti, Leach. — Forbes et Hanley, Férus-
sac et d’Orbigny, Vérany.
Hab. Nos côtes de la Manche ? — de la Charente-[nfé- rieure (Aucapitaine) ?
Obs. Je n’inscris qu'avec doute cette espèce sur le pré- sent catalogue ; je ne l'ai pas vue sur nos côtes ; néan-
En A moins elle doit y vivre, car elle existe sur celles des îles Britanniques.
Genre SEprA, Linné.
4. Sepia officinalis, Linné. — Férussac et d’Orbigny, Forbes et Hanley, Vérany.
Hab. Toutes nos côtes, très-commun dans le Sud-Ouest.
2. Sepia Orbignyana, Férussac.
— elegans, Vérany.
Hab. Tout le Sud-Ouest de la France ; côtes des Basses- Pyrénées, Gironde, Charente-Inférieure, Vendée, Loire- Inférieure.
5. Sepia Rupellaria, d'Orbigny.
— _ elegans, d'Orbigny. — bisserialis, Vérany. Hab. Avec l'espèce précédente, plus rare.
Genre LoriGo, Lamarck.
A. Loligo vulgaris, Lamarck. — Férussac et d'Orbigny, Forbes et Hanley, Vérany.
Hab. Tout notre littoral. Commun.
Obs. Le Loligo pulchra, Blainville (Faune française, p. 17), est établi probablement sur un jeune individu du Calmar commun. Blainville lui donne pour habitat l’em- bouchure de la Loire.
2. Loligo subulata, Lamarck.— Férussac et d'Orbigny,
— media, Forbes et Hanley.
Hab. Les rivages de l'Ouest.
Genre OMMASTREPHES, d’Orbigny.
4. Ommastrephes sagiltaltus, Lamarck. — Forbes et Hanley, Vérany. Hab. Ouest de la France. Rare.
4 2. Ommastrephes lodarus, Delle Chiaje. — Vérany, Forbes et Hanley. Hab. Nos côtes de l'Ouest. Rare.
Genre SpiruLa, Lamarck.
41. Spirula Peroni, Lamarck. Hab. La coquille a été apportée par les flots jusqu’à la Rochelle (Charente-Inférieure). ELTES
Note sur l’animal de l’Htelix constrieta, Boubée,
PAR J. B. GASSIES.
L
Cette Hélice, longtemps rarissime, fut publiée en 1856 par Nérée-Boubée, dans l Écho du monde savant. L'histo- rique de l'espèce a été donné précédemment dans le vo- lume XII du Journal de Conchyliologie (À), et nous y renvoyons le lecteur.
Nous rappellerons seulement que l'Helix constricta n'ayant été recueilli, jusqu'à ces dernières années, que privé de son mollusque, les naturalistes qui s’en sont oc- cupés, MM. Pittore, Boubée, Dupuy et Moquin, ne purent donner aucun détail sur la forme, la couleur, ni même les mœurs de l’animal. En 1865, M"° la marquise M. Pau- lucci recueillit un individu vivant aux environs des Eaux- Bonnes, dans les Pyrénées; mais, par suite de circon- stances que nous ignorons, il ne put être décrit.
(1) Journal de Conchyliologie, 1865, vol. XIIL, p. 369-276.
Nous avons été plus heureux cette année. M. D. Gues- tier, si connu des malacologistes de la Gironde pour ses patientes recherches, a eu le bonheur de trouver, sous les pierrailles de la berge d’un ruisseau, dans la forêt de Lourdes, un superbe Hehx constricla vivant et dans un état de santé parfait. Notre honorable confrère a bien voulu nous confier son Hélice, et c’est après l'avoir gardée une vingtaine de jours, en la nourrissant de carottes et de laitue, que nous avons pu la voir sous tous ses aspects, la dessiner et la décrire.
Nous ajouterons qu’elle n’a jamais rongé les feuilles des orties que nous Jui avions données d’abord, à l'exclusion d’autre nourriture.
IL.
DESCRIPTION DE L'ANIMAL.
Animal très-allongé, transparent, de couleur blan- châtre, à peine azuré dans les parties les plus opaques; pied aigu vers l'extrémité caudale, dépassant la coquille de 5 mill. et l’ombilic de 6; incolore, transparent vers la partie marginale; tête et cou noirâtres ; tentacules supé- rieurs très-longs et fortement oculés en bouton saillant, les inférieurs très-courts et obtus; nerfs rétractiles des grands tentacules très-noirs, s’'allongeant en arrière sur le collier et se perdant sous la coquille; ceux des inférieurs formant une ligne moins foncée sur les côtés du cou.
La coquille est portée horizontalement dans la marche.
Mächoire cornée très-brune, fortement arquée, en fer de cheval; les apophyses inférieures, larges, épaisses et musculeuses, simulent les retours du fer; les côtes den- taires sont au nombre de 18, fortes plus ou moins et al- ternant de grosseur; les plus grandes font saillie à la marge.
tres
Tube digestif très-ténu, enroulé autour du foie, qui est teinté de gris pâle; lobe fécal peu distinct, arrondi.
Organes de la génération (1) ?
Hab. La forêt de Lourdes (Hautes-Pyrénées), sous les pierrailles résultant des effritements des roches supé- rieures, le long des cours d’eau rapides, sans vestiges d’orties (M. D. Guestier, août 1860).
Nota. M. Guestier a trouvé, également avec d’autres mollusques terrestres, une variété sénestre du Pomatfias crassilabrum, Dupuy. Nous n’avons pas entendu dire que cette monstruosité ait été signalée encore. Malheureuse- ment l’exemplaire est incomplet, l'ouverture n’est point formée, l'animal n'ayant pas été conservé vivant.
JT BY G Bordeaux, 24 septembre 1866.
Observations sur la nomenclature de quelques espèces de la Nouvelle-€alédonie,
PAR E. MARIE.
Parmi les nombreuses espèces néo-calédoniennes qui ont été décrites jusqu'ici dans le Journal de Conchylio- logie, nous trouvons un Helix Lombardoi, Montrourier, dont la diagnose fait partie du 8° volume (1860, p. 206 et 318-520). La dédicace de cette coquille indique qu’elle
(4) La macération ayant été trop active, les tissus étaient trop injectés, et nous ne pûmes dégager suffisamment ces organes de la sérosité qui les enveloppait.
ee Qi
porte le nom de « M. Lombardo, géologue attaché à l’ex- pédition scientifique en Nouvelle-Calédonie. » Avec cette indication, il serait impossible de deviner plus tard que l'espèce a été dédiée effectivement à M. Lombardeau, alors capitaine d'artillerie. Je pense donc qu'il est à la fois plus régulier et plus équitable de rectifier le nom de cette espèce et de l’inscrire dans les catalogues sous le nom d'Helix Lombardeaui, Montrouzier.
La même observation me paraît applicable à lAelix Seissen (Ll. c., p. 205 et 513-515) du même auteur, espèce qui porte le nom d'un des anciens gouverneurs de la Nouvelle-Calédonie, M. le commandant Saisset. Il est évident que la première syllabe de ce nom s'écrivant par un aetnon par un e, la dénomination de l'espèce doit être Helix Saisseti, Montrouzier.
Je crois également que lHelix Lifuana (L. e., p. 206 et 517) doit s'appeler ZZeliz Lifouana, Montrouzier, et voici pourquoi. Le groupe desiles Loyalty, dont fait partie Lifou, fut découvert par un Anglais, et l’une d'elles fut désignée par lui sous le nom de Leefoo. Plus tard les navigateurs français francisèrent le mot, qui devint alors, forcément, Lifou. Seulement, comme, à Tahiti, la langue locale était écrite quand nous y vinmes, les 4 se prononçant ou, beau- coup de personnes crurent devoir faire de mème en Calé- donie, mais à tort, puisqu'il n'y a jamais eu aucun signe graphique chez les indigènes de cette partie de l'Océanie. Il ne reste donc que deux partis à prendre pour être logique, ou écrire comme les Anglais Leefoo, ou écrire comme les Français Lifou. L’orthographe officielle du nom de Nouméa, qu’un décret impérial a rendu récemment à Port-de-France, vient confirmer mes dires que personne ne songerait à contester dans notre colonie.
Il m'a semblé qu'il n’était pas sans utilité de signaler
10 — aux naturalistes, dans l'intérèt de Fexactitude de la no- menclature, ces quelques rectifications que ma résidence
en Calédonie m’a donné occasion d'effectuer. E. M.
Faunule malacologique de là vallée de Ba- réges (Hautes-Pyrénées),
PAR O0. DEBEAUX,
pharmacien-major.
Le Journal de Conchyliologie à publié déjà, en 4855 (vol. IV°, p. 266), une liste des Mollusques terrestres et d’eau douce trouvés par M. de Saulcy dans la vallée de Barèges. L'auteur de cette notice, en faisant connaître les indications précises d'habitat des Mollusques qui vivent dans l’une des vallées les plus élevées des Pyrénées cen- trales, a voulu épargner plus d’une journée d’ennui au conchyliologue, que le désir des recherches scientifiques attire dans ces localités montagneuses, et qui pourra ainsi retrouver les mêmes espèces d’après ses indications. M. de Saulcy ajoute enfin qu’il sera possible, par suite de nou- velles recherches, d'augmenter le nombre des espèces composant son Cataloque des Mollusques de la vallée de Baréges.
Il m’a été donné, dix ans plus lard, de pouvoir séjourner à Baréges pendant les deux saisons thermales de 4865 (de juin à octobre) en ma qualité de pharmacien en chef de l'hôpital militaire thermal de cette localité, et j'ai mis à
99 — .
profit les loisirs de ma profession pour rechercher avec soin les Mollusques vivant autour de ma résidence. J’ai eu la satisfaction, non-seulement de retrouver presque toutes les coquilles citées dans le catalogue de M. de Saulcy, mais encore d'augmenter cette premièreliste de vingt-deux espèces qui n’y sont point signalées. J’ose même espérer que ce nombre, quoique déjà considérable, pourra s’ac- croître encore, par suite de recherches ultérieures faites avec plus de soin dans les stations non encore explorées de cette belle et pittoresque vallée de Baréges.
La liste des Mollusques de cette vallée, publiée par M. de Saulcy en 1853, comprend 32 espèces réparties dans les genres suivants :
AO 0 Li Sp. Clausiha: 9 Sp. Suceinea. . . . 1 Pomalias. Î POMIES NES ENCRES Einnen- tes ess Pen ee ete 29 Ancilus Ke Bulimus. . . . 2 Pisidium. . . … 1 AT AUS ARRETE
Le nombre des espèces à ajouter à cette liste s'élève à 99, et se trouve réparti dans les genres ci-après :
AMON EE D'Sp. PUDEUR À sp. Limax. . 2 Clausihia "43009 Vitrina. . . . 2 Pomanas EUROPE Zonites. . . h) Hydrobia. . . il JD MR MEN Ancylus. 1 AIS ROUTE 1 Pisidium. 4
Il est intéressant, pour la faune malacologique des Hautes-Pyrénées, de voir constatée dans ce premier sup- plément a présence des genres Limax, Vütrina, Zua et
Elydrobia, non cités dans la liste de M. de Saulcy, et enfin d'y rencontrer une proportion numérique plus grande du genre Zoniles, limité au seul Z. olivetorum, dans le cata- logue précité.
C’est principalement sous les mousses, au voisinage des fontaines et sous les touffes d'herbes qui recouvrent les parois des rochers humides, que le conchyliologue pourra faire ses plus belles récoltes. I devra aussi visiter, avec les plus grands soins, les détritus amassés au pied des hêtres et des sapins morts de vétusté. C’est là qu'après un ou deux jours de pluie il rencontrera plusieurs espèces des genres Ærion, Limax, Vitrina, Zonites, Clausilia, qu’il serait difficile de trouver autrement dans Ja vallée de Ba- réges.
J'ai eu lieu de m’assurer que les mois d'août et sep- tembre étaient la meilleure saison pour la recherche des Mollusques dans les hautes vallées pyrénéennes, les co- quilles ayant atteint, à cette époque, leur plus grand développement. La neige ne tarde pas d’ailleurs, dès le commencement d'octobre, à recouvrir les sommets des montagnes, et les mollusques se hâtent alors de chercher un abri, pour s’y garantir des froids rigoureux, jusqu’à l’époque de la fonte des neiges (du 1°" au 15 mai).
Il sera nécessaire de visiter avec attention les pierres et les galets submergés au milieu des torrents et des cours d'eau qui descendent des montagnes. Les Hydrobia, An- cylus et quelques espèces de Limnæa semblent se plaire dans les torrents les plus impétueux ; le Limnæa glacialis, au contraire, et les Pisidium, recherchent les eaux froides des grands lacs et des sources tranquilles sur les hauts plateaux.
D'après le cadre déjà suivi dans la rédaction de mes
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Herborisations dans les environs de Baréges (1), je con- seille à l'amateur de conchyliologie, surtout s’il est éga- lement botaniste, de visiter successivement autour de Ba- réges les six localités suivantes, qui méritent d’être explorées au point de vue malacologique :
1° Les environs de Baréges, c'est-à-dire les abords de la route impériale, depuis Luz et Saint-Sauveur jusqu'au pied: du Tourmalet, loco diclo cabanes de Thou, ainsi que les rives du gave ou Baslan, et les bois et collines voisins du village de Baréges ;
20 La forêt de hètres (1,200 à 1,500 mètres d'altitude) et la forèt de sapins (1,500 à 1,800 mètres) qui recouvrent les versants sud du pic d'Ayre ;
5° Les pâturages du Tourmalet, ainsi que Îles versants du pic du midi de Bigorre (1,800 à 2,000 mètres d’alti- tude) ;
E° Le grand ravin du pic du Midau, et les hauts plateaux au-dessus de l'hôpital militaire ;
5° Le lac d'Escoubous, et toutes les montagnes qui l'environnent ;
6° Les rochers qui bordent les chemins de Sers et de Saint-Justin, et enfin les pâturages aux environs du village de Betponey.
Afin de présenter un tableau aussi exact que possible de la faune malacologique de Baréges, je crois utile d'in- diquer dans ce nouveau catalogue les espèces déjà signa- lées par M. de Saulcy avec les stations nouvelles d'habitat qu’il y a lieu d'y ajouter.
Je fais aussi précéder d’un astérisque le nom des mol- lusques qui n'avaient pas encore été indiqués dans la vallée de Baréges. Il sera facile ainsi, et sans avoir sous les yeux
(4) Les herborisations des environs de Baréges ; Paris, 1864;
brochure in-8, chez Savy, libraire-éditeur.
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ja première liste publiée dans le Journal de Conchyliolo- ge, de savoir la part qui revient à chacun de nous dans l'exposé de la faune malacologique de Baréges.
J'ai hâte, enfin, d'adresser mes bien sincères remerci- ments à mon ami et collègue M. Gassies, naturaliste, à Bordeaux, ainsi qu’à M. Crosse, directeur du Journal de Conchyliologie, pour les bienveillants conseils qu’ils ont mis à ma disposition, afin d'arriver à la détermination exacte des Mollusques, dont il va être question dans cette notice.
Bastia, 30 décembre 1865. O. DEBEAUX.
G. [. ArioN, Férussac.
* 4. Arion (Limax) rufus, Linné: Syst. nat.; Michaud, Compl. Drap., p.5, n° 1.
Hab. La partie moyenne et supérieure de la forèt de hètres, au-dessous du pic d'Ayrè (1,500 à 1,506 mètres d’alt.), sous les écorces des vieux arbres. Je ne l’ai jamais rencontré dans la région inférieure autour de Baréges, ni dans la forêt de sapins.— Rare.
2, Arion (Limax) ater, Linné. Syst. nat.; Mich., Compl.
Drap., p. 4, n°5.
Hab. Partout dans la vallée, mais surtout dans la ré- gion inférieure des hôtres, sous les feuilles mortes ; remonte jusque dans la forêt de sapins, à 1,800 mètres d'altitude.— Très-commun.
“3. Arion (Limax) albus, Müller. Æ£fler. Swamp., p. 61; Férussac, Hist. des Moll., pl. «x, fig. 5; Moq.-Tand., Hist. Moll. France, t. LT, p. 10.
Hab. Ce mollusque, dont ja présence a été signalée
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dans les Alpes du Dauphiné, dans les montagnes da Fauci- gny (Dumont et Mortillet), ainsi que dans les Alpes valai- siennes (de Charpenñer), se retrouve également snr les versants sud du pic d’Ayrè. Je l'ai recueilli deux fois dans les vieux troncs de hètres, à environ 4,500 mûtres d’alti- tude. MM. Dumont et Mortillet pensent que l’Arion albus n’est qu'une variété plus ou moins décolorée de l'A. ater, due à son habitat au milieu des forêts très-ombragées. Je ferai remarquer, cependant, que la taille de l’Arion albus est au moins deux fois plus petite que celle des espèces précédentes au milieu desquelles il habite dans la forêt d'Ayrè. — Rare.
4. Arion (Limax) fuscus, Müller. Verm. Hist., UE, p. 11; Moq.-Tand., Hist. Moll. Franee, p. 14.
Hab. Les bords des chemins ombragés, sous la mousse, au pied des arbres, principalement dans les lieux hu- mides; commun Île long du sentier qui conduit au grand ravin du pie du Midau, après que l’on a traversé le Bas- tan (1,200 à 1,500 mèt. d’alt.). — Rare.
G. IL. Limax, Linné.
5. Limax sylvaticus, Draparnaud. Hist. Moll. France, p. 426, n°8.
Hab. La forêt de hètres au-dessous du pic d'Ayrè (ré- gion moyenne et région inférieure de 4,200 à 4,400 mèt. d’alt.), sous les débris des végétaux, les écorces des vieux arbres, et souvent aussi dans le tronc des hèêtres en dé- composition. — Commun.
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“6. Limax maxtmus, Linné. Syst. nat.; Moq.-Tand., Hist. Moll. France, t. I, p. 28, n° 8. — cinereus, Mull., Verm. Hist., IT, p. 5. — antiquorum, Fér., Hist. Moll., pl. 1v, fig. 1.
Hab. Cette espèce de grande taille se rencontre, après les jours de pluie, sur les vieux murs de soutènement des jardins et des routes, autour de Baréges, et presque tou- jours dans le voisinage des maisons. — Commun.
G. LE. Virrina, Draparnaud.
“7. Vatrina clongata, Draparnaud. Hist. Moll, France, p. 120, tab. vus, fig. 40-492.
Hab. Les bois frais et ombragés autour de Baréges (ré- gion inférieure, 1,200 mèt. d’alt.); sous les écorces et dans l’intérieur des vieux hêtres. Je ne l'ai pas rencontré dans la région des sapins. — Rare.
"8. Vitrina pyrenaica, Férussac (Helicolimax). Tabl., syst. fam. Limac., p. 25, n° 4, tab. 1x, fig. 5; Pfeiffer, Mon. Helie., IL, p. 495, n° 5; Moq.-Tand., Hist. Moll. France, pl. vi, fig. 9-15.
Hab. D'après Férussac (loco citalo}, le Vitrina pyre- naca se trouverait dans la vallée d'Ossau (Basses-Pyré- nées), à 500 et 600 mètres d'altitude au-dessus des Eaux- Bonnes. M. l'abbé Dupuy, dans son Histoire des Mollus - ques de France, dit n'avoir jamais trouvé à cette altitude. ni dans la localité citée, ni dans les Hautes-Pyrénées, le Vitrina pyrenaica, mais seulement le W. beryllina, Peif- fer. Je suis porté à croire que le V. pyrenaïea recherche les régions montagneuses inférieures, et d'autant plus
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que M. Mabille (1) indique celte espèce aux environs de Saint-Jean-de-Luz. On la rencontre à Baréges sous les mousses, au pied des rochers (marbres), non loin des car- rières exploitées en ce moment, au-dessus de la route thermale de Baréges au Tourmalet (4,250 mètres d’alti- tude). — Rare dans cette localité.
G. IV. Sucainea, Draparnaud.
9. Succineaarenaria, Bouchard-Chantereaux, Cal. Moll. Pas-de-Calais, p. 190; Dupuy, ÆHst. Moll. France, p. 69, n° 1; Mogq.-Tand., Hist. Moll. France, W, p. 62, n° 5.
Hab. Les gazons humides sur le chemin de Sers (de Saulcy); sur les mousses, contre les murs ct les rochers, au voisinage des fontaines en suivant le sentier du pic du Midau. — Rare.
G. V. Zonites, Montfort.
10. Zonites (Helix) olivetorum, Gmelin. Syst. nat., n° 470; Draparnaud, Hist. Moll. Fr., pl. xui, fig. 8-9.
Hab. La partie la plus élevée du bois de Baréges à 1,800 mètres d’altitude, dans les lieux humides, sous les feuilles mortes (de Saulcy). Je l'ai vainement recherché dans cette station élevée, ainsi que dans les parties basses du bois de hêtres : je n’ai rencontré partout dans la forêt que le Zon. cellarius, var. sylvestris.
* 44. Zonites (Helix) nitens, Michaud. Compl. Drap.,
p. 44, n° 77, pl. xv, fig. 1-5; Dup., Hist. Moll. Fr., p. 227, n° 64 ; Moq.- Tand., Hist. Moll. Fr., t. I, p. 84.
(4) Études sur la faune malacologique de Saint-Jean-de-Luz , par M. J. Mabille (Journ. Conchyl., 3° livraison, 1865).
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Hab. Sous les picrres et parmi les touffes d'herbes, au pied des rochers humides, aux Carrières près de Baréges. — Rare.
“49. Zonites (Helix) nitidulus, Drap. Hist. Moll. Fr., p. 1417, n° 55, var. a; Moq.-Tand., Hist. Moil. Fr., I, p. 85.
Espèce bien voisine de la précédente, dont elle se distingue par son ouverture plus arrondie, et son der- nier tour de spire non défléchi, et subitement dilaté. Le Zoniles nitidulus est très-variable dans sa taille. Jai recueilli des individus bien caractérisés de cette espèce, ayant 5 millimètres de diamètre, et une série d’in- iermédiaires jusqu'à 9 millimètres. Les échantitlons de petite taille pourraient bien constituer la variété alpina de MM. Dumont et Mortillet, signalée dans leur Catalogue critique des Mollusques du bassin du Léman. Cette variété, de beaucoup plus petite que le type, est plus fortement striée que celui-ci; sa bouche est plus arrondie, et comme déjetée en bas, par suite de la plus grande longueur des bords columellaire et extérieur. (Dum. et Mort., loc. cit.)
Ilab. Les mousses et les touffes d'herbes qui tapissent les rochers humides non loin des carrières de Baréges, et au-dessus de la route thermale de Bagnères. M. l'abbé Dupuy indique cette espèce à Canterets et à Bagnères-de- Bigorre. — Rare.
“A5, Zonites (Helix) radiatulus, Aider. Cat. of Moll. of New-Castle-upon-Tyne, p. 12, n° 60; Dupuy, ÆHist. Moll. Fr. p. 256, n° G9.
es striatulus, Moq.-Tand., list. Moll. Fr te p:86. n°11;
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Hab. Rare en général dans ses diverses stations fran- çaises. À Baréges le Z. radiatulus vit en société du Z. ni- hdulus. — Rare.
"44. Zones (Helix) cellarius, Müller. Verm. Hist., IF, p. 28, n° 250; Moq.-Tand., ÆZist.
Moll. Fr., 1, p. 78, n° G. Var. D. sylvestris, Gassies in Cat. Moll. Gi- ronde. (Act. Soc. Lin. Bord., 1859.)
Hab. Région inférieure de la forêt de hètres, sous les feuilles mortes, au pied des arbres. (1,250 à 1,400 mèt. alt.) — Assez rare.
“A5. Zonites (Helix) cristallinus, Müller. Verm. Mist.
IT, p. 25, n° 295; Drap., Hist. Moll. Fr., p. 118, n° 56.
Hab. Sous les mousses humides, au pied des rochers ({marbres) qui bordent la route thermale de Bagnères-de- Bigorre; aux Carrières près de Baréges. — Rare.
G. VI. Hezix, Linné.
46. Helix rupestris, Draparnaud. Tabl. Moll., p. 71, n° 4. — umbilicata, Mont., Test. brit., p. 454. Hab. Rochers ou-dessus du gave à Saint-Sauveur (de Saulcy). Rochers micaschisteux au-dessus de Baréges, où il atteint les plus hautes sommités. Le pic du Midau, nommé aussi montagne du Grand-Lac (1,800 mètres d’alt.) ; le lac d'Escoubous (2,000 mètres).—Rare dans les hautes stations ; très-abondant sur les roches micaschis- teuses dans la région inférieure de la vallée de Baréges, en suivant la route thermale de Bagnères-de-Bigorre, immé- diatement après avoir dépassé le torrent du pie d’Ayrè.
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17. Helix aspersa, Müller. Verm. Hist., IT, p. 59, no 253.
Hab. Les murs qui bordent la route impériale de L z à Baréges à 4,000 mètres d’alt. (de Saulcy). Je ne l'ai ja- mais vu à Baréges dont l'altitude est de 1,250 mètres.
18. Helix nemorals, Linné. Syst. nal., éd. 40, p.773,
n° 604.
Hab. Le grand ravin d’Ayrè (de Saulcy). On le trouve encore en abondance sur les rochers qui bordent la route de Baréges au Tourmalet; sur le chemin de Sers; dans les petits îlots pierreux au milieu du Bastan ; et à la base du pic du Midau. L’Helix nemoralis s'élève jusque dans la région des sapins sur le pic d’Ayrè (1,800 mètres). Il hi- verne alors dans les vieux troncs d'arbres, mais il n’at- teint pas le sommet du pic, faute d’abri suffisant contre les rigueurs du froid. Les individus vivant dans la région des sapins sont, en général, de petite taille : une seule fois j’ai rencontré une forme à spire déprimée de cette es- pèce. Dans tous les échantillons de la vallée de Baréges le péristome est blanc.
19. flelix ericetorum, Müller. Verm. Hist., IL, p. 33, n° 256; Drap., Hist. Moll. Fr., tabl. vr, fig. 46-17.
Hab. Cette espèce est fort commune sur toutes les pe- louses sèches autour de Baréges ; sur les versants du pic du Midau et du pic d’Ereslitz, à l'exposition du sud et du sud-ouest. Elle s'élève jusqu’au sommet de ces montagnes à 1,800 mètres d'altitude environ (de Saulcy).
Dans les diverses stations qu’affectionne l'Æelix ericeto- rum, le sol est presque partout granitique ou micaschis- teux ; quelquefois même la roche à base de carbonate de chaux (marbre) vient affleurer la surface des maigres pa-
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cages de la haute vallée de Baréges. La présence des sels calcaires solubles si nécessaires aux Hollusques pour con- struire leur coquille va diminuant avec l'altitude de la vallée, et il nous est facile de constater cette influence sur le Mollusque qui nous occupe en ce moment.
Autour de Baréges, c’est-à-dire dans la région infé- rieure, qui doit être naturellement la plus riche en ma- tières calcaires solubles, l Helix ericetorum est de grande taille (48 millimètres de diamètre), mais son test est mince, fragile et à bandes toujours pellucides. Si l’on s’é-. lève sur le pic du Midau à 500 mètres seulement au-des- sus de la vallée, la coquille n’a plus que 42 à 10 milli- mètres de diamètre ; les bandes elles-mêmes subissent l'influence du sol, et elles disparaissent {otalement à l'al- titude de 1,600 mètres environ. Sur tous les hauts som- mets, on ne trouve plus que l’Éfelix ericetorum à test d’un blanc pâle uniforme, fragile, et n’offrant l'indice d'aucune bande ; sa taille varie entre 8 et 10 millimètres de dia- mètre. Son aspect général est celui de l’Aelix nubigena, mais la coquille est plus déprimée et l’ombilic plus ouvert; l'espèce s'arrête à 1,700 mètres d'altitude environ.
20. Helix nubigena, de Sauley, in Journ. Conch., vol. IIT, p. 458, et fig. (vol. IV), pl. mr, fig. 7.
Var. : spiralis, mihi.
Hab. Pâturages des hautes montagnes, aux Esplats, à 2,500 mètres d'altitude (de Sauley). Je lai trouvé aussi en quantité sur les pacages, au col du Tourmalet (1,900 mètres d’alt.), et sur les petites pelouses au-dessis du lac d’Escoubous (2,000 mètres d’alt.). Vit en société de l'Helix carascalensis, et se cache, comme ce dernier, sous les touffes des Poa alpina et Juniperus nana pour y
LORS, Mo passer l'hiver. L'Helix nubigena sort de sa retraite après les premières pluies de juin, et aussitôt que la fonte des neiges est terminée sur les hauts plateaux.
La variété spiralis, qui doit être considérée comme une monstruosité accidentelle, n’a été rencontrée qu’une seule fois sur les hauteurs du Tourmalet (juin 1865).
21. Helix carascalensis, Férussac. Tabl. syst., p. 58, n° 158; Michaud, Compl. Drap., p. 29, tab. x1v, fig. 25.
Hab. Les mèmes lieux que le précédent, sous les pierres et dans les fissures des rochers au Tourmalet; Le pic du midi de Bagnères et le cirque de Gavarnie (D. Dupuy).
L'Helix carascalensis, quoique vivant dans les mêmes conditions que l’Æ7. nubigena, est essentiellement rupestre, tandis que les Helix nubigena et ericetorum sont des es- pèces graminicoles. Lorsque les froids surviennent au com- mencement d'octobre, sur les sommités pyrénéennes que la neige ne tarde pas à recouvrir, les Mollusques recher- chent aussitôt un abri sûr et commode pour hiverner. Il n'est passurprenantaiors de trouver réunis, sous les épaisses touffes des graminées vivaces et les branches étalées sur le sol des genévriers, les {Zelix nubigena et carasealensis. Mais lorsque la fonte des neiges s’est effectuée, vers le mi- lieu de juin, chacune de ces deux Æélices affecte un mode de station particulier. La première restera toujours à terre, sous les feuilles et les racines des graminées; la seconde ira se cacher sous les pierres, dans les fissures des rochers, ou bien s’élèvera sur les tiges des hautes plantes rupestres (Aconitum napellus et À. anthora, Cacalia alpina, ete.).
* 22, flelix ignota, Mabille. Moll. Saint-Jean-de-Luz, in Journ. Conch., vol. V, 3°série (1863). — Antersecla, Michaud, Compil. Drap.,p. 50,
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pl. x1v, fig. 55-54; Dupuy, Hast. Moll. Fr., p. 286, n° 90; Moq.-Tand., Hist. Moll. Fr., IX, p. 241; non Poiret.
Hab. Collines herbeuses et non ombragées, au-dessus de Bagnères-de-Bigorre, à l'entrée de la vallée de Salut. — Rare.
Cette espèce, dont nous devons la synonymie exacte à M. Mabille, a été recueillie par lui sur les côtes de Saint- Jean-de-Luz (Basses-Pyrénées), et n'avait pas été encore signalée dans les Hautes-Pyrénées. Quoique la station de Bagnères soit en dehors des limites que je me suis tracées, j'ai cru cependant utile d'y mentionner la présence de l'Helix ignota, à cause du voisinage de la vallée de Grip, séparée seulement de celle de Baréges par le col du Tour- malet, et où cette ÆJélice pourrait bien exister. Ce fait me parait d'autant plus vraisemblable que les Pupa mega- cheilos, Clausilia nigricans, Pomatias crassilabrum, ete. , au milieu desquels vit l’Aelix 1gnota, sont fort abondants dans toute la vallée de Baréges.
25. Hehix limbata, Draparnaud. Hist. Moll., p. 100, n° 28, tab. vi, fig. 29. Var. B, inornata, alba vel fulva. Var. € munor (alt. 6-7, diam. 9-10 millim.)
Hab. Abonde dans les bois frais, et sur les tiges des arbustes ou des grandes herbes des lieux humides, autour de l’hospice de Baréges.
Parmi les individus blancs ou fauves de l’Helix limbata,
. je dois signaler deux variétés qui se rencontrent fréquem- ment avec le type. La première, inornala, est d’un blanc pâle uniforme, ou entièrement fauve, sans aucune trace de bande colorée sur la carène du dernier tour de spire. Cette variété est sensiblement plus conique que les échan-
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tillons vivants dans le sud-ouest de la France (Toulouse, Agen, Bordeaux, etc.). Elle mesure en hauteur 10 mil- limètres; son plus large diamètre est de 14 millimètres.
La deuxième variété minor recherche de préférence les gazons des terrains en pente et dont le sol est grani- tique. Elle me parait n’être qu’une variété locale due soit à l’altitude de son habitat, soit à la constitution minéra- logique du sol. On la rencontre sur les pentes roides du pic d’Ayrè. — Assez commune.
24. Helix hispida, Linné. Syst. nat., ed. 40, p.771, n° 591.
Hab. Le bois de hètres qui domine Baréges (région moyenne et inférieure, 1,200 à 1,500 mètres d'altitude), sous les feuilles mortes, au pied des arbres, etc. (de Saulcy). — Commun.
25. Ilelix rotundata, Müller. Verm. Hist., IT, p. 29, n° 251.
Hab. La partie Ha plus élevée de la forêt de hètres, à 1,800 mètres d'altitude, vivant en société du Zonites olive- torum (de Saulcy). Je l'ai trouvé également dans la région inférieure, sous les écorces des vieux hêtres, avec le Vrtrina elongata. — Commun.
“26. Helix lapicida, Linné. Syst. nat., p.758, n° 572; Drap., Hist. Moll. Fr., p. 111, n° 47: Var. B albina, Drouet, in Enum. Moll. Fr. cont.,
p- 44.
Häab. Les vieux murs de soutènement {en pierres sèches), au Rioulet près de Baréges. Très-abondant dans cette lo- calité, surtout après un jour de pluie. La variété albina est indiquée à Luz par M. Drouet (loc. cit.).
— 10 ——
G. VIT. Burimus, Scopoli.
27. Bulimus (Helix) detritus, Müller. Verm. Hist., W, p. 101, n° 500. — radiatus,Drap., Hist. Moll. Fr.,p.75,n°1.
Hab. Chemin de Sers (de Saulcy); les versants du pie du Midau à l'exposition du sud, dans les lieux secs, et principalement sous les touffes de l'Onobrychis sativa, au- dessus des bains Barzun. On ne rencontre à Baréges que la variété blanche unicolore. — Commun.
28. Bulimus (Hehx) obscurus, Müller. Verm. Hist., I], p.105, n°502; Drap., Hist. Moll. Fr., p. 74, n°5. Hab. Sous les pierres, les mousses humides au bord des chemins (de Saulcy); çà et là dans la vallée de Baréges. — Rare.
G. VIIT. Zua, Leach.
“29. Zua (Helix lubrica, Müller. Verm. Hist., IT, p. 104, n° 505. — lubrica, Leach, Brit. Moll., p. 114. Bulimus subcylindricus, Moq.-Tand., Hist. Moll. Fr., p. 304, n° 8. Var. minor, alt. 5 millim., diam. 2 millim.
Hab. Sous les mousses et contre les rochers humides; chemin du Pic du Midau, après avoir traversé le Bastan ; route du Tourmalet, aux carrières. — Répandu, mais rare partout.
La variété minor, qui est la seule que l’on rencontre à Baréges, a été signalée déjà par M. l'abbé Dupuy (His. Moll. Fr., p. 552) dans plusieurs autres stations des
me FSre., Hautes-Pyrénées, à Bagnères, à Lourdes, à Cauterets et Saint-Sauveur.
G.: IX. Pcpa, Lamarck.
50. Pupa (Helix) quadridens, Müller. Verm. Hist., W, p. 107, n° 506; Drap., Hist. Moll., pic62maAM8.
Bulimus quadridens, Moq.-Tand., ist. Moll. Er TE p:3299$ nf.6:
Hab. Les fissures des rochers, où il est rare (de Saulcy). Très-abondant au pied des touffes d'herbes, sur les pelouses derrière l'hôpital militaire.
31. Pupa Braunii, Rossmässler. Icon. der Conch., XI,
p. 10, n° 726; Dupuy, Hist. Moll. Fr., p. 581.
Hab. Sous les racines des graminées, dans les lieux en pente et à l’exposition du sud. Commun au pied des ga- zons, dans la partie la plus élevée du jardin de l'hôpital militaire. Vit en société du Pupa quadridens. On le re- trouve à Luz et Saint-Sauveur {Dupuy}, et sur le chemin de Gavarnie (de Saulcy).
52. Pupa Partioti, Moquin, in Saint-Simon, Miscell. malac., p. 28, n° 7; Dupuy, ist. Moll., P. 585, n° 7.
Hab. Pelouses en pente roide, à la base des graminées et à travers leurs racines; à Saint-Sauveur (Dupuy), à Luz (Parhot), à Gavarnie (de Sauley}, à Baréges au-dessus de l’hôpital militaire, — Rare.
55. Pupa secale, Draparnaud, Hist. Moll., p. 39,
n° 49: Var. elonqgata, Sauley, in Journ. Conch., vol. IV, p. 270.
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Hab. Les rochers au-dessus du Gave, près de Saint- Sauveur.
54. Pupa pyrenœaria. Michaud, Compl. Drap., p. 66, n° 45.
Hab. Sur les rochers, depuis 4,200 à 1,500 mètres d'altitude. Versants du pic du Midau; se retrouve à Cau- terets el à Bagnères-de-Bigorre (Dupuy). — Rare.
55. Pupa ringens, Michaud, Compl. Drap., p 64.
n° 12, tabl. xv, fig. 55-56. — bigoriensis, Rossmässler, non Charp. nec Villa.
Hab. Au pied des rochers humides, sous les mousses, les feuilles mortes et les débris des végétaux, loco dicto aux Carrières, près de Baréges. Je ne connais que cette lo- calité , où j'ai recueilli environ cinquante individus. M. Dupuy indique le Pupa ringens à Bagnères-de-Bigorre, Saint-Sauveur , Cauterets et Lourües dans les Hautes- Pyrénées. — Rare.
56. Pupa Farinesii, Ch. des Moulins, in Bull. Soc. Lin. Bord., VI, p. 156, n° 4.
Hab. Dans les fissures des rochers qui bordent le che- min de Gavarnie, à 1,009 mètres d'altitude (de Sauley); en- virons de Gèdres et à la brèche de Rolland (Bordères). — Commun.
57. Pupa megacheilos, Rossmässler. fcon., V, p. 15; de Crist. et Jan, Aant. in Cat., XI. — bigoriensis, de Charpentier.
Hab. Toute la vallée de Baréges, où il est commun et toujours appliqué contre les rochers. Chemin de Sers ; chemin du Pic du Midau, route du Tourmalet, depuis 1,000 mètres à 1,800 mètres d’allitude.
= O7 = D'après M. Dupuy, la variété à Lord trés-peu marque (Pupa bigoriensis, Charpentier, non Rossm.) serait abon- dante dans toutes les Hautes-Pyrénées, à Cauterets, Saint- Sauveur, Baréges, le Tourmalet et Bagnères-de- Bigorre.
58. Pupa triplicata, Studer. Syst. Verz., p. 89. — (Helix) triphicata, Fér., Tabl. sysl., p. 63, n° 476.
Hab. Sous les mousses, au pied des rochers; chemin de Sers à 1,100 mètres (de Sauley); à Cauterets, Saint-Sau- veur et Gavarnie (Dup..).
99. Pupa antivertigo, Draparnaud, Tabl. Moll., p.57,
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n 9.
Hab. Au pied des rochers, sous les feuilles mortes, au grand ravin d'Ayrè (1,250 mètres d’altitude).— Rare.
OÙs. Le Pupa Sempronti, de Charp., in Cat. Moll. Suisse, p. 15, n° 68 (Pupa cylindracea, var. Sempronit, Moq.-Tand.), a été trouvé dans la vallée de Baréges, à Saint-Sauveur et à Gavarnie, ainsi qu'aux environs de Cauterets, par M. Dupuy. Il est signalé également par M. Mabille, à Saint-Jean-de-Luz (Basses-Pyrénées), au pied des murailles.
G. X. CLausicrA, Draparnaud.
* 40. Clausilia laminata, Turton. Manual of the land, etc., p. 70. — (Helix)bidens, Müller, Verm. Hist., ir p. 116. — derugala, Parreyss ex spec. ab ipso missis. Hab. La forêt de hêtres (région moyenne de 1,500 à 1,500 mètres d’altitude), dans les fissures et sous les
SR 2 écorces des vieux arbres; vit en société du Clausilia dubia, mais ne s'élève jamais dans la région des sapins.— Rare.
* 41.Clausilia nigricans, Pulteney. Cat. Dors., p. 46;
Dupuy, Hist. Moll., p.555, n° 11.
Hab. Les vieux murs, les fissures des gros arbres dans
la forêt, au pied des rochers, loco diclo aux Carrières près
de Baréges. Je l’ai rencontré aussi à Bagnères-de-Bigorre,
à l'entrée de la vallée de Salut et autour de l’établissement thermal.— Commun.
42. Clausilia dubia, Draparnaud, Hist. Moll., p. 70.
Hab. Toute la partie inférieure de la forêt de hètres, au-dessus de Baréges; pénètre dans la région moyenne, où il est moins abondant (1,250 à 1,600 mètres d’altitude). Très-commun dans les creux des vieux arbres; région des sapins à Cauterets { Dupuy).
45. Clausilia abietina, Dupuy, Hist. Moll., p. 558, n° 14, tab. XVI, fig. 5.
Hab. Région inférieure des hètres à Baréges, sous les écorces des vieux arbres et parmi les mousses des rochers ombragés. Je ne l'ai jamais trouvé dans Ja région des sapins, mais toujours sur les hètres, où il estassez répandu, quoique rare. Commun à Cauterets (cascade de la Cerisaie et Pont-d’Espagne), sur le tronc des sapins (Dupuy).
4%. Clausilia Rolphii, Leach. Syn. Moll., p. 119; Moq.-Tand., Hist. Moll., 1, p. 545. — dubia, var. inflata, Goupil, Moll. de la
Sarthe, p. 54.
Hab. Les bois frais et ombragés, sous la mousse, au pied des arbres. Dans la partie la plus élevée du bois de Baréges, à 4,800 mètres d'altitude (de Sauley). Je ne l'ai
SU = pas rencontré à cette hauteur, mais bien dans la région inférieure de la forêt, où il est répandu, quoique rare.
G. XI. Pomarias, Studer.
45. Pomatias obscurum, de Crist. et Jan. Cat. gén., XV,n°5; Dupuy, Hist. Moll., p.511,
n° À. Cyclostoma obscurum, Drap., Hist. Moll., p. 39,
n° 14.
Hab. Commun sur les rochers des environs de Barëges et sur les petits saules des rives du Bastan (de Saulcy). Maigré des recherches nombreuses pour découvrir cette espèce, je n’ai trouvé partout que la suivante.
* AG. Pomatias crassilabrum, Dupuy. Hist. Moll.,
p. 5114, n°2.
Hab. Les rochers humides, sur la route du Tourmalet, auprès de Baréges, aux carrières.—Commun. Je l'ai ren- contré aussi en abondance à Bagnères-de-Bigorre, dans la vallée de Salut.
Obs. M. l'abbé Dupuy a indiqué le Pomatias Parlioh, Moquin, in Saint-Simon, Miscell. malac., p. 56, n° 9, comme se trouvant à Héas et Gavarnie (Baréges), et au pied du Vignemale, près du lac de Gaube {Cauterets).
G. XIE. Limnæa, Lamarck.
47. Limnæa (Limnœus) minuta, Draparnaud, ist. Moll., p. 55, n°8.
Hab. Etang de la piquette d’Ereslitz à 1,800 mètres d'altitude (de Saulcy). Les fontaines et les petits cours d'eau, sur les plantes et les pierres dont la base est suhb- mergée.— Commun.
La variété truncatula (Limnæa truncatula, Goup.) a été
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trouvée dans l’un des bras supérieurs du Bastan, par M. de Saulcy. 48. Limnæa (Limnœus) peregra, Draparnaud. Tabl. des Moll., p. 48, n° 2.
Hab. Les fossés aquatiques, les fontaines, les torrents ; s'élève jusqu’à 4,500 mètres d'altitude. — Commun.
Une variété à test mince, fragile et presque diaphane, Limnæa diaphana, Parreyss, est indiquée entre Pierrefitte et Cauterets (Dupuy).
49, Limnæa(Limnœus) ovata, Draparnaud. Hist. Moll., p. 9,0. — (Helix) limosa, Lin., Syst. nat., p. 774.
Hab. Les ruisseaux, les torrents et les lacs des hauts plateaux dans la vallée de Barêges (de Saulcy).
Les plus belles variétés de cette espèce, qui vivent dans les Hautes-Pyrénées, sont les suivantes :
Var. B glacialis; Limnœæa giacialis, N. Boubée; Du- puy, Cat. ext. gall. test., n° 199, et Hist. Moll., p. 479, n° 4.
Hab. Les eaux froides des lacs dont l'altitude n'est pas inférieure à 2,000 mètres; le lac d'Escoubous, où il est commun ; lac d'Oncet (Dupuy, de Sauley) ; lac d'Oo (N. Boubée) ; lac de Gaube, etc.
Var. C. thermalis: Limnœa thermalis, N. Boubée, in Bull. d'hist, nat. par., p. 20,n° 48; Dupuy, Hist. Moll., p. 479, n° 5.
Hab. Les eaux thermales à Bagnères-de-Bigorre, Ba- gnères de-Luchon, Cauterets, Baréges, etc.— Rare.
G. XIIT. Axcyzus, Geoffroy. 50. Ancylus capuloides, Jan ex Porro, Malac. comasca, p. 87, n° 1 (1858); Dupuy, Hist. Moll., p. 499, n° 2 (1851).
mou FD im Ancylus fluvialilis, var. capuloides, Gassies, in Act. Sec. Lin. Bord., p. 570 (18592).
— Jan, Bourguignat, in Journ. Conch., vol. IV (1853).
Hab. Sur les pierres submergées, au milieu du Bastan et de ses affluents.— Commun dans toute la vallée.
* 81. Ancylusgibbosus, Bourguignat, inJourn.Conch., vol. IV, p. 186 (1855). — deperditus, Liegler in lilteris, et Par- reyss in specim.; Dapuy, Hist. Moll., p. 494, n° 4: non Desmarets, nec Lommel, nec Ray et Drouet.
Hab. Les pierres submergées, au milieu des fontaines et des infiltrations qui se transforment en pelits cours d’eau; versant nord du pic du Midau, derrière l’hôpital militaire, où il est commun.
D’après M. Bourguignat (loco citato), l Ancylus gibbosus se rencontre en Carniole (Ziegler), à Zurich (de Charpen- her), en Algérie (Morelet), dans le département de l'Oise (Baudon), aux environs de Verdun (Liénard), dans les Alpes et en Provence (Dupuy).
G. XIV. HyprogrA, Hartmann.
* 52. Hydrobia Reyniest, Dupuy; Hist. Moll. France, p. 567, n° 412, tab. xxvur, fig. G. Hab. Cette petite espèce est abondante dans toutes les sources et les petits cours d’eau aux environs de Baréges. On la trouve toujours fixée à la surface immergée des pierres et des galets micaschisteux, près de l'allée verte (1,400 mètres d'altitude) ; sources derrière l'hôpital mili- taire ; fontaines près du moulin situé sur la route du Tourmalet, etc.
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On retrouve encore l Hydrobia Reyniesii à Cauterets (de Reyniès et Perris), sources de Mahourat et lac de Gaube (Dupuy), Bagnères-de-Bigorre (Philippe), etc.
Obs. Malgré mes recherches, je n’ai pu rencontrer dans le Bastan, ni à Saint-Sauveur dans le Gave, ni dans aucune source thermale de la vallée de Baréges, le Meritina ther- malis, N. Boubée (N. Prevostiana, C. Pfeiffer), espèce commune dans les eaux thermales de Salut à Bagnères-de- Bigorre.
G. XV. Pisipium, Pfeiffer.
55. Pisidium thermale, Dupuy, Cat. ext. gall. test., n° 258, et Hist. Moll., p. 682, n° 5. — cinereum, var. thermale, Dup., ex de Saulcy,in Cat. Moll. Baréges.
Hab. L’étang de la piquette d’Ereslitz, à 4,800 mètres d'altitude. — Rare. Cette espèce est abondante dans les eaux thermales à Bagnères-de Bigorre et à Cauterets, dans les sources de la Raillère et de Mahourat (Dupuy).
* 54. Pisidium casertanum, Poli, Test. utr. Sic.,t. I, p. 65; Gassies, Descr. des Pisid. sud-ouest Fr., p. 15, n°5.
Hab. Trouvé dans la vase d’une fontaine d’eau froide, sur un plateau élevé (1,550 mètres) qui domine Barèges au-dessous du pic du Midau.—Commune dans cctteunique station.
Je dois la détermination exacte de cette espèce à l’obli- geance de M. Jules Mabille, naturaliste à Paris, qui l’a soumise, pour avoir toute certitude, à la vérification de M. le docteur Baudon. Le Pisidium casertanum, dont l’ha- bitat, dans les Hautes-Pyrénées et à cette allitude constitue un fait des plus intéressants pour la Géographique mala-
LS cologique, se retrouve dans une grande partie de la France, au milieu des fontaines et des ruisseaux à fond siliceux. Obs. Le Pisidium pulchellum , Jenyns, Monogr., p. 18, n° 4, est indiqué par M. Dupuy comme vivant dans les fontaines et les sources froides des Pyrénées. Cette es- pèce, qui est spéciale à la région des plaines, a été obser- vée dans les Alpes, les Vosges et le Jura, O0,-D.
Descriptions de deux nouvelles espèces de Strep- ÉAXIS ,
PAR LE D'L. PFEIFFER, DE CASSEL.
1. STREPTAXIS CRossEr, Pfr. (pl. [, fig. 1).
T. aperte umbilicata, subreqularis, conoidea, solidula, superne confertim plicata, cereo-hyalina; spira regulari- ter conoidea, vertice acutiusculo; anfr.'T vix convexæius- culi, lente accrescentes, ultimus latere vix devians, antice defleæus, subtus convexior, læœvigatus; apertura obliqua, transverse auriformus; peristoma albo-callosum, margini- bus lamina elevata, dentem linguæformem intrantem emittente junclis, refleæis, dextro dente À minuto, basali dente transverso bituberculato instructo. — Diam. maj. 81/2, min. 7 2/3, alt. 42/3 mill. (Coll. Crosse.)
Hab. Corcobado, prope Rio-Janeiro Brasiliæ (1).
2. STREPTAXIS PAIVANA, Pfr. (pl. I, fig. 2).
T. angustissime aperte umbilicata, subrequlariter con- vexæo-conica, tenuiuscula, superne subtilissime striatulu, nitida, pellucida, albido-hyalina; spira conoideu, vertice
(1) Cette espèce et la suivantese trouvent également dansles col- lections Paz et Hidalgo : ellesont été recueillies par M. Paz. HE. C.
SN
obtusulo; sutura profunda, filomarginata; anfr. 71/2 mo- dice convexi, lente accrescentes, ultimus latere vix de- vians, antice non descendens, subtus convexus, lævigatus, striis nonnullis variciformibus notatus; apertura obliqua, lunaris, edentula; peristomu album, breviter reflexum, marginibus remotis, basali antrorsum subflexuoso. — Diam. maj. 61/2, min. 6, alt. vix 5 mill. (Coll. Crosse.) Hab. in Brasilia loco « Macahe » dicto. LP:
Descripüons d'espèces nouvelles de Cæeidæ (1),
EAR L. DE FoLIN.
1. CÆcum rHRoNIMUM (pl. IT, fig. 4).
C. testa elongata, conica, satis arcuata, annulis nume- rosis, approæimatis, validis, rotundato-subacutis, inter- dum planiusculis cincta; interstitiis satis profundis, sub- concavis, angustis; sulcis longitudinalibus distantibus decussata; apice mucronato, mucrone cornuformi, angus- tissimo, dorsum versus silo et recurvo; margine laterali convexo; dorsali concavo. Operculum? — Long. 0,0028, diam. 0,0004-0,0008. |
Hab. « Port-au-Prince » insulæ Haïti dictæ.
(1) Les documents sur les Cœcidæ sont encore rares dans la science, el nous ne connaissons guère que l’important mémoire de M. P. Carpenter, publié en 1858 dans les Proceedings de la Société zoologique de Londres, qui s'occupe, d’une façon suivie, de cette famille peu connue. Malheureusement ce travail n’est pas accompagné de planches, ce qui rend souvent difficile l’iden- lification des espèces. Nous eroyons donc intéresser nos lecteurs en leur donnant les figures lithographiées avec soin, d’après nature et sur les excellents dessins de l’auteur, d’un certain nombre d'espèces. Toutes les figures de Cœcideæ des planches IT et IE sont fortement grossies. H. CROSSE.
Nous avons trouvé cette espèce, en même temps que quelques échantillons de Heioceras nitidum, dans des spé- cimens de fond de la rade de Port-au-Prince, qui nous ont élé rapportés par M. Privat, capitaine du trois-mâts de Bordeaux, Orizaba. Elle est assez arquée, conique et de couleur grisâtre. De très-forts anneaux bien saillants, qui doivent être aigus, mais qui se présentent tantôt sous cette forme, tantôt un peu arrondis, et parfois même presque plans sur leur sommet, sont séparés par des intervalles à peu près concaves. Des sillons assez profonds coupent, dans le sens longitudinal, les intervalles et les anneaux, de façon à produire sur la surface du Cæcum une sorte de treillis : les parties comprises entre les sillons sont un peu arrondies. On voit que les caractères de cette espèce sont tout l'opposé de ce qui se passe chez le C. Hratocincium, dont les anneaux à peine sensibles et bien arrondis ne sont, à bien dire, que de faibles ondulations chevauchant sur les côtes. Dans le C. phronimum, au contraire, point de côtes, mais des sillons qui coupent les anneaux et qui pénètrent les intervalles. De tels caractères seraient déjà suffisants pour rendre notre Cæcum remarquable, mais ils ne sont pas les seuls. La troncature, dans cette espèce, ne s'opère pas comme chez les autres. La cloison qui doit fermer le tube de la coquille existe bien, mais au lieu de se trouver au dehors, elle se trouve un peu au dedans du tube, c’est-à-dire que la rupture de la seconde période du Cæcum ne s'opère pas sur le plan de clôture, mais à une certaine distance en arrière; de manière à laisser la cloi- son au fond d’une cavité assez profonde. Cette disposition est évidemment destinée à protéger le septum, si l'on peut appeler ainsi un véritable appendice caudiforme qui sort du plan cicatrisé sous Ja forme d’un petit cône allongé, mince, aigu et recourbé vers la partie dorsale. Ce septum
De
est, comme on le voit, l'expression la plus complète de la forme mucronée. Sa longueur et son faible diamètre le rendent fragile et l’exposent à des accidents contre les- quels le mollusque le protége à l’aide d’une muraille pro- tectrice, dans laquelle il setrouve ainsi renfermé en grande partie. Nous avons trouvé deux fragments ou sommets de ce Cœcum ayant le septum complet dans la cavité, et un spécimen qui, bien que d'assez grande taille, nous laisse des doutes sur son âge. Nous n’apercevons pas de traces d'une ouverture complétée; aussi avons-nous passé sous silence ce caractère, ne supposant pas nos exemplaires complétement adultes.
2. Cæcum ryssoriTuM (pl. Il, fig. 6).
C. testa C. lœvi similis, sed alba, nitidissima, transver- sim plicata; aperturam versus inferne plicis acutis pro- funde impressa; apertura declivior, postice magis con- tracta ; septo submamillato, submucronato ; margine laterali convexo, dorsali paululum concavo. Operculum ? — Long. 0,0018, diam. 0,0004-0,0005.
Hab. In Antillis, Venezuela, Brasilia.
Var. B testa cϾrulea. Hab. Pernambouc.
Beaucoup plus transparente que le C. lœve, très-bril- lante, souvent très-blanche, cette espèce diffère en outre de celle à laquelle nous la comparons, en ce que, au lieu d’être lisse, sa surface se trouve accidentée par des plis transverses qui sont d'abord à peine perceptibles. Aux en- virons de l’ouverture sur la partie inférieure, ces plis sont plus vivement accusés et sont exprimés sous une forme très-aigue. Le dernier précède un large épanouissement qui va rejoindre, en suivant une courbe ondaleuse, un petit rebord légèrement évasé qui entoure l'ouverture. Celle-ci est plus contractée que celle du C. lœve et s'ouvre
yL SR
sur un plan qui nous semble encore plus oblique que chez ce dernier. Le septum est assez proéminent et légèrement mamelonné. Quelques spécimens sont très-minces de test et, par conséquent, très-transparents. D’autres nous ont paru légèrement teintés de fauve, et, par suite, leur aspect un peu corné les fait ressembler davantage au C. lœve. D’autres enfin sont colorés en bleu indigo de nuance plus ou moins foncée et constituent notre variété cœrulea. Cette espèce est assez commune.
5. CÆCUM IRREGULARE (pl. IT, fig. 6).
C. testa (quoad genus) maxima, arcuata, conica, grisea vel flavula; primum annulis planis cincta; interstitiis cir- cumdata minimis, viæ impressis; aperturam versus an- nuls nonnullis, valde prominentibus, rotundatis, antice magis elongatis; interstilirs latis, profundis, concavis, rotundatis; strigis longitudinalibus satis conspicuis, super annulos inlerstitiaque transeuntibus; apertura haud de- clivi, leviter marginata; seplo mucronato, mucrone conico, subito ascendente, deætrorsum paululum sito. Operculum ? — Long. 0,004, diam. 0,001, 0,0014.
Hab. Bahia Brasiliæ.
Nous n’avons pu encore rencontrer un spécimen bien complet de cette espèce. Cependant les fragments que nous avons recueillis nous fournissent toutes les parties de ce Cœcum, dont la taille est des plus grandes pour le genre, puisque la longueur que nous avons prise a été mesurée sur un échantillon auquel il manquait une bonne partie de la base. Nous avons donc pu le bien caractériser.
Il est de forme conique, gris ou teinté de jaune. Des an- neaux à peu près plans, à peine marqués, le ceignent d'abord, et les intervalles qui les séparent sont étroits et très-peu profonds. En approchant de l'ouverture, la na-
Lo ONE
ture des anneaux change subitement, et ils deviennent extrèmement saillants, larges, arrondis et un peu plus allongés vers la partie antérieure. Les intervalles qui les séparent sont très-larges, très-profonds et concaves. Des stries bien accusées et assez distantes les unes des autres croisent longitudinalement les anneaux et les intervalles. Le dernier anneau est un peu plus fort que les autres, et se trouve divisé vers la base par de petits sillons transverses. Un petit rebord très-fin et à peine saillant borde l'ouver- ture. Le septum ressemble à celui du C.phronimum ; 1l est mucroné, conique, et s'élève presque subitement au-dessus du plan de troncature, suivant une Jégère courbure qui rend un peu concave le bord latéral : il est situé un peu sur le côté droit.
4. Cæcum pArApoxUuM (pl. IF, fig. 7).
C. testa cylindrica, arcuata, subtranslucidu, apicem versus albida, fulgens, dein grisea seu cornea; primum annulis validis, tribus cincta, annulis primis 2 rotundatis superne paululum planatis; annulo tertio majore, rotun- dato, subito iranseunte ad lævem superficiem; interstitiis latis, subconcavis, subplanatis ; dein lœæve; septo magno, prominente, globuloso: margine laterali concavo, dorsali paulum uncinato, dorsum versus reverso. Operculum ? — Long. 0,0016, diam. 0,0004.
Hab. « Iles aux perles » in sinuwpanamensi.— Meleagri-
nicola.
Cette étrange espèce de UCæcum n’estencore représentée que rar un seul spécimen, brisé aux environs de l'ouver- ture. { est cylindrique et orné de trois anneaux vers le sommet, Ces anneaux sont d’un blanc laiteux et très- brillants. Les deux premiers sont presque arrondis, et
de HO.
seulement un peu aplalis sur la partie culminante. Le troisième est plus large, plus arrondi et tombetout à coup sur la surface lisse qui, au delà des anneaux, continue le Cæcum. Cette partie est de couleur grise ou eornte. Les intervalles sont très-larges, plans sur leurs parties infé- rieures, mais en somme ils ont l'apparence concave. La singularité du septum, dont le spécimen trouvé par nous ‘présente le premier exemple, constitue une quatrième forme dans cette partie caractéristique de la coquille. Aux formes de septum mucronées, ongulées et mamelonnées, nous ajouterons les globuleuses, car telle est la forme que présente celui de notre espèce. Quand on le regarde de face, il ressemble tout à fait à la culasse d’un canon avec son bouton. Vu de profil, son bord latéral, d'abord un peu convexe, prend ensuite un aspect général concave : il se recourbe pour former en arrière un petit crochet, ce qui fait que le bord dorsal se trouve caractérisé par un tout petit angle rentrant.
5. CÆCUM UNCINATUM (pl. IL, fig. 5).
C. testa conica, arcuata, alba ; annulis latis, subplana- tis, parvulo sulco divisis cincta; apicem versus annulis paululum rotundatis, superne planis; interstitiis lalis, profundis, subplanatis; septo mucronato, in cavo sito, mu- crone subcylindrico, subito ascendente, valde dextrorsum sito, dorsum versus uncinato; apice obtuso, paulum rotun- dato ; margine laterali convexo, dorsali concavo. Opercu- lum? — Long. 0,001, diam. 0,0004-0,0005.
Hab. «Iles aux perles » in sinu panamensi.—Meleagri- nicola.
Le seul fragment, ou plutôt le seul individu ron encore complétement adulte, que nous ayons recueilli jusqu’à 4
= 080 =
présent, se trouve pourvu de caractères tellement marqués et si bien suffisants pour ne laisser aucun doute, que nous n'avons pas hésité à établir l'espèce. Un peu conique, arqué et de couleur blanche, ce Cœcum est orné de très- larges anneaux arrondis sur les angles, plans sur leur par- tie culminanteet divisés par un petit sillon qui les partage à peu près en deux : l'angle qui se trouve du côté du sommet est un peu plus arrondi que Pautre. Les inter- valles qui séparent les anneaux sont plans au fond: ils montent presque perpendiculairement du côté du sommet et un peu obliquement du côté opposé, sur la partie de l'anneau qui s’arrondit davantage. Le septum, qui est préservé par un reste de la coquille au second âge, et qui est ainsi renfermé en partie dans une cavité, est mueroné, presque cylindrique. Il s'élève subitement au-dessus du plan cicatrisé : il est incliné vers le côté droit et se re- courbe, en formant un croc, vers la partie dorsale. Son sommet est obtus, presque arrondi.
6. CÆcum coronaTun (pl. IL fig. 5).
C. testa subgrisea, paululum fulgens, annulis valde latis, subrotundatis, subplanatis, sulcis minutissimis se- paratis transversim cincta, et costellis angustis, subacute rotundatis, prominentibus, distantibus, longitudinaliter ornata; costellarum interstitiis latis, inæqualibus, paulu- lum concavis, costellis annulos superantibus; aperturam versus annulis latioribus; ullimo valde tumente, regulari- ter tuberculoso; apertura subdeclivi; septo mucronato, mucrone prominente, dactyliformi,dextrorsum sito. Oper- culum? — Long. 0,0017, diam. 0,0003-0,0005.
Hab. Jamaica.
Parmi les Cœcum, la catégorie des espèces à double système d'ornement, c’est-à-dire pourvues d’anneaux
RE ———
PL QE
transverses et de côtes longitudinales, est peu nombreuse. C'est donc une intéressante espèce que celle que nous avons rencontrée dansdes sables provenant de la Jamaïque, et qui vient augmenter la série des formes quadrillées. Elle n’est pas sans une certaine ressemblance avec une es- pèce du Pacifique, ke C. heptagonum. Comme cette der- nière, elle est divisée longitudinalement par des côtes saillantes qui laissent entre elles de larges espaces quelque peu concaves. Mais ici, ces côtes sont en bien plus grand nombre : nous en comptons 13 sur le spécimen unique que nous avons. Des anneaux transverses ornent aussi notre Cæcum. Ces anneaux sont larges, peu proéminents, presque plans ou plutôt arrordis seulement sur leurs angles : ils sont séparés par des sillons très-étroits, peu profonds et cependant nettement (racés, qui coupent les côtes et semblent passer dessus. L’avant-dernier anneau est plus large que les autres ; les côtes y sont aussi plus épaisses. Mais ce qui rend cette espèce une des plus cu- rieuses du genre, c’est la couronne que lui forme son der- nier anneau. Le diamètre s’agrandit, la largeur de l'anneau s'accroit énormément, les côtes deviennent très-larges, très-saillantes, enflées , rebondies, convexes, et prennent la forme d’onglets sphériques, larges sur le milieu de l'anneau, s’amincissant sur ses deux bords. Dans cet état, elles reproduisent bien la forme des fleurons d’une cou- ronne ouverte. Le plan dela section del’ouverture, quelque peu oblique, conserve quelques proéminences à demi effa- cées, ou restes des côtes, qui disparaissent complétement seulement sur la lèvre qui est arrondie. Le seplum, situé sur le côté droit, est'très-mucroné, cactyliforme, mince et proéminent. Nous remarquerons, en passant, que cescarac- tères du septum paraissent être communs à toutes les espèces de Cœcum dont l'ornementation est quadrillée. La
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couleur du C. coronatum est d’un gris un peu roux : l'as- pect du test est assez brillant.
7. Cæcum iNSIGNE (pl. IT, fig. 4).
C. testa elongata, subdiaphana, nitida, fulvescens, an- nulis latis, subrotundatis, subplanatis, leviter impressis, regulariter cincta et lirulis minimis super annulos decur- rentibus longitudinaliter decussata; aperluram versus paululum -turgida; interstitiis minimis; apertura subde- elivi, marginata; septo mucronato, subungulato, mucrone prominente, subacuto, subdactyliformi, dextrorsum sito; margine laterali valde concavo. Operculum? — Long. 0,0027, diam. 0,0004-0,0006.
Hab. Jamaica.
Cette coquille, d’un ton fauve pâle, plus foncé aux deux extrémités, est une des plus élégantes du genre. Son éclat, les teintes qui la nuancent, sa transparence presque com- piète et l'harmonie de ses détails de sculpture lui donnent un aspect des plus agréables. Elle est d'assez grande taille pour le genre et de forme légèrement conique.Ses anneaux sont larges, très-réguliers, faiblement arrondis et séparés par des intervalles étroits, peu profonds et presque tous semblables entre eux. Ils sont croisés dans le sens longi-
_tndinal par d’assez fortes stries assez inégales et dépassant légèrement les anneaux. Ces stries, néanmoins, n’altèrent pour ainsi dire pas la forme arrondie de la coquille, con- trairement à ce qui se passe ordinairement chez les autres espèces à ornementation longitudinale. Aux environs de l'ouverture, les anneaux s’épaississent un peu, le dernier surtout. Celui-ci se dilate d’abord, puis il se comprime et se contracte en déviant un peu du plan normal à l'axe; et c’est sur cette déviation que s'opère la section de l’ouver-
Me D
ture. Un petit rebord ou lèvre entoure celle-ci. Le septum est bien comme dans les espèces de cette catégorie très- mucroné et proéminent; cependant, sur le plan de tron- calure, il commence par manifester une certaine ten- dance à la forme ongulée, qui persiste quelque temps, mais il finit, en s’amincissant, par devenir dactyliforme. Son caractère le plus remarquable est l’extrème concavité de son bord latéral. Comme le C. coronatum, nous l'avons trouvé dans des sables provenant de la Jamaïque.
8. Cæcum B8REvE (pl. IL, fig. 5).
C. testa brevissima, cylindrica, leviter arcuata, subpel- lucida, alba, lirulis minutis, regularibus, rotundatis, pa- rum impressis, longitudinaliter ornata; interstitiis liru- larum œqualibus; aperturam versus plicis paucis, trans- versis, minulissimis, dein annulo rotundato, tumente cincta; aperturu haud contracta, nec declivi, marginatu; seplo mamillato, subungulato, valde prominente, apice dextrorsum sito; margine laterali convexo. Operculum ? — Long. 0,0012, diam. 0,000%, annuli 0,0005.
Hab. Jamwica.
Cette espèce de Cœcum est très-courte, très-peu arquée, cylindrique, de couleur blanchâtre, et légèrement trans- lucide. Elle est ornée, dans le sens longitudinal, de petits cordons filiformes, très-rapprochés les uns des autres et séparés par des intervalles à peu près de même largeur qu’eux-mêmes. Aux environs de l’onverture, on distingue de petits plis transverses qui croisent les cordons, puis un anneau assez large, assez proéminent, bien arrondi, qui entoure toute la coquille; au delà de l’anneau se trouve un petit rebord servant de lèvre à l'ouverture. Celle-ci s'ouvre sur un plan qui est, à peu de chose près, celui de
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l'axe, et n’est, pour ainsi dire, nullement contractée. Le Seplum est mamelonné, un peu ongulé, en ce sens que son sommet, très-obtus, se trouve situé sur le côté droit ; son bord latéral est convexe.
9. Cæcum crava (pl. HE, fig. 3).
C. testa elongata, conica, nitida; costellis subacute ro- tundatis, primum mediocriter impressis, mox aperturam versus valde prominentibus, leviter contortis vel obliquis, longitudinaliter ornata, striis obsoletis, annularibus, me- dio evanidis transversim decussata; interstitiis latis, paululum concavis; aperturam versus valde inflata, sub-
sphærica; apertura valde declivi, contracta, marginata;
septo mucronato, prominente, apice obtuso; marginibus laterali et dorsali concavis. Operculum ? — Long. 0,002, diam. 0,0003-0,0005.
Hab. Guadeloupe.
Cette espèce s'écarte des formes ordinaires d’une façon remarquable. De forme allongée, d’abord co- nique, elle s'enfle démesurément aux environs de lPou- verture, de manière à donner à la coquille l'apparence d’une petite massue. Elle est diaphane, assez brillante, et ornée de côtes longitudinales, un peu obliques et légère- mentarrondies à leur partie saillante.Ces côtessontséparées par des intervalles assez larges et quelque peu concaves. D'abord peu proéminentes, elles deviennent de plus en plus saillantes, principalement sur la partie renflée, aux abords de l'ouverture, puis elles se perdent sur le rebord de celle-ci. Des stries transverses, en forme d’anneaux, croisent les côtes à intervalles inégaux : elles disparaissent à peu près complétement sur le milieu de la coquille pour revenir, en s'élargissant, dans le voisinage de la partie
dur Ru bombée. Le plan de l'ouverture est oblique, non-seulement par rapport à l'axe, mais aussi suivant le sens naturel iles côtes. Cette particularité et l’obliquité des côtes donnent à la coquille une légère apparence contournée. L'ouverture est contractée, entourée d’un petit rebord. Le septum est mucroné, mais non aigu : son sommet est un peu tourné vers le côté droit. Le bord latéral et le bord dorsal sont concayes.
10. Cæcum miriricum (pl. HE, fig. 7).
C. testa (quoad genus) magna, valde elongata, cylindri- ca, nitidissima, primum lirulis parum impressis, subro- tundatis, regulariter distantibus, longitudinaliter ornata; interstitiis latis, transversim minutissime striatis; dein aperluram versus, annulis validis paucis, acutis cincta ; annulis lirulas superantibus; apertura haud tumida, pau- lulum declivi, leviter contracta, marginata; septo mamil- lato, granuloso, prominente ; apice obtuso, dextrorsum silo; margine laterali valde convexo. Operculum ?—Long. 0,003, diam. 0,0006.
Hab. San Miquel oceani Pacificr.
Cette espèce est allongée, cylindrique, cristalline, bril- lante et du plus charmant aspect. Elle rappelle assez bien le C. mirabile. Elle est ornée de petites côtes longitudinales peu saillantes, arrondies sur leur partie culminante. Ces côtes sont à peu près également distantes : les intervalles qui les séparent sont assez larges. Elles sont croisées trans- versalement de fines stries qui, peu à peu, deviennent plus prononcées, et, vers le dernier tiers de la coquille, prennent déjà l'apparence d’anneaux faiblement accusés. Près de l’ouverture, ces anneaux, au nombre de quatre ou cinq, sont franchement prononcés et assez saillants, ce qui mo- difie sensiblement l’aspect de la coquille. Tls croisent les
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côtes sans qu'il en résulte, toutefois, un épaississement notable. L'ouverture se développe sur un plan presque pareil à celui de l'axe, sans être contractéc. Elle est en- tourée d’un petit rebord. Le septum est très-mamelonné; cependant son sommet se trouve sur le bord droit, ce qui lui donne une certaine apparence ongulée. [l est granu- leux et son profil est très-convexe.
Nous devons cette espèce, bien certainement une des plus remarquables du genre, aux recherches du capitaine Despointes, commandant le Bougainville, de Bordeaux, qui à bien voulu recueillir pour nous quelques coquilles intéressantes, pendant son dernier voyage dans l'océan Pacifique.
11. BrocnixA Somert (pl. IL, fig. 2).
B. tesiuelongata, conica, lœvis, fere opaca, albidu; aper- tura haud declivi, haud contracta, margine simplice, pa- rum reflexo ; septo valde extenso, ad apicem mamillato; marginibus infero et dorsali rectis, laterali convexo. Operculum ? — Long. 0,0023, diam. 0,0004-0,0006.
ab. Pernambouc Brasilice.
C’est à l’obligeance de M. de Somer, commandant d’un des paquebots de la ligne du Brésil, que nous devons les précieux éléments de recherches puisés sur les rades de Saint-Vincent (îles du cap Vert), de Pernambouc, Bahia et Rio-Janeiro, parmi lesquels nous avons rencontré cette espèce de Brochina que nous lui dédions, nous estimant heureux de pouvoir lui donner ce témoignage public de nos sentiments de gratitude et de sympathie. Cette coquille est allongée, conique, lisse, presque opaque et d’un blanc mat. L'ouverture se trouve sur un plan normal à l'axe, sans épaississement, sans contraction. Son bord est simple,
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il s’évase un peu, et, en se réfléchissant au dehors, il pro- duit un petit sinus sur la partie de la surface qui avoisine l'ouverture. Le septum est on ne peut plus remarquable : c’est en quelque sorte une reprise du Brochina au second âge, qui se terminerait au sommet par une partie convexe, mamelonnée. Ce qui donne trois lignes à considérer au profil du sepfum, un bord inférieur et un dorsal qui tous deux sont droits, et le bord latéral qui est convexe.
12. BrocHINA AcHIRONA (pl. IL, fig. 1).
B. tesia (quoad genus) solidiuscula, subconica, leviter arcuata, flavescens, nitida, transversim minulissime striata; aperturam versus subinflata, albida ; apertura paululum declivi, inferne subcontracta; septo magno, ma- millato, subungulato; apice dorsum versus sito; margine laterali leviter convexo, dorsali recto. Operculum leviter conveæum, bimarginatum, anfr. 10, apice prominulo, dis- coideo. — Long. 0,0026, diam. 0,0004-0,0007.
Hab. Bahia Brasiliæ.
Cette belle espèce est légèrement recourbée, un peu conique, diaphane et très-brillante. Elle est teintée en jaune-verdâtre sur presque toute sa longueur, et ce n’est qu'aux environs de l'ouverture que cette coloration dispa- raît en se fondant dans une nuance vitrée légèrement blanchâtre. Elle est marquée, sur presque toute sa super- ficie, de stries transverses très-fines et presque impercep- tibles. Aux environs de l'ouverture, le diamètre se rétrécit un peu : c'est surtout sur la partie inférieure de la coquille que ce rétrécissement est plus sensible. L'ouverture subit ainsi une légère contraction : elle se trouve sur un plan à peu près normal à l'axe. Le septum est grand et mame- lonné. Son sommet est un peu ongulé et légèrement incliné
po vers le côté droit. Son bord latéral est convexe : le bord dorsal est droit. L'opercule est légèrement convexe, assez épais el divisé en deux parties par un sillon bien pro- noncé : il compte dix tours de spire : son sommet est proéminent et discoide. L. DE F.
æs=— —
Descriplion d'un Æelix de la Nouveïlle-Calédonie,
PAR H. CROSSE ET E. MARIE.
Herix Viriccarpt (pl. IV, fig. 5).
T. vix subrimata, orbiculato-conveæa, striata, brunneo- castanea, maculis albis seu albido-roseis, in vicinio sutu- ræ latis, subreqularibus, dein minoribus, fleæuosis, ful- quratis variegata; spira elevaia, apice obtuso, castaneo, sublævi; sulura impressa; anfr. 6 conveæi, lente et requla- riter accrescentes, valide et suboblique striati, primi (apice excluso) pallidi, ultimus obtusissime carinatus, non descendens, striis magis confertis a penultimo discre- pans, sublus viæ convexæus, pone columellam albidus; aper- tura depressa, lunato-quadrangularis ; peristoma rectum, margine supero simplice, antrorsum arcuato, nigro lim- buto, basali incrassato, cœæruleo-albicante, intus callum latumusque ad insertionem emittente, columellari brevis- simo. — Diam. may. 14, min. 19 1/2, alt. 8; apert. lat. 64/2, alt. 5 mull. (Coll. Crosse.)
Var. B subdepressa, paulo minor, spira minus elevata. — Diam. maj. 121/2, min. M A/2, alt. 6 1/2 mill.
Hab. In summo monte « Mou » dicto, Novæ Caledoniæ.
ee OT 2e Coquille munie d’une fente ombilicale très-étroile, or- biculaire, convexe, striée, présentant, sur un fond d’un brun marron, un système de taches d’un blanc plus ou moins rosé, larges et assez régulièrement espacées à la par- tie supérieure des tours, puis devenant plus étroites, flexueuses et se prolongeant en zigzags sur le dernier tour. La spire est élevée et se termine par un sommet obtus, presque lisse et brunâtre. La suture est bien marquée. Les tours, au nombre de 6, sont convexes et s’accroissent peu à peu d’une facon régulière : ils portent des stries fortes, presque lamelleuses et légèrement obliques : les premiers (abstraction faite du sommet) sont d’un ton beaucoup plus clair que le reste de la coquille ; le dernier, non descendant et pourvu d’une carène très-obtuse et à peine sensible, possède des stries plus serrées et plus nombreuses que celles da tour précédent, et conserve encore, surtout dans le voisinage du bord droit, quelques vestiges d’un épiderme qui paraît très-caduc : il est à peine convexe du côté de la base et présente, dans la partie située immédia- tement en arrière de la columelle, une coloration blan- châtre qui tranche sur le fond marron. L'ouverture est dé- primée, plus large que haute et presque quadrangulaire. Le péristome est droit, le bord supérieur simple, arqué en avant et noirâtre à son limbe extrème, le bord columellaire très-court et blanchâtre : le bord basal également blan- châtre est épais et donne naissance à l’intérieur de l'ou- verture à un fort bourrelet d'un blanc bleuâtre qui se pro- longe en s’atténuant jusqu’à l'insertion du bord droit. — Le plus grand diamètre de la coquille est de 14 milli- mètres, le plus petit est de 12 1/2, la hauteur de 8; l’ou- verture à 6 millimètres 1/2 de largeur sur 5 de hau- teur. Il a été recueilli une variété un peu plus petite et à spire
LUE | proportionnellement moins élevée, mais d’ailleurs présen- tant les caractères de la forme typique.
L'animal est noir à la partie dorsale, d’un rose violacé sur les côtés et brunâtre à la partie postérieure, qui devient de plus en plus claire : le dessous du pied est uniformé- ment d’un rose violacé clair.
Cette intéressante espèce a été recueillie au sommet du mont Mou, à 1,219 mètres au-dessus du niveau de la mer (tribu de Saint-Vincent, à 45 lieues environ au N. 0. de Nouméa), par M. Vieillard, chirargien de la marine et botaniste distingué, qui a également trouvé, sur ce point, l’'Helix Lifouana, Montrouzier. Nous nous faisons un plai- sir de la dédier au savant naturaliste qui l’a découverte. Dans les Helices néo-calédoniennes actuellement connues, nous ne voyons guère que l’Helix Lombardeaui, Montrou- zier (1), qui se rapproche de notre espèce par le système de coloration de la spire et par ses fortes stries ; mais l'/7. Vieillardi se distingue facilement par sa spire élevée, ses tours convexes , ses stries proportionnellement moins fortes, sa forme turbinée et non pas globuleuse, son ouver- ture plus large que haute, et enfin par l'absence des deux lamelles palatales blanches, dirigées dans le sens des tours et situées à l’intérieur de l'ouverture, qui caractérisent l’autre espèce. H. C. et E. M.
{1} Journal de Conchyliologie, vol. VII, p. 206, pl. xi, fig. 6.
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Diagnoses d'espèces inédites de là Nouvelle- Calédonie. — VIT article =
PAR J. B. GASSIES.
1. HExIx oPpAOANA, Gassies.
T. late umbilicata, depressa, obtuse carinata, oblique et concentrice striata, corneo-rufescens; apice nitido; su- tura mediocri; anfr. 6 regulariter accrescentes, ultimus depressus; umbilicus latus, elevatus, valide carinatus; apertura obliqua, subdepressa, semiovata; peristoma sim- pleæ. — Diam. 5, alt. 21/2 mil.
Hab. Insula Art, Novæ Caledonicæ (M. Montrouzier); Ba- lade (M. Magen).
Cette petite espèce se rapproche de notre 21. rusticula pour la partie supérieure du test, et des 7. Montrouzieri et J1. Cabrili pour la partie inférieure. La carène ombi- licale est élevée et crispée comme dans ces deux dernières espèces. Opao paraissant être le nom indigène de Ja Nouvelle Calédonie, nous l’appliquons à notre espèce.
2, MELAMPUS MoRoOSUS, Gassies.
T. imperforata, conico-oblonga, solida, rufo-castanea, longitudinaliter et irregulariter strigata ; spira acumina- La; anfr. 6-7, ultimus 2/3 longitudinis æquans, superiores planati; apice obtusulo; sutura linearis, luteo-pallida, sublacera; apertura angusta, superne angulato-fleæuosa, basiovata,intus albo-cinerea, plicis 3,2 parietalibus, supe-
riore minuta, inferiore majore, horizontuli, À columellari ;
= QD
peristoma subincrassatum, brunneum: denticulo À horizon- talr, albo. — Diam. 5-6 mill., alt. 12; apert. 7 longa, 2 lata.
Hab. Insulu Art, Novæ Caledoniæ (M. Montrouzier).
9. MELAMPUS CINEREUS, Gassies.
T. imperforata, ovato-oblonga, nitida, cinerea vel vio- lacea, ad suturam fasciata, lutea, medio trifasciata luteo- pallescens, longitudinaliter striata, ad carinam transver- se sulcata, spira sublanceolata, anfr. "7-8, ultimus 2/3 lon- gitudinis æquans, superne acutus, liratus, apice elevato ; sutura depressa, lacerata; apertura angusta, superne an- gulata, basi ovato-expansa, patula, intus nitido-brunnes- cens, plicis 6, 5 parietalibus, supera et media horizontali- bus, inferiore descendente , | columellari ascendente, patula, crassa; peristoma subpatulum, subflexuosum, brunnescens, denticulis 8-9 2rregularibus, munitum, album, incrassatum. — Diam. 5 mill., alt. 10; apert. 6 longa, 2 ad basin lata.
Hab. Insula Art, Novæ Caledoniæ (M. Montrouzier).
4. MELAMPUS sorpipus, Gassies.
T.imperforata,ovato-conica,nilida, sordide decorticata, longitudinaliter striata, circumreticulata, pallide cornea, fasciis 5 brunneis irregulariter ornata; spira brevissima, obtusa, anfr. k-5, ultimus 7-8 longitudinis æquans, spira erosa, apice truncato; sutura impressa, Sublacerata; aper- tura angusta, basi rotundato-obliqua, intus luteo-brunnes- cens; plicis T(1); 6 parielalibus parvis; maxima descen- dente, ad 2[3 longitudinis sita; columellarri ascendente, patula; peristoma simplex, luteo-album vel brunnes-
(4) Souvent ces plis se réunissent en une forte dent trifide.
a 160 cens, intus denticulis irregularibus 5-6 albis munitum. — Diam.'7 mall., alt. 22; apert. 9 longa, 2 lata.
Hab. In Nova Caledonia (M. de Folin).
9. MELAMPUS CASSIDULUS, Gassies.
T. imperforata, ovato-conica, nitida, longitudinaliter striata, fusco-lutea; anfr. ultimus fasciis 6, brunneo-vio- laceis ornalus, sub epidermide tenui, lutea; spira medio- cri, conica; anfr. 5-6 (ultimus 3/4 longitudinis æquans), superne erosi, apice obluse truncato; sutura depressa, medio constricta, sublacerata; apertura angusto-ovalis, superne angulata, inferne rotundata; intus violacea, pli- cis 2; À parietali majore, descendente, cum carina cir- cumumbilicali juncta; À columellari, mediocri, ascen- dente; columella fere callosa; peristoma subpatulum, violaceum, fleæuosum, medio sinuato-denticulatum. — Diam. 5 mill., alt. 8; apert. 5 longa, A A/2 lata.
Hab. In Nova Caledonia (M. Deshayes).
6. HYDROGENA PYGMÆA, Gassies.
T. imperforata, conica, tenuis, brunneo-rufa, unicolor, nitida, translucida, minutissime striatula, anfr. 5-6 sen- sim accrescentes, Subrotundati, sutura mediocris ; anfr. ultimus ventrosus, non carinatus, vix 2/3 longitudinis æquans, umbilico obstructo; apertura ovato-rotundata, parum obliqua ; columella fulva, nitida, vix callosa, non continua; peristoma subincrassatum, intus brunneo-niti- dum. Operculum? — Long. 21/2 mill., diam. 11/2.
Hab. Insula Art, Novæ Culedoniæ (M. Montrouzier).
J. B. G.
— 64 — Descriptions d'espèces nouvelles,
PAR H. CROSSE.
A
1. Cassis Coronanot (pl. V'et VE, fig. 1).
T. obtecte nec profunde perforata, globoso-subovata, ventricosa, haud erassa, cassidariæformis, nusquam vari- cosa, pallide cinnamomea, ferrugineo colore plus minusve tincta; spira mediocriterelevata;suturaimpressa; anfr.8, primi 2 embryonales læves, albi, sequentes spiraliter sul- cato-striali, cingulo prominulo tuberculorum distantium coronati, ultimus inflatus, cingulis 5 ornatus leviter pro minentibus, primo et secundo (a sutura) in tota superficie tuberculis raris coronatis, tertio et quarto minus nodosis, quinto mutico, vixæ conspicuo, sulco basali profundo, sub- lævi impressus; apertura (quoad genus) satis ampla, elon- gato-piriformis; peristoma album, margine columellari eæpanso, perforationem laminatim superante nec occul- tante, intus rugato-plicato, externo late reflexo, ad lim- bum subfleæuoso, fere usque ad cingulum anfractus penul- timi ascendente, intus porcellaneo, hic et illic obsoletissime subdenticulato ; canali brevissimo, subito recurvo, dorso applicato. — Long. 99, dium. maj. 85 mul.
Hab. Matanzas insulæ Cubæ (coll. Coronado).
Coquille munie d’une perforation ombilicale peu pro- fonde, de forme ovale-globuleuse, ventrue, peu épaisse, dépourvue de varices et présentant l'apparence d'un gi- gantesque Cassidaria, lant par son aspect général que par sa coloration d'un ton cannelle clair, auquel se substi-
tuent, par endroits, des parties d'un roux ferrugineux, rappelant ce que l’on remarque parfois sur certains Cassi- daria echinophora de la Méditerranée. La spire est médio- crement élevée, la sutare marquée. Les tours sont au nombre de 8 : les deux premiers, qui forment la partie embryonnaire de la coquille, sont lisses et blancs ; les sui- vants, sillonnés de fortes stries spirales, présentent en outre une ceinture saillante de tubercules éloignés les uns des autres. Le dernier tour, beaucoup plus grand que la spire, est renflé, sillonné comme les précédents, et porte > bandes ou ceintures légèrement saillantes, dont la pre- mière et la seconde {en partant de la suture) possèdent des tubercules assez forts placés de distance en distance sur toute leur superficie : ces tubercules deviennent de moins en moins nombreux sur la troisième et la quatrième, et disparaissent tout à fait sur la cinquième, qui est peu marquée. Le dernier tour présente en outre, à l'extrémité de sa partie basale, un sillon profond, presque lisse et de couleur claire, qui rappelle celui du Cassis sulcosa de la Méditerranée. L'ouverture, assez grande pour le genre, est allongée et piriforme. Le péristome est blanc : le bord columellaire, largement étalé, forme une lamelle qui dé- passe la perforation ombilicale, sans la détruire toutefois, et porte des plis rugueux sur sa partie interne. Le bord externe, largement réfléchi et légèrement flexueux à son limbe extrème, remonte, au point d'insertion, presque jusqu’à la couronne de tubercules de l’avant-dernier tour : il est, à l'intérieur, comme le reste de l’ouverture, d’un beau blanc de porcelaine et présente çà et là des denticu- lations très-obsolètes et peu sensibles. Le canal est très- court et se recourbe brusquement en formant une échan- crure, pour venir s'appliquer sur la partie dorsale, comme dans toutes les espèces du genre Cassis. — La longueur
o
2 66e.
totale de la coquille est de 99 millimètres et son plus grand diamètre de 85.
L’unique échantillon que nous connaissions de cette belle espèce a été recueilli à Matanzas (Cuba). Elle fait par- tie de la collection de M. le docteur Coronado, de Barce- lonne, qui a bien voulu nous confier le soin de la décrire, et auquel nous nous faisons un plaisir de la dédier. C’est une coquille des plus remarquables, qui, se rattachant aux Cassis par la forme de son canal et aux Cassidaria par son aspect général et sa coloration, vient prouver combien est étroite la ligne de démarcation qui sépare ces deux genres au point de vue conchyliologique.
2, Conus BLANFORDIANUS (pl. IL, fig. 4).
T. ovato-piriformis, subinflata, parum crassa, alba, castaneo subregulariter maculatu; spira subplanata, medio elevata, prominula; sutura impressa, leviter marginata ; anfr. 10-101/2, primi 5 immaculati, albi, acuminati, se- quentes subplanali, spiraliter sulcato-striati, flammis castaneis, latrusculis transversim notati, ultimus spira mullo major, subcarinatus, ad insertionem mediocriter emarginalus, maculis castaneis serialim dispositrs et ple- rumque Subquadratis ornatus, e carina ad partem inferam lœvis, versus basin sulcis validis, distantibus spiraliter impressus; apertura imprimis ad basin latiuscula, intus alba; basi et columella albis, immaculatis; margine exter- no tenut, acuto, ad limbum castaneo notato. — Long. 36, diam. maj. 19 mill.
Hab.?
Coquille ovale-piriforme, légèrement renflée, peu épaisse et blanche avec des taches d’un brun marron assez régulièrement disposées. La spire n’est bien saillante et
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un peu élevée que vers sa partie médiane : la suture est marquée et légèrement bordée. Les tours sont au nombre de 10 à 101/2 : les 5 premiers sont acuminés et d’un blanc uniforme ; les suivants, de plus en plus aplatis, sont fortement striés dans le sens de la spire et marqués trans- versalement de flammules assez larges d’un brun marron ; le dernier, beaucoup plus grand que la spire, est légère- ment caréné, faiblement échancré au point d'insertion et orné d'une grande quantité de petites taches d’un brun marron, disposées par séries dans le sens de Ja spire, et toutes plus ou moins régulièrement quadrangulaires. De la carène au tiers inférieur de la coquille, il est lisse; mais vers la base il est marqué, dans le sens de la spire, de sillons espacés et assez fortement prononcés. L'ouver- ture, relativement assez large, surtout vers la base, est blanche à l’intérieur : la base de la coquille et la columelle sont également d'un blanc uniforme. Le bord externe est mince, tranchant et marqué, à son limbe extrême, de taches brunes que l’on aperçoit par transparence. — La longueur totale de la coquille est de 56 millimètres, son plus grand diamètre de 49.
Nous ignorons la provenance de cette espèce, qui nous a été communiquée par M. G. Sowerby, de Londres, en même temps qu'une variété un peu plus grande (58 mill. de longueur sur un maximum de diamètre de 21) et pro- portionnellement plus large. Elle a de grands rapports avec le Conus Nisus, Chemnitz (C. stramineus de Lamarck et C. alveolus de Sowerby). Elle s’en distingue par sa spire acuminée seulement à la partie médiane, et presque plane ensuite, par le fond de sa coloration qui est d’un beau blanc de lait, et non d'un blanc jaunâtre, plus ou moins sale, comme dans l’autre espèce; par ses {aches qui sont d’un brun plus foncé, plus petites ct plus régulièrement
68 disposées, par son test un peu plus mince et par son ou- verture qui est plus large à sa partie basale, et blanche.
Nous nous faisons un plaisir de la dédier à un de nos honorables corespondants, M. W. T. Blanford, attaché au Geological Survey de l'Inde, aux recherches duquel on doitla connaissance d’un grand nombre d'espèces terrestres et fluviatiles, nouvelles pour la science et du plus grand intérêt. HG
Descriplion d'espèces nouvelles de coquilles ter-
reséres Cl fluviatiles américaines,
PAR À. BroT, D. M.
4. LITHOGLYPHUS TRICOSTATUS (pl. I, fig. 4).
T. globoso-turbinata, solida, lævigata, epidermide fusco- olivaceo induta; spira integra, brevis, acutiuscula; anfr. 4-4 1/2, convexi, ultimus costis spiralibus tribus ornatus, umbilicus nullus; regio umbilicalis impressa, angulatim circumscripla; apertura perobliqua, superne obtuse angu- lata, ætate incrassato-coarctata ; peristoma continuum. Operculum ovatum, tenue, corneum, unispiralum; nucleo basali, submarginali, sinistro. — Alt. 6, lat. 5 3/k mall.; apert. diam. max. k, min. 31/2 mill. (extus).
Hab. L'Uruguay, province d'Entre-Rios, dans les par- ties les plus profondes du fleuve, accessibles seulement à l’époque des plus basses eaux (Claraz).
Petite coquille de forme globuleuse, assez épaisse, ornée
_—
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sur le dernier tour de trois côtes spirales placées l’une à la base du tour, une autre un peu au-dessous de la suture, et une troisième intermédiaire plus rapprochée de la côte supérieure. Cette dernière ne se développe en général qu'à partir de la seconde moitié du dernier tour, de sorte qu’elle est peu ou pas visible quand on regarde la cequille du côté de l'ouverture. La côte inférieure fait paraître la base du dernier tour aplatie. Le L. tricostatus est voisin du L. Buschü, Dunker, et peut-être aussi du L. {Paludes- trina) peristomala, Œ'Orbigny, que je n’ai jamais vus, mais qui habitent à peu près les mêmes parages. IT serait même possibie qu'on dûüt considérer ces trois espèces comme des variations locales d’un même type qui serait tantôt lisse, tantôt orné de côtes plus ou moins nom- breuses. Elles seraient ainsi, au point de vue de leur valeur spécifique, tout à fait comparables aux Melanopsis Dufou- ri et Graellsii où aux Neritina Valentina et Velascoi d’Espagne, dont le caractère distinctif consiste également dans l’absence ou la présence de côtes spirales plus ou moins marquées. Les échantillons assez nombreux que j'ai eus entre les mains étaient tous semblables entre eux, et je n’ai point observé de passage aux espèces voisines. Il est à remarquer que M. Claraz, qui a recueilli cette es- pèce, fait, à propos de son habitat, exactement la même observation que d'Orbigny pour son P. peristomata, c’est- à-dire qu'on ne peut se la procurer que pendant la saison des plus basses eaux, parce qu’elle habite les parties les plus profondes du fleuve.
2. Lirnoczypaus conicus (pl. I, fig. 5).
T.conica, lœvigatu, sohida, fusco-olivacea; spira conica, acuta; anfr. 41/2, conveæi, ultimus basi angulatus, infra planulatus; umbilicus nullus; regio umbilicalis impressu,
ca RD mue angulatim circumscripta; apertura perobliqua, superne obtuse angulata, œætate incrassata et coarctata; peristoma continuum. Operculum tenue, corneum, subspiratum, nu- cleo basali submarginali sinistro. — Alt. 41/2, lat. 31/2 mill.; apert. diam. max. 21/2, min. 2 (extus).
Hub. Cum præcedente.
Cette espèce se distingue de la précédente par sa petite taille, sa forme conique élevée et l’absence de côtes spi- rales. Au premier abord je l'avais prise pour le jeune âge du L. tricostatus, mais l’épaississement du péristome et le nombre des tours de spire semblent annoncer une coquille adulte. Je n’ai d’ailleurs trouvé, dans l’envoi de M. Claraz, aucun individu qui me parüt établir un passage graduel entre les deux formes. Un échantillon, que j'ai cherché à nettoyer avec une faible solution de potasse, présente sur le dernier tour un dessin zébré très-régulier, formé de lignes foncées obliques, parallèles aux stries d’accroisse- ment. Je crois que cette coloration n’est qu'accidentelle et due à ce que l'épiderme est plus solide ou plus tenace dans certaines parties de la coquille correspondant à des péristomes antérieurement formés, et qu'il a résisté à la brosse tandis qu'il était enlevé dans les intervalles.
5. VITRINA SUMICHRASTI (pl. IV, fig. 2).
T. auriformis, depressa, diaphana, fusculo-cornea, læ- vigata, nitidissima; striis incrementi crebris parum con- spicuis; anfr. 21/2 celeriter crescentes, ultimus maximus, defleæus, superne antrorsum dilatatus; spira vix promi- nula; sutura distincta; apertura ampla, subcircularis; columella late albo-limbata, subincrassata. — Alt. 6 1/2, diam. maæ. 12, min. 9 1/2 mill.; apert. diam. max. 81/2, min. 81/4 maull.
Hab. Mexique (Sumichrast).
AE
Cette Vitrine se distingue des autres espèces que je
connais par l’épaississement de sa région columellaire et
sa coloralion d'un blanc d'émail opaque, qui tranche
brusquement sur la couleur cornée et la transparence du reste de la coquille. A. B.
Description d'espèces terrestres nouvelles de la République de l'Equateur,
PAR J. GONZALEZ HIDALGO.
1. Hezix Amort (pl. I, fig. 5).
T. maxima, anguste et profunde wmbilicata, solidiuscu- la, orbiculato-depressa, irregulariter striata, castanea, prope umbilicum albida, supra fasciis 2 latiusculis (altera suturali, altera peripherica supra carinam) strigis albidis castaneisque arliculatis, infra lineis multis concentricis inæqualibus maculis sagittiformibus albidis castaneisque
_alternatis ornata; spira conveæa, parum elevata, apice obtusa; anfr. 412 convexi, ad suturam planiusculi, requ- lariter accrescentes, ultimus obtuse carinatus, antice sub- teres,non descendens, supra declivis, infra valde conveæus; apertura late lunaris, perist. album, reflexum, margine basali regulariter arcuato, columellari dilatato, umbili- cum semioccultante. — Diam. maj. 83, min. 63, alt. 40, umbil. 6 maill. (Coll. Paz et Hidalgo).
Hab. Tena Reipublicæ Æquatoris (Martinez).
Cette magnifique espèce est bien distincte de touies les espèces du mème groupe que nous connaissons, telles que les H, pelhis-serpentis, magmifica, etc., par sa taille et par
Kyo CRC
d’autres caractères encorc. Ses stries longitudinales sont très-irrégulières et moins marquées vers la base de la coquille. Les lignes les plus voisines de lombilic sont petites et se réduisent à des séries de petites pointes de couleur marron. L'ouverture est d’un blanc bleuâtre à l’intérieur. L’exemplaire de la collection de M. Paz est encore plus grand que l'individu figuré : son diamètre est de 7 ou 8 millimètres plus grand.
Je donne à cette espèce le nom de M. Fernando Amor, attaché comme naturaliste à l'expédition scientifique espa- gnole de l'Amérique du Sud, et qui mourut dans le cours du voyage, en Californie, victime de son zèle pour la science, el à la suite d’une maladie dont il avait été atteint dans le désert d’Alacama (Bolivie).
2. BuLimus JUNGAIRINOI (pl. IV, fig. 4).
T. imperforatu, ovato-oblonga, solida, rugis tenuibus longitudinalibus irregularibus ornuta; sub epidermide vi- vide luteo-viridi, albido-cinerea, fusco trifasciata; fascicæ inœæquales, prima angusta, secunda lata, tertia latissima, omnes lineis angustis, albis, undulosis vel fulguratis lon- gitudinalibus interruptæ; spira elongato-conica, obtusa ; sutura linearis, albida; anfr. 6 convexiusculi, duo primi minutlissime punctati, ullimus spiram subæquans ; colu- mella plicato-torta ; apertura subverticalis, elliptico- oblonga, intus cærulescenti-albida, margine intense nigro- purpurea; perist. subincrassatum, breviter expansum, exlus purpureum, marginibus callo nitido tenui junctis. — Long. 64, lat. 29 mall. Apert. intus 32 maill. longa, 17 lata. (Coll. Paz, Hiaalgo et Crosse.)
Var. major, carnea, apice rosea. — Long. Ti, lai. 32 mill. (Coll. Paz.)
Hab. Quito.
AR Rue
Jene connais que le Bulimus Kellettii, Reeve, qui parait être également une espèce de l'Équateur avec lequel on puisse confondre mon espèce, mais ces deux formes spéci- fiques, bien que voisines, présentent des différences con- stantes.
Le B. Kellett présente 4 zones spirales peu larges, sensiblement égales, et dont la dernière est assez éloignée de la base de la coquille. Ses lignes flexueuses longitudi- nales sont plus nombreuses et coupent les zones en petites parties carrées, plus ou moins irrégulières. La coloration de louverture est d’un violet pourpré; la forme générale est plus ovale, la columelle plus grosse et plus fortement tordue, le péristome plus réfléchi. Enfin la suture destours offre des crénelures particulières (suturis subplicalo-cre- nulatis, dit Reeve), bien visibles dans la figure.
Le B. Jungairinoi présente 5 zones /rès-inégales, la première étroite, la seconde plus développée, la troisième très-large, arrivant jusqu'à la base de la coquille. Ses lignes flexueuses longitudinales sont moins nombreuses et coupent les zones de manière à former des espaces plus grands et lrès-vrréquliers. La coloration de l'ouverture est d’un noir de sang. La forme générale est plus allongée et la suture n’est nullement plissée ni crénelée. Je dois faire observer enfin que j'ai eu sous les yeux 10 individus de mon espèce et que les caractères exposés plus haut sont constants.
Je donne à cette espèce le nom de mou ami, M. E. Jun- gairino, de Madrid, qui s'occupe avec succès d’études conchyliologiques et auquel je dois la connaissance d'un certain nombre d’espèces de l'ile Mindanao. G. H.
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Description d’un genre nouveau de la famille des Fissureilidæ,
PAR H. CROSSE.
Dans un envoi de Mollusques marins des côtes de Madère, qui nous a été fait récemment par M. le baron do Castello de Paiva, nous avons distingué tout d’abord une forme de coquille remarquable, appartenant à la famille des Fissu- rellidæ, et se rapprochant des Emarginula plus que de tout autre genre, mais néanmoins présentant quelques caractères particuliers qui nous ont engagé à proposer pour elle un groupe à part.
G. SEMPERIA.
T. conica, apice postice recurvo, antlice fissa, fissuræ forma inter Rimulam, Emarginulam, Subemarginulam et Clypidinam media; in statu juvenili omnino emarginulæ- formis, in adulto fissura extus ad limbum marginis antici obliterata, rimulæformi, intus in canalem parviusculum
desinente insignis.
Coquille conique, à sommet recourbé en arrière, et pré- sentant, à sa partie antérieure, une fissure dont la forme participe à la fois aux divers caractères qui ont motivé l'établissement des genres ou sous-genres Rimula, Emar- ginula, Subemarginula et Clypidina. A l’état jeune, la coquille offre tout à fait l'aspect d’un véritable Emargi- nula, si ce n’est que sa fissure est un peu plus allongée que celle de la plupart de ses congénères.
Cet état paraît se prolonger jusqu’à ce que la coquille
se, rh
soit arrivée à sa taille définitive. C’est alors que se mani- feste un premier changement. Les deux côtés de la fissure se rapprochent l'un de l’autre, dans le voisinage du bord externe : leur point de contact s'opère au limbe extrème, où ils finissent par se souder.
A l’état complétement adulte, la soudure remonte suf- fisamment pour arriver à oblitérer extérieurement plus de la moitié de la fente, et à ne laisser ouvert qu'un trou de forme oblongue-allongée, très-voisin de celui des Rimula : à l’intérieur, l'oblitération ne s'opère point de la même façon , et la fissure se termine par une petite gouttière, qui se prolonge jusqu’au bord et qui ressemble à celle des Subemarginula et des Clypidina.
Cette curieuse combinaison de caractères prouve une fois de plus combien sont étroits les liens qui rattachent les uns aux autres les différents groupes de la nombreuse famille des Fissurelhidæ, et combien sont nombreux les passages qui existent entre ces diverses formes génériques, depuis les Fissurella de grande taille et les Macrochisma jusqu'aux Parmophorus et aux Zeidora. On serait volon- tiers tenté de réunir tous ces genres en un seul, si l'on ne considérait que les points de contact qui les relient les uns aux autres par une dégradation en quelque sorte insen- sible : mais, en les examinant de près, on arrive à dégager des caractères différentiels suffisants pour justifier la plu- ralité des coupes génériques.
Nous donnons à notre nouveau genre le nom d’un de nos Collaborateurs les plus distingués, M. 0. Semper, d'Altona, connu par d’estimables travaux malacologiques et paléontologiques. Deux espèces, déjà antérieurement connues , nous paraissent devoir y être comprises.
76 2 Catalogue des espèces du g. SEMFERIA.
4. SEMPERIA PAIVANA (pl. IL, fig. 2).
T. ovata, elevato-conica, crassiuscula, vix translucidu, costis longitudinalibus numerosis, subplanis, æqualibus, striatis, et lineis concentricis validis sed parum prominu- lis clathrata, livide cinereo vel roseo-albida; apice elevato, versus marginem posticum recurvo, parum declivi, fissura elongata, oblonga, ad marginem anticum (in adultis spe- ciminibus) coarctata, mox omnino clausa, intus in canalem breviusculum desinens; pagina interna cicatricula muscu- lari valida impressa ; aperturæ margine denticulato. — Long. 9, lat. T, alt. 6/2 maüll.
Hab. In mari littus Maderense alluente. (Coll. Grosse et de Paiva.)
Coquille ovale en dessous, élevée et conique en dessus, assez épaisse, à peine translucide, sillonnée de côtes ion- gitudinales nombreuses, presque planes, sensiblement égales entre elles et striées, que viennent couper à angle droit des lignes concentriques fortement accusées bien que peu saillantes : ces lignes sont plus fines et plus nom- breuses chez les individus jeunes. Sa coloration est d’un blanc cendré qui tourne parfois au rose violacé. Le som- met se recourbe du côté du bord postérieur, mais sans trop s’incliner. La fissure est allongée, oblongue et rimu- liforme à l'extérieur : à l’intérieur, elle se prolonge en forme de gouttière jusqu’au bord antérieur. Le côté in- terne est blanchâtre et présente une impression muscu- laire fortement accusée et semblable à celle des Emargi- nula. Le bord de l'ouverture est dentelé. — La longueur totale de Ja coquille est de 9 millimètres, sa plus grande largeur de 7, sa hauteur de 6 1/2.
LL
AU, 17 ME
Cette espèce habite les eaux de l'archipel de Madère. Nous pensons que c’est une des £marginules que M. Mac. Andrew a recueillies dans cette partie de lAtlantique et qu'il indique comme probablement nouvelles (1). Parmi les formes actuellement connues de la Faune contempo- raine, nous ne connaissons que l’Emarginula emendata, Sowerby, dont on puisse la rapprocher. Nous donnons à cette forme intéressante, qui vient enrichir la faune ma- rine, si insuffisamment connue jusqu'ici, de l’archipel de Madère, le nom de M. de Paiva, qui nous l'a communi- quée avec sa bienveillance accoutumée.
2. SEMPERIA EMENDATA.
Emarginula emendata, Sowerby, Thesaurus, p. 215, n° 51, fig. 11.
Hab. ?
Cette espèce, qui fait évidemment partie du même groupe que la précédente, présente la même disposition de fissure et paraît voisine sous le rapport de la forme. Elle se distingue par sa coloration d’un brun violâtre foncé : de plus, ses lignes concentriques sont beaucoup plus saillantes, et rien n'indique, dans la diagnose de l'auteur anglais, que ses côtes portent des stries longitu- dinales.
5. SEMPERIA ELEGANS.
Rimula elegans, Deshayes, An. s. vert, bassin de Paris, vol. IT, p.245, pl. 1v, fig. 1-4.
Localités : Chaussy et Mouchy. Calcaire grossier. Cette espèce, publiée récemment dans le bel ouvrage de M. Des-
(4) On the geogr, distr. of Testaceous Mollusca in the north Atlantic and neighbouring seas, 1854, p. 39.
SET ee 2e
hayes, nous semble devoir rentrer également dans notre coupe générique. Les deux côtés de la fissure se rejoignent dans le voisinage du bord antérieur, comme dans notre espèce typique. H. Cross.
BIBLIOGRAPHIE.
Observations on the genus Umio together with descriptions Of mew species, their soft parts, and embryonic forms in the family Umionidæ, and descriptions of new genera and species of the Melamidæ, by (Observations sur le genre Unio, avec la description des espèces nouvelles, de leurs parties molles et des formes embryon- naires dans la famille des Umiomidæ, avec la description de nouveaux genres et d'espèces nouvelles de Melanidæ, par) Hsane Len. — Volumes IX et X (1).
M. Lea, bien connu du monde savant par ses uombreux travaux sur les Mollusques fluvialiles, et particulièrement sur les Unionidæ, poursuit le cours de ses utiles publica- tions avec un zèle infatigable.
(1) Philadeiphie, 1862 et 1863. Deux volumes grand in-# : le 9e, de 180 pages d'impression, accompagné de 16 planches li- thographiées ; le 10°, de 9% pages d'impression, accompagné de 10 planches lithographiées,
0 ——
Le neuvième volume comprend denx Mémoires. Le pre- mier est consacré à la description et à l’iconographie de nombreux Unionidæ des États-Unis et de l'Amérique arc- tique. Nous y avons remarqué avec intérêt la description de deux espèces du grand lac de l’'Esclave, les Anodonta Simpsoniana et A. Kennicolt, ce dernier se trouvant aussi dans le lac Winnipeg. Deux autres espèces déjà con- nues, l'Unio luteolus, de Lamarck, et le Wargaritana complanata, Lea, vivent avec elles dans les eaux de ces régions lointaines, qui n'avaient pas encore été explorées au point de vue conchyliologique : toutes deux ont été recueillies également jusque dans l'Ohio, et la première, en outre, jusqu'aux environs de Montréal, ce qui fait un area géographique bien constaté de 1,000 lienes du N. au S., et tout autant du N. E. au S. E. Dans Île deuxième Mémoire, nous trouvons décrits et figurés 1 Ne- riina et 228 Melanidæ nord-américains. La présence du g. Neritina, dans les eaux douces des Etats-Unis, n’avait pas encore été signalée avant la découverte de cette petite espèce (N. Showalterii, Lea, de la rivière Coosa), qni reste jusqu'ici l’unique représentant nord-américain d'un genre fluviatile, pauvreté singulière que l’on n’est pas habitué à rencontrer dans la faune malacologique de cette partie du monde.
Le dixième volume renferme aussi deux Mémoires. Dans le premier, nous trouvons les descriptions des Unionidæ exotiques suivants : Unio œthiops, U. funebrahs, U. pi- ceus, U. nocturnus, U. Wimantü, U. gratus, U. peræ- formis, U. disculus, U. piger, U. Urugayensis, U. lepidus, Anodonta Wymanii, A. rubicunda, A. Forbesiana, À. uruguayensis, de Uruguay ; Unio palelloides, Anodonta amazonensis, Ge l'Amazone ; Unio trifidus, de Buenos-
= 1808 —
Ayres ; Anodonta Cailliaudi et A. Moricandii, du Brésil; Unio occatus, du Bengale; Mycelopus emarginalus, de Siam; Monocondylœæa Whealleyi, du Tigre (Assyrie). Dans le second se trouvent décrites les parties molles et les formes embryonnaires de 145 espèces d’'Unionidæ de l'Amérique du Nord. Ce nombre, devant lequel reculerait plus d’un anatomiste, mais qui n’a nullement effrayé l’au- teur, suffirait pour prouver de quelle quantité considérable de matériaux il lui a été donné de disposer et quelle con- science il apporte dans l’accomplissement de la tâche scientifique qu’il s’est imposée. H. CROSSE.
Contributions to indian Malacology, N° VI. Descriptions of neW Iamd shells from the Nüt- giri and Anamullay Hills, and other places in the Peninsula Of Emdia. By (Contributions à la Malacologie indienne, n° VI. Descriptions d'espèces terrestres nouvelles des monts Nilgiri et Anamullay, et d’autres localités de la pénin- sule de l'Inde.) Par ww. ‘#. Bianford, À. R.S. M. (1).
La nouvelle brochure de M. W. T. Blanford contient la description des espèces suivantes : Spiraculum Beddomei, des environs de Vizagapatam; Nanina (Ariophanta) 1n-
(1) Brochure in-8 de 12 pages d'impression. Tirage à part du Journal of the Asiatic Society of Bengal for 1866.
"88 =
tumescens, de Mahableshwar, confondu jusqu'ici avec le N. Bajadera de Pfeiffer; N. (Hemiplecta ?) Sisparica, et Vitrina auriformis, des monts Nilgiri ; N. (Macrochla- mys ?) hebescens, N. (WMacrochlamys ?) Lixa, N. (Macro- chlamys) infausta, Achatina Anamullhica, À. Beddomei, À. textilis et Bulimus trutta, des monts Anamaullay. Les plus intéressantes de ces espèces sont le Vatrina et le Spiracu- lum : ce dernier est le premier représentant du genre qui ait été recueilli jusqu'ici dans la partie occidentale du golfe du Bengale, à l'extrémité même de la région de l'Inde proprement dite, dans laquelle se trouvent disséminées quelques formes malaises.
Nous signalerons encore à nos lecteurs un catalogue annoté des Mollusques terrestres el fluviatiles qui ont été recueillis jusqu’à ce jour dans la région des monts Ana- mullay, comme pouvant être consulté utilement par les naturalistes qui désirent se tenir au courant des progrès de la science malacologique dans la connaissance de la dis- tribution géographique exacte des espèces de la faune in- dienne. En présence des énormes lacunes que présente encore cette faune dans certaines de ses parties, nous sommes heureux de voir M. W. Blanford poursuivre ses utiles travaux descriptifs. C’est autant de gagné sur le do- maine de l'inconnu. H. CROSSE.
Giormale di seiense maturali ed economiche, pubblicato per cura del Consiglio di perfeziona- mento annesso al R. Istituto tecnico di Pa- lermo (Journal des sciences naturelles et écono- miques publié par les soins du Conseil de per-
fectionnement annexé à l'Iustitut royal technique 6
ASE LE de Palerme). — Vol. 1, fascicules 2, 3 et #4; vol. IT, fascicule I (1).
Nous avons déjà rendu compte, l'an dernier, du premier fascicule de ce nouveau Journal, dont la publication régu- lière prouve une fois de plus que le mouvement «cienti- fique se développe sur tous les points de l'Italie. Les seuls travaux rentrant dans notre cadre que nous y rencon- trions sont deux mémoires : l’un de M. le professeur G. Gemmellaro sur un Sphærulites nouveau du terrain turo- nien de Sicile (S. Spallanzanu), qui est décrit et figuré, et l’autre de M. G. Seguenza sur la géologie de Romelta.
H. CRossE.
Conchiglie Balmate inedite {circà 90 specie) per (Coquilles dalmates inédites (environ 90 espèces par) Spiridione Brusina (2).
Nous voudrions n'avoir que des éloges à donner à cette publication. Car la faune malacologique de l'Adriatique est si mal et si incomplétement connue jusqu'ici, que l'on doit accueillir avec plaisir tout travail jetant quelque lu-
(4) Palerme, 1865-1866. Publication périodique paraissant par fascieules grand in-4°. Prix du volume, 12 fr. {non compris les frais de poste).
(2) Vienne, 1865. Brochure grand in-8° de 42 pages d'impres- sion, Tirage à part de l’année 1865 des Actes de la Zoologisch- botarische Gesellschaft, de Vienne.
— 83 —
mière sur la distribution des Wollusques dans cette partie des mers d'Europe. Malheureusement , l'auteur nous semble n'avoir pas eu à sa disposition le nombre d'ou- vrages et les objets de comparaison nécessaires pour tirer tout le parti possible des matériaux considérables qu'il est parvenu à réunir, et nous craignons qu'il n'y ait lieu de reviser un certain nombre des espèces qu'il décrit comme nouvelles. En voici la liste : Raphitoma rosea, R. polita, FR. Sandrn, Fusus Helleri; Columbella marmorea, C. de- collata ; Voluta pumilio (d’après la description « colu- mella subuniplicata, » et la taille « 7 millimètres de lon- gueur sur 4 de largeur, » ce n’est nullement une Volute); Mitra striala, M. Columbulæ; Cerithium Jadertinum, C. subcylindricum, €. acicula, €. minimum ; Natica san- guinolenta le nom a été employé par M. Deshayes) ; Odo- stomia Nagli, O. novegradensis, O. vilrea ; Turbonilla pygmæa; Phasianella crassa, P.exiqua ; Zizyphinus can- didus ; Gibbula purpurata, G. elata, G. Ivanicsi, G. Linnei; Stomatia Kutschigi, S.azonea(ce sont, sans doute, des Fossarus, le genre Siomalia n’existant pas dans les mers d'Europe); Tapes Hôüberti ; Tellina rostrata ; Mac- tra sericea ; Scrobicularia fabula ; Erycina tumida, E. Bielzi, E. trigona ; Cardium Helleri; Lucina tenuila- mella ; Kellia Boglici, K. Spatangi, K. Danili (ii faudrait dire Daniloi) ; Mytilus Baldi.
Parmi les espèces précédemment connues, mais signa- lées par l’auteur comme nouvelles pour la faune de Dal- malie, il en est quelques-unes qu’il rapporte à des fossiles tertiaires d'Italie et de Sicile décrits par Brocchi et Phi- lippi : celte opinion peut, à la rigueur, être fondée, mais il est prudent d'y regarder de très-près avant d'admettre ces sortes d'identifications. Pour d'autres, telles que le Columbella mercatoria et le Cyprœæa asellus, Lamarck, il
he
y a évidemment erreur, ces espèces citant exotiques el nullement méditerranéennes. L'auteur propose aussi le nouveau genre Danilia pour le Monodonta limbata de Philippi. Cela fait la quatrième fois que cette coupe géné- rique est créée (Craspedolus, Philippi (1) ; Olivia, Can- traine; Otavia, Gray, Danilia, Brusina) : il est donc temps de s'arrêter.
Cette part faite à la critique, et elle est plus large que nous nel’aurions désiré, il est juste de louer, dansletravail de M. Brusina, le soin avec lequel sont indiqués les loca- lités, le mode de station des espèces et leur plus ou moins de rareté. Ces indications, jointes aux nombreuses descrip- tions d'espèces nouvelles contenues dans le mémoire, sont de nature à appeler sur lui f’attenlion des naturalistes.
H. CROSSE.
Contribuzione pella Faunn dei Mollusehi Dal- mati per (Contribution à la Faune malacologique de Dalmatie par) Spiridione Brusina (2).
Ce nouvel ouvrage de M. Brusina est plus considérable que le précédent, et nous paraît en même temps beaucoup plus étudié et beaucoup meilleur. Nous signalerons d’abord la préface, dans laquelle l’auteur indique les différentes
(4) Voir, dans le Journal de Conchyliologie, 1862, vol. X,
p. 410, une Notice monographique sur le genre Craspedotus. EL... C.
(2) Vienne, 1866. Brochure grand in-8° de 134 pages d’im- pression, accompagnée d’une planche lithographiée. Tirage à part de l’année 1866 des J’erhandlungen de la Zoologisch-botanische Gesellschaft, de Vienne,
NO sources qui lui ont fourni ses matériaux et qui renferme un exposé intéressant des divers ouvrages qui ont traité de la faune malacologique dalmate. Le corps de l'ouvrage comprend six parties.
La première est une reproduction des diagnoses d’es- pèces nouvelles publiées en 1865 par MM. Danilo et San- dri, dans deux catalogues qui ont été tirés à unt rès-petit nombre d'exemplaires, et que, par suite, peu de biblio- thèques possèdent : cette réimpression, qui est, d’ailleurs, accompagnée d'observations critiques, est un véritable service rendu à la science.
La deuxième, qui traite des Rissoidæ de Dalmatie, est intéressante, car les espèces de cette famille ont été sou- mises par l’auteur à l'examen de M. Schwartz von Moh- renslern, très-compétent en ces matières, et il y a, dès lors, tout lieu de compter sur des déterminations exactes. Nous trouvons énumérés À Rissoina ; 25 Rissoa, dont 5 sont décrits comme nouveaux et figurés (R. Ænonensis, R. Frauenfeldiana, R. strangulata) ; 14 Alvania, dont 1 nouveau (A. Schwartziana) ; 1 Barleeia ; 2 Selia ; 5 Cin- gula, dont 1 nouveau (C. epidaurica); 8 Hydrobia, dont 4 nouveau (H. strongylostoma); et 8 Amnicola.
La troisième donne ja suite du travail précédemment publié par l’auteur, sous le titre de « Conchiglie dalmate inédite. » Quarante-cinq espèces nouvelles pour sa faune de la Dalmatie sont énumérées : la plupart sont déjà con- nues. Les suivantes sont décrites comme nouvelles : Æa- phitoma Barbiert ; Mitra leontocroma ; Lamellaria Kle- ciachi : Auriculina exilissima ; Monoptygma vitrea ; Emarqiula Cusmichiana ; Cylichna leplœneilema ; Thra- cia hiatelloides; Tellina Daniiana ; Lucinopsis corru- gata; Donax Caltaniana ; Galeomma pileum; Modiola
186. imberbis ; Pecten leptogaster ; Anomia hemisphærica.
Dans la quatrième, nous trouvons le catalogue des espèces lerrestres el fluviatiles inédites ou non mention- nées jusqu'ici dans les catalogues locaux (28 dont 5 sont décrites comme nouvelles et figurées, les Clausilia (Me- dora) Brusinæ, Kutschig, ms.; C. (Medora) leucopleura ; Limnæa Zrmanjæ; Planorbis capocestianus, Vidovic, ms.; Ancylus niger, Sandri, ms.
La cinquième renferme une liste de 25 espèces à exclure de la faune dalmate, et nous y voyons figurer notamment les Columbella mercatoria, Cypræa annulus et C. asellus, contre l'introduction desquelles, dans les catalogues mé- diterranéens, nous avons déjà protesté à diverses reprises. Le Columbella marmorea, Brusina, est à supprimer, ayant éié établi sur des exemplaires du €. nitida, de Lamarck, envoyés-à l’auteur avec un habitat erroné. Nous croyons que l’auteur a peut-être tort d’exclure le Cypræa spurca, Linné, cité par MM. Danilo et Sandri comme habitant Ja Dalmatie. Cette espèce, très-commune dans le golfe de Naples et sur les côtes de Sicile, doit, selon toute appa- rence, se trouver également dans l’Adriatique.
La sixième partie contient un catalogue systématique des espèces de ÂMollusques marins, dont l’auteur admet l'existence sur les côtes de Dalmatie : elles sont au nombre de 557. Nous constatons avec plaisir qu'il y a opéré un certain nombre de rectifications qui nous paraissent justi- fiées, et que notamment il a placé dans le genre Fossarus les prétendus Stomatia de son précédent ouvrage, et rem- placé son nom générique de Daniha par le nom antérieur de Craspedotus. Nous trouvons ensuite un autre catalogue systématique des espèces lerrestres et fluviahites de Dalma- tie de la collection Kutschig (254, auxqueHes l’auteur en
ne ajoute 41 décrites on signalées par lui). Ces espèces, réu- nies aux marines, donnent pour la faune malacologique de Dalmatie un total de 802 espèces cataloguées.
Ce chiffre est considérable, el nous sommes porté à croire qu’un bon rombre de ces espèces devra passer en synonymie, lorsqu'elles auront été soumises à l'examen critique des naturalistes qui s'occupent spécialement de la faune européenne. Mais il n’en est pas moins vrai que beaucoup d’entre elles paraissent établies sur des caractères sérieux et pourront, selon toute apparence, être conser- vées ; et l’on peut affirmer, sans craindre de se tromper, que la faune malacologique de Dalmatie semble, pour jes espèces marines, aussi bien que pour les espèces terrestres, être sensiblement plus riche que celle des côtes de l'fstrie et de la Vénétie. Quoi qu’il en soit, nous avons lu avec intérêt le mémoire de M. Brusina, et nous le signalons volontiers à l'attention des naturalistes. H. CRossE.
Catalogue ofthe genera Helix, Anostoma, Hypse- lostoma, Séirepéaxis. Tlomigerus, Bulimus, Orthalieus, Partula, in the collection of (Cata- logue des espèces des genres Helix, Anostoma, Hypselostoma, Streptaxis., Tlomigerus, Bu limius, Orihalicus et Partula, faisant partie de la collection de) 4. B. Browm, à Princeton, New-Jersey (1).
À l'exemple de M. Jay et de quelques autres natura-
(4) Princeton, N. J. États-Unis, janvier 1866, 2° édition. Bro- chure in-8° de 65 pages d'impression.
PR
listes, M. Brown publie le catalogue des espèces de sa collection, système excessivement commode pour les rela- tions d'échange ou de correspondance des naturalistes entre eux, en ce qu'il leur évite de nombreuses écritures. Un supplément de quatre pages, publié en août 4866, porte le nombre des Helix de la collection de l’auteur à 1007 et celui des Bulimus à 512 espèces. H. CROSSE.
Report on &redginms among the channel isles by (Rapport sur les drsgwuages opérés dans les eaux des îles de la Manche, par) &. Gwyn Jeffreys, ErReSs5 4)
Il résulte de ce rapport que, sur les côtes de Jersey et de Guernesey, le fond est de nature rocheuse et que la pro- fondeur de l’eau excède rarement 50 brasses. Un certain nombre d'espèces appartient à la faune méditerranéenne ou sud-européenne. Quelques exemplaires morts et roulés du Cerithium vulgatum ont été recueillis : 81 espèces de Mollusques testacés, dont l'auteur donne la liste, et qui ont été draguées dans cette partie de la Manche, n'existent pas aux îles Shetland ; 44 autres n’ont pas été trouvées au nord des îles de Jersey et de Guernesey. L'auteur à eu l’occasion d'observer le fait curieux de l’accouplement d'un Aplysia depilans avec un A. punctata, ce qui permet de concevoir des doutes légitimes au sujet de la valeur spéci-
(1) Brochure in 8° de 4 pages d'impression, extraite du «Rap- port de 1865 de l'Association britannique pour le progrès de la science. »
D: L DR
fique de la plus récente des deux espèces. IT estime que le nombre total des Mollusques britanniques s'élève à 520 espèces sur lesquelles environ 80 sont particulièrement localisées à chacune des extrémités des îles anglaises (Shetland d'une part, et Jersey et Guernesey de l’autre), et 80 appartiennent exclusivement aux localités intermé- diaires. Comme terme de comparaison, il pense que la faune malacologique marine de la Méditerranée comprend de 7 à 800 espèces.
Ce petit mémoire, comme tous ceux de M. Gwyn Jeffreys, sera lu avec plaisir et consulté avec fruit par les naturalistes qui s'occupent de la distribution géographique des espèces. H. CROSSE.
Rapport sur une excursion géologique dans les terrains tertiaires Cl quatermaires de l’#enne
et de la Côte - d'Or, par M. Cotteau (|).
Ce rapport renferme une note de M. Jeffreys, qui énu- mère 41 espèces de Mollusques terrestres recueillis par lui, dans le département de l'Yonne, pendant une course de quelques jours. Nous devons donc le signaler, à ce titre, à l'attention des malacologistes. H. CROSSE.
(1) Auxerre, 1866. Brochure in-8 de 7 pages d'impression, extraile du Bulletin de la Société des sciences hisloriques et natu- reiles de l'Yonne, 1°" semestre 1866.
LE
Conchological Mernoraman. — List of shells collected at Baulines Bay, California, june 1866. — List of shells collected at Santa Barbara and San Diego by Mr J. Hepburn in February and March 1866. With remarks upon some of the species, by Het. Æ. ©. Stearus (1).
La première de ces listes comprend 84 espèces et la seconde 92, toutes marines : elles sont accompagnées d'observations sur quelques-unes des espèces citées. Les naturalistes qui s intéressent aux questions de distribution géographique les consulteront utilement. H. Crosse.
Keport on dredging among the Hebrides. By { Rapport sur les draguages opérés dans les eaux des Hébrides. Par) J. Guwyn Jeffreys, F-h.5.12).
La faune malacologique des Hébrides offre des formes généralement septentrionales. Néanmoins quelques es- pêces d’un caractère plus méridional viennent s’y mêler : c'est ainsi que les Axinus ferruginosus, Poromya granu- lata, Neæra abbreviata, N. costellata et Cylichna acumui-
(4) San Francisco, 1866. Brochure in-8° de 8 pages d’impres- sion, extraite des Proceedings de juillet et d'août 1866 du Cali- fornia Academy of natural sciences. »
(2) Brochure in-8° de 11 pages d'impression. Tirage à part du numéro de novembre 1866 des Annals a. Magazine of natural History. »
0902
nala, qui, jusqu'ici, n'étaient connus que dans la Méditer- ranée, ont été recueillis par l’auteur dans les eaux des Hébrides. M. Jeffreys résume el discute d’une manière fort intéressante les opinions émises récemment par les professeurs Sars et Lovèn sur l'existence de la vie animale à de grandes profondeurs dans la mer. M. Lovèn pense que, d’après les caractères présentés par le petit nombre d'animaux marins que l’on a pu draguer à de grandes profondeurs (2,000 à 2,800 mètres) lors de l'expédition au Spitzberg de 1861, il y a lieu de croire que la faune qui vit dans les abimes des mers polaires diffère peu de celle qui vit, sur le même genre de fond, à uneprofondeur beaucoup moindre. Il ajoute que, comme, dans les mers antarctiques, on à pu s'assurer, aux profondeurs où il a été possible d'atteindre, que les Hollusques et les Crustacés présentaient des formes qui rappelaient en partie, soil génériquement, soit même presque spécifiquement, les espèces septentrionales et hyperboréennes, l'idée lui est venue que, de 60 à 80 brasses jusqu'aux plus grandes profondeurs connues pour être habitées, le fond de la mer doit être uniformément couvert d'une boue ou vase molle et fine, et qu'it existe d’un pôle à l’autre, dans toutes les latitudes, une faune des eaux profondes qui offre partout le même caractère général et dont un certain nombre d’es- pèces possède un area très-étendu. Il croit enfin que, dans le voisinage des pôles, cette faune conserve son caractère uniforme en se rapprochant de la surface, tandis que, sous les tropiques, elle est reléguée dans les profondeurs de l'Océan, cédant la place, sur le littoral et dans les zones superficielles, à des faunes distinctes et beaucoup plus étroitement circonscrites.
Ceite opinion hardie et peut-être plus vraie au fond qu'on ne serait tenté de le croire au premier abord a néan-
= 99 =
moins besoin d’être rectifiée sur quelques points. En effet le professeur Sars a recueilli, à une profondeur de 500 brasses, de grands Brachiopodes, des Coraux, des Polyzoa et quelques Mollusques (Anomia et Saxicava par exemple), qui habitent des fonds solides et même des fonds rocheux. Le capitaine Beechey a également dragué des espèces de roche à une profondeur de 145 brasses. I faudrait donc ou reculer les limites de profondeur de la faune à caractère uniforme de M. Lovèn, ou au moins ad- mettre que sa loi présente quelques exceptions.
On voit quelles grandes questions soulève M. Jeffreys, et nous le félicitons de les avoir abordées, car leur solution est d'un intérêt puissant pour la connaissance des lois qui régissent la distribution géographique des espèces ma- rines. Nous signalerons aussi, à la fin du Mémoire, la description d’une espèce nouvelle des Hébrides, le AZonta- cuta tumidula. H. Cross.
Asie Mineure. Description physique de cette con- trée, par BP. de Tehihateheff, — 4° parle, Paléontologie, par A. d’Archine, P. Fischer
et E. de Verneuil [{).
M. de Tchihatcheff a recueilli, dans ses persévérantes explorations de l'Asie Mineure, des collections nom- breuses de fossiles, dont la détermination a été confiée à MM. d’Archiac, Fischer et de Verneuil. |
Le terrain de transition développé dans l'anti-Taurus et de chaque côté du Bosphore présente des couches du sys-
(4) Paris, 1866. Guérin. Un vol. grand in-&, t. XXII, 424 pages, et atlas in-4°, 20 planches.
OR —
(ème dévonien et du système carboniférien. M. de Ver- neuil ne signale pas d'espèces nouvelles de Mollusques : ceux-ci ne sont guère représentés que par des Bracho- podes (Spirifer, Orthis, Chonetes, etc.) Une des espèces les plus communes est le Spirifer Verneuil, Murchison, que M. de Tchihatcheff avait déjà recueilli dans son voyage dans l’Altaï, et que M. Davidson a figuré comme provenant de la province chinoise du Kwang-si. Les échan- tillons de M. Davidson ont été achetés chez un pharma- cien de Shang-haï. L'usage thérapeutique des Brachio- podes paléozoïques paraît assez répandu dans la Chine. M. Itier a acquis des Spirifer et des Rhynchonella chez des pharmaciens de Canton ; et M. Thomine-Desmazures a envoyé du Thibet des fossiles dévoniens employés comme médicament. Nous n'avons pas trop le droit de nous mo- quer, sous ce rapport, des habitants du Céleste Empire, car nous voyons tous les jours s’étaler, à la quatrième page des grands journaux, des annonces de remèdes uni- versels qui ne valent guère mieux que la poudre de Spi- rifer.
La faune jurassique est assez pauvre : quelques Ammo- nites indiquent, en Asie Mineure, l'extension de l’argile d'Oxford. La faune crétacée n’est guère mieux développée, mais les fossiles énumérés prouvent qu’elle comprend les principaux horizons de la formation.
La faune nummulitique est, au contraire, très-riche : elle a été étudiée avec beaucoup de soin par M. d’Archiac, qui énumère 163 espèces. Parmi les nouvelles formes de Mollusques, nous citerons les Terebellum belemnitoideum, Fusus Zafiranboliensis, Natica Bazarkoiensis, Sigaretus Karamassensis , Cerithium Tchihatcheffi, Phasianella Oweni, Pleurotomaria Kadin-Keviensis, Terebratula PDi- nerensis, T. Phrygia, T. Pontica, Pecten Tchihatcheff,
ER 1e
P. phalæna, Spondylus Asiatieus, S. Thracicus, S. Petri, Cardium Galaticum, C. circulare, €. nummulilicum, €. Bazarcoense, C. Kouleliense, et Corbis Yuzgatensis.
M. d’Archiac a donné la synonymie complète d’un des Ostrea les plus abondants de la formation tertiaire infé- rieure : l'O. rarilamella, plus connu sous le nom d'O. gigantea, O. latissima, O. Pyrenaica, etc. I établit li- dentité des plus gros exemplaires de l'Asie Mineure avec les coquilles petites et minces des sables inférieurs des en- virons de Laon et de Soissons.
La faune tertiaire moyenne a offert à M. Fischer 158 espèces presque toutes semblables à celles des faluns de Bordeaux, de Dax, de la Touraine et des Bouches-du- Rhône. Les espèces nouvelles sont les A/odiola subbar- bata, Cardium subhians, Lutraria Massoti, L. machæra, Tellina Tehihatcheffi, ete. L’Ostrea crassissima, Lek., est l'objet d'une note particulière. Un échantillon rapporté des environs de Tarsous (Cilicie) atteint le poids énorme de 26,550 : c’est, nous le croyons, la plus grande Huitre connue. L'auteur de sa découverte, M. Texier, a cru de- voir donner la valve supérieure au Collége de France et la valve inférieure au Muséum. Est-ce pour les mettre d’ac- cord et réaliser ainsi, en matière paléontologique, la fable de l'Huttre et des Plaideurs ?
La faune tertiaire lacustre de l'Asie Mineure n’est pas bien déterminée stratigraphiquement; M. Fischer pense qu’elle appartient aux étages miocène supérieur et plio- cène. Il décrit comme nouveaux les Helix Pontica, H. Phrygica, Pupa Trojana, Clausilia Thracica, Planorbis submarginalus, Eimnea Tchihatcheff, Paludina Phry- gica, Valvata orientalis, Dipsas Tchihatcheff, Anodonta Hellespontica et Dreissena Bouldourensis.
La faune tertiaire supérieure (calcaire des steppes) et
La 00 ve la faune quaternaire ne renferment pas d'espèces nou- velles.
M. d’Archiac termine le volume par un tableau général des corps organisés fossiles de l'Asie Mineure. Le total monte à 198 genres et 576 espèces. Les Mollusques sont représentés par 102 genres et 552 espèces ainsi réparties : 29 espèces du système dévonien, 5 du système carbonifé- rien , 4 de la formation jurassique, 29 de la formation crétacée, 96 de la formation tertiaire inférieure , 116 de la formation tertiaire moyenne, 59 des calcaires lacustres tertiaires, 45 de la formation tertiaire supérieure et 19 de la période quaternaire ou actuelle.
Dans une introduction très-intéressante, M. d’Archiac a rappelé les principaux travaux géologiques relatifs à l'Asie Mineure, et a mis en lumière les résultats paléon- lologiques généraux qu’on peut tirer de l'étude des fossiles rapportés par M. de Tchihatchefr.
Nous félicitons les auteurs de ce beau travail de l’atten- tion qu'ils ont apportée à l'étude des espèces et à leur sy- nonymie. [ls ont cité, pour chaque fossile, toutes les loca- lités où il à été indiqué, en dehors de l'Asie Mineure : ce procédé excellent permet de saisir rapidement la distri- bution stratigraphique et topographique des espèces. Nous signalons cet ouvrage à l’attention des personnes qui s’in- téressent au progrès des sciences géologique et paléonto- logique. H. CROSSE.
UD
NÉCROLOGAE.
L'année 1866 a vu s'éteindre le plus distingué des ma- lacologistes des États-Unis, M. Augustus A. Gould, qui est mort du choléra, à Boston, dans les derniers mois de l'an- née. Indépendamment de nombreux articles scientifiques publiés de 1859 à 1862, dans différents recueils pério- diques de l'Amérique du Nord, il s’est fait avantageuse- ment connaître des naturalistes par la publication, sous le titre de « Expedition Shells, »°de la partie malacolo- gique de « The United States Exploring Expedithion com- « manded by Charles Walkes, U. S. N., during the & years 1858-1842, » magnifique ouvrage qui est un vé- ritable monument scientifique, et par d’autres travaux importants, tels que « The Invertebrata of Massachussets « (1841) »et « Shells of the North Pacific exploring Ex- « pedition, Commanders Ringgold and Rogers; mostly « collected by William Simpson. » En 1862, il a pu- blié, en un volume in-8° el sous le titre de « Ona con- « chologica, » une réimpression de toutes ses diagnoses scientifiques, accompagnée de notes et de rectifications importantes. Cette perte est éminemment regrettable pour la science.
Nous avons aussi à regretter la mort de MM. Mathon, de Béziers, de Robillard, de l'ile Maurice, et Biondi, de Sicile, ce dernier auteur de quelques diagnoses d’espèces méditerranéennes.
Nous apprenons aussi la mort du colonel von Siebold,
== 97 — décédé à Munich : il était bien connu des naturalistes, et surtout des botanistes, comme ayant le premier introduit en Europe et fait connaître de nombreuses espèces d'ani- maux et de plantes du Japon.
H. Crosse et P. Fiscner.
ROUVELLES.
L'exposition internationale de pèche et d’aquiculture d'Arcachon (Gironde) a fait construire un vaste aquarium situé au bord de la mer, et où nous avons pu examiner un grand nombre de Mollusques vivants. Nous citerons, parmi les genres les plus intéressants, des Octopus, Loligo, Sepia, Doris, Eolis, Aplysia, Trochus, Rissoa, Cerithium, Mac- tra, Cytherea, etc. Nous profitons de loccasion qui nous est offerte pour remercier les principaux promoteurs de cette utile entreprise, M. le docteur Hameau et MM. La- font, Fillioux et Gassies, des facilités qu’ils nous ont offertes pour l'étude de ces animaux. Un autre aquarium a été installé à Boulogne-sur-Mer dans des conditions ana- logues. Nous signalons ces faits aux naturalistes, qui trou- veront dans ces deux établissements, si, comme il faut l'espérer, ils deviennent permanents, les moyens d’étu- dier, sans peine et d’une façon suivie, des Mollusques qu'on n’observe guère que morts ou dont on ne voit que la coquille. Il serait vivement à désirer, pour le progrès des sciences naturelles, qu'on en établit de pareils dans tous nos grands ports de mer.
.
Il. CRoSsE et P. Fischer.
—p0S —
M. À. de Saint-Simon, bien connu des naturalistes français par ses excellents travaux anatomiques, a eu ré- cemment l’occasion d'étudier lanimal de l'Hehx con- stricta, Boubée. Voici le résumé succinct de ses observa- tions, qui complètent la note publiée sur le même sujet dans notre présent numéro (1), et que nous sommes heu- reux de pouvoir faire connaître à nos lecteurs.
« La mâchoire présente six côtes peu marquées, conver- « geant vers la rocine. Les papilles dorsales de la langue « sont oblongues ; celles des côtés sont munies d’un tu- « bercule latéral. On remarque, dans l'appareil reproduc- « teur, l’absence du dard : les vésicules vermiformes sont « remplacées par une espèce de talon glanduleux ; le fla- « gellum est rudimentaire, la poche copulatrice petite et « non renflée au bout. Le cerveau n'a que 4 ganglions « au lieu de 6. » (A. de Saint-Simon, tn litt.)
Notre honorable correspondant, M. W. T. Blanford, attaché au Geological Survey de l'Inde, nous apprend qu'il vient de constater authentiquement, chez une se- conde espèce de son curieux genre Opisthostoma (2), YO. Fairbanki, récemment découvert par lui à Khandella près de Bombay, la présence d’un opercule. Cet opercule est mince, petit, à tours de spire presque imperceptibles, et assez difficile à trouver, comme tous ceux de la famille des Diplommatinacés, ainsi que l’a fait observer avec raison notre collaborateur 0. Semper. Cette intéressante décou:
(14) Journ. Conchyl., 4867, p. 15-17. (2) Voir Journ. Conchyl., 1866, p. 202, pour les renseigne ments sur ce genre à forme excentrique.
B90
verte lève les doutes que l’on avait pu conserver jusqu'ici au sujet de la place définitive qu'il convient d’assigner, dans la méthode. au g. Opisthostoma : il doit être compris dé- cidément dans la famille des Diplommatinacés.
M. Le Saint se propose d'entreprendre un voyage de découvertes dans l’Afrique centrale, et d'essayer de tra- verser ce continent entre le haut Nilet le Gabon. La Société de géographie, dans le but de Ini faciliter les moyens de mener à bien cette difficile entreprise, vient d'ouvrir une souscription (rue Christine, 5), que nous recommandons aux amis des sciences naturetles et géographiques.
M. R. F. Geale, bien connu des collecteurs et des cor- respondants de feu Hugh Cuming, chez lequel il a long- temps résidé, vient de s'établir dans la maison qu'habitait ce dernier à Londres (15, Gower Street, Bedford Square, W.E.), comme commissionnaire en objets d'histoire ra- turelle. Il reçoit continuellement des envois de l'étranger, eta, en ce moment, à vendre un assez grand nombre d'espèces rares provenant de l'Amérique du Sud, des îles Philippines, des diverses parties de l'Afrique, etc., parmi lesquelles nous citerons des Coquilles et de beaux exem- plaires d’un remarquable Spongiaire siliceux, l Euplectella Aspergillum. Nous croyons donc être agréable aux natura- listes en portant ces faits à leur connaissance.
— 100 —
La collection de feu M. D. Rolland du Roquan vient d'être acquise par M. Moitessier, de Montpellier. On sait que cette collection renferme un des deux Pleurotomaria vivants actuellement connus, le P. Quoyana, Fischer et Bernardi (Journal de Conchyliologie, vol. V, p. 165, pl. v, fig. 1-5). L'autre Pleuroltomaria, resté également unique jusqu'ici, le P. Adansoniana, Crosse et Fischer (Journal de Conchyliologie, vol. IX, p. 165, pl. v Gg. 1, 2), continue à faire partie de notre collection.
2
M. E. Marie, notre honorable correspondant de Nou- méa, vient de nous communiquer une petite espèce, dé- couverte par lui dans les environs de cette ville, et dans laquelle nous avons reconnu un représentant du genre Diplommatina, se rapprochant, à certains égards, de quel- ques-uns des Palaina de M. Semper. La présence de Mollusques appartenant à la famille des Diplommatinacés n'avait pas encore été signalée en Nouvelle-Calédonie, et constitue un fait scientifique très-intéressant. L'espèce sera décrite et figurée dans le prochain numéro du Journal de Conchyliologie, sous le nom de Diplommatina Marier.
H. CROSSE.
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PARIS. — IP. BE M®M® V® POUCHARD-HUZARD, RUE DE L'ÉPERON, 5.
JOURNAL
DE
CONCHYLIOLOGIE.
fer Avril 186%.
Note sur un genre intermédiaire entre les Asei«
diens et Îles Mollusques lameliibranches,
PAR H. CROSSE.
M. le professeur Lacaze-Duthiers vient de publier récem- ment (1) une étude intéressante sur une espèce nouvelle de Tunicier méditerranéen, qu'il a découverte dans les eaux de la Calle (Algérie), et qu’il nomme Chevreulius Callensis. Cest une forme bizarre, tout à fait intermédiaire entre les Ascidiens et les Mollusques lamellibranches, car, ainsi que le fait observer l’auteur, on pourrait la caracté- riser d’un mot, en disant que c’est une Ascidie brivalve.
Sa forme générale est celle d’une portion de cylindre, le plus souvent aplatie ou concave sur l’un de ses côtés. L'épaisseur du test est uniforme dans toute son étendue. mais peu considérable. Sa consistance rappelle celle d’un cartilage lamelleux, et, sous la pression, elle résiste et
(1) Annales des sciences naturelles, v° série, tome IV. No.
vembre 1865. 8
— 102 — repousse le doigt par son élasticité. La tunique est lisse et d’une coloration jaunâtre. La plus irrégulière des deux valves est adhérente aux corps sous-marins; l’autre, à peu près perpendiculaire à l’axe même du cylindre que repré- sente l’enveloppe tout entière, se détache en forme de valve, et, lorsqu'elle se relève, fait un angle droit avec sa première position : en un mot, elle se redresse comme le couvercle d'une iabatière. L’animal est dimyaire. Enfin, lorsque la valve, qui a la faculté de pouvoir se soulever, est devenue tout à fait perpendiculaire à sa première posi- tion, et que l’animal s’épanouit, on distingue nettement à l’intérieur deux orifices présentant les caractères de ceux que l’on rencontre invariablement chez tous les Ascidiens.
On ne peut nier que l’organisation de ce nouveau Hol- lusque méditerranéen ne soit éminemment curieuse, et il mérite, à tous égards, d'attirer sur lui l'attention des na- turalistes. Le travail dans lequel il se trouve décrit donne, de plus, sur son organisation interne, des détails anato- miques fort intéressants, et nous ne regrettons qu’une chose, c’est de ne pas y voir figurer de diagnose latine, conformément à l’usage consacré dans la science, toutes les fois qu’il s’agit de zoologie descriptive.
Seulement, l’auteur nous semble se tromper quand il dit que « les naturalistes ne paraissent pas avoir encore « connu cette forme, » et « qu’elle n’est représentée jus- « qu'ici que par une espèce unique. »
Cette forme curieuse existe dans d’autres mers que la Méditerranée, et depuis longtemps elle a été signalée dans divers ouvrages publiés en Allemagne, en Amérique et en Angleterre par un certain nombre de naturalistes qu’a- vait frappés l'originalité de son organisation. Il en ré- sulte que, pour ne pas remonter plus haut que 1828, on a proposé pour elle, à notre connaissance, non pas seule-
108 —
ment un nom générique, mais aw moins trois, entre les quels on n’a que l'embarras du choix. Tous ces noms étant antérieurs à 4865, le genre Chevreulius devra nécessaire- ment tomber en synonymie, sort qui le menaçait, d’ail- leurs, de toute façon, car, n'étant pas régulièrement formé, il devait tôt ou tard être remplacé ou au moins modifié (1).
Il nous reste maintenant à prouver l'exactitude de notre assertion : c’est ce que nous allons faire.
En 1828, Ebrenberg a publié la préface et la première décade (Mammalia) de ses Symbolæ physicæ. Nous lisons ce qui suit à la page 6 (non numérotée) de sa préface : « .….. Quôd formam animalium novam attulimus (Rho- « dosoma verecundum), Ascidias Bivalvibus Molluscis « exlern@ eliäm formd adnectentem, Ascidiam scilicet « tunicä carhlagine4 bivalvi indutam. »
Il est difficile de donner en moins de mots et avec plus de précision la diagnose générique latine dont nous regret- tions plus haut l'absence dans le travail descriptif du sa- vant anatomiste du Muséum. Nous devons reconnaitre d’ailleurs que cette description de Mollusque est assez sin- gulièrement placée dans une livraison entièrement consa- crée à l’élude des Mammifères. Mais il n’en reste pas moins démontré, comme fait acquis à la science, qu’Eh- renberg à eu connaissance d'une Ascidie bivalve de la mer Rouge, dont tous les caractères concordent parfaitement
(1) Aux termes des lois de la nomenclature, il faut, lorsque l’on veut établir un genre d’après un nom de personne, prendre ce nom comme radical, le meitre au génitif et ajouter ensuite la terminaison @, ces sortes d’appellations génériques devant lou- jours être féminines. Exemples : les genres Alderia, Blandia, Fischeria, Goodallia, Gouldia, Jouannetia, Pfeifferia, etc. 11 aurait fallu, dans le cas précédent, écrire Chevreulia et non Che- vreulius. HiC
LE AQU avec ceux de l’espèce méditerranéenne, et qu'il en a pu- blié régulièrement la diagnose générique en 1828.
Plus tard, un naturaliste américain, M. W. Stimpson, attaché comme zoologiste à l'expédition dirigée par le gouvernement des États-Unis, sous le commandement du lieutenant Rodgers, dans le nord du Pacifique et dans les mers de Chine et du Japon, découvrit deux représentants de la même forme bizarre de Tuniciers, et créa pour eux, en 1855, le nouveau genre Schizascus (1), qu'il caracté- risa ainsi : & SCHIZASCUS, n. g. Tunica exterior fissa; « parte posteriore complanata, cavum alterius tanquam « operculo claudente et siphones retractos celante. Aper- « Luræ sexangulalæ. » Les deux espèces décrites S. pel- lucidus et S. papillosus ont été recueillies dans les mers de Chine.
Enfin un savant anglais, M. le docteur Macdonald, à établi, en mars 1862, dans le Journal of the Proceedings of the Linnean Society of London, le nouveau genre Pera pour une espèce des mers australes appartenant à la même forme. Le mème auteur, à la fin de l’année 1862, et dans les Transachons of the Royal Society of Edinburgh, a mentionné de nouveau son genre, en en modifiant Ja désinence, et en l’appelant, nous ne savons pourquoi, Peroides. Dans son premier travail, nous trouvons quel- ques détails anatomiques importants, et, de plus, la figure de l’espèce, qui a été trouvée fixée sur un polypier, et qui a la forme d'une petite poche fermée ou d’un vase muni d'un couvercle à charnière. L'orifice branchial est garni d’un cercle de tentacules simples, l’œæsophage est court et aboutit à un estomac subglobuleux et plissé longitudinale-
(4) Proc. Acad. of natural sciences of Philadelphia, juin 1855, page 377. Etymologie : 4oxvs, outre, cyita, fente. H. C.
EE ——
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ment. Tant que ia valve mobile n’est pas ouverte et l’ani- mal épanoui, il est impossible de s’apercevoir que l’on a affaire à un Ascidien. Le Mollusque est de petite taille (1/2 pouce anglais de long sur 5/5 de pouce de large).
Nous citerons, pour mémoire, l'opinion émise récem- ment par notre honorable collaborateur M. Môrch (1), d’après laquelle l’As{erias (lunata) semiorbiculata de Linné _(4mænit. acad., p. 256, n° 44, f. 14) pourrait bien avoir été établi sur un individu desséché appartenant au genre Rhodosoma d'Ehrenberg. Si cette supposition se confir- mait, ce qui n’a rien d'impossible, il en résulterait que la forme qui nous occupe aurait été connue, imparfaitement, il est vrai, par Linné, ce qui en ferait une nouveauté assez ancienne, on l’avouera.
Au résumé, et pour nous en tenir aux faits certains, comme on doit le faire en matière de nomenclature, nous pensons qu'il convient d’adopter le nom générique d'Eh- renberg, comme ayant été le premier qui ait servi à carac- tériser d’une manière suffisante les Ascidiens bivalves dont nous venons de parler. Voici comment nons établis- sons la synonymie du genre et des espèces actuellement connues qu’il comprend :
G. RHODOSOMA, Ehrenberg, 1828.
Synonymes : Schizascus, Stimpson, 1855; Pera, Macdo- nald, mars 1862; Peroides, Macdonald, décembre 1862; Chevreulius, Lacaze- Duthiers, 1865.
(1) Ann. a. Mag. of nat. Hist., avril 1866.
— 106 —
1. Raoposoma CALLENSE.
Chevreulius Callensis, Lacaze-Duthiers, in Ann. sc. nat., nov. 1865, p. 295 et suiv., pl. v du
tome IV.
Hab. La Calle (Algérie).
2. RHODOSOMA VERECUNDUM.
Rhodosoma verecundum, Ehrenberg, Symb. phys., decas prima, præfatio, p. 6 (4). Hab. Mer Rouge. 5. RHoposomA HuxLevtr.
Pera Huxleyi, Macdonald, in Journ. of the Proceed. Lin- nean Soc. (Loology), mars 1862, p. 78, fig. 4-4. Peroides —?— Macdonald, in Trans. Roy. Soc. Edinb., vol. XXIIE, p. 179, décembre 1862. Hab. Les récifs Bellona, dans les mers australes (Lat. 21° 54'S.; long., 159° 28’ E.).
4. RHODOSOMA PELLUCIDUM.
Schizascus pellucidus, Sümpson, in Proc. Acad. Phila- delpha, 1855, p. 577. Hab. Mers de Chine.
5. RHODOSOMA PAPILLOSUM.
Schizsascus papillosus, Stimpson, /. c., 1855, p. 377. Hab. Mers de Chine. Cette espèce paraît se rapprocher beaucoup de celle dont M. Lacaze-Duthiers a donné la figure dans les Annales des sciences naturelles : elle semble n’en différer que par les petites papilles dont elle est cou- verle sur toute sa superficie.
(1) Espèce nominale, le geure seul ayant été décrit.
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Au point de vue de la distribution géographique, on voit que l’area de cette forme générique paraît avoir beaucoup d’étendue, puisque les cinq espèces actuelle- ment connues qu’elle comprend sont répandues de la Mé- diterranée aux mers australes, et représentées dans la mer Rouge aussi bien que dans les eaux de la Chine. Il y a tout lieu d'espérer, en présence de cet état de choses, que des recherches ultérieures feront connaître un bien plus grand nombre d'espèces.
En tout cas, les naturalistes doivent savoir gré à M. le professeur Lacaze-Duthiers d’avoir, le premier, découvert dans la Méditerranée cette singulière forme d’Asciden, et d’avoir fait connaître, par une bonne étude anato- mique, les principaux détails de son organisation. H. C.
Sur le byssus du Peeten varius,
PAR P. FISCHER.
Le Pecten varrus vit à d’assez faibles profondeurs, atta- ché aux corps sous-marins par un byssus résistant. On trouve ordinairement plusieurs individus fixés au même fragment de roche. Les Peignes, comme les Avicules, les Anomies, les Huîtres, vivent en société. J'en excepte ce- pendant les espèces très-inéquivalves du groupe des Ja- nira (Pecten maximus, Jacobœus, etc.) qu’on recueille isolés et qui soni dépourvus de byssus à l’état adulte. Loin d'être fixés, ils sont, au contraire, très-remuants et exé- cutent des bonds prodigieux en rapprochant brusquement leurs valves.
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La formation du byssus chez le Pecten varius est extrè- mement rapide; l’animal, après l’avoir filé, peut l’aban- donner très-facilement, et il semble utiliser cette faculté pour se déplacer à volonté.
Dans la caisse d’un aquarium où étaient placés plusieurs Pecten varius attachés à des valves d’Huîtres, on reconnut bientôt que ces mollusques avaient quitté leur substratum et qu’ils étaient libres sur le sol.
Au bout d’un jour, ils s'étaient rapprochés des parois de l’aquarium, et dans l’espace de quelques jours (huit jours au plus) la plupart s’élevèrent le long des parois à une hauteur de 50 à 60 centimètres. Leur trajet était indiqué par des byssus abandonnés de centimètre en centimètre. L'animal s'élevait ainsi par degrés, et, pour chaque pas qu'il faisait, il sécrétait un nouveau byssus. Le plus élevé avait ainsi filé soixante byssus en huit jours.
Cette observation peut donner une idée de l’activité de la glande byssogène des Peignes : elle nous apprend en même temps que des animaux qui semblent fixés à demeure sur un point quelconque du rivage peuvent changer assez rapidement leur position et monter ou des- cendre, suivant leurs besoins. P: FE:
Note sur le Mreissena fluviatilis, Pallas (1),
PAR JULES MABILLE.
On est généralement porté à penser que cette espèce est sortie des contrées orientales de l’Europe pour se ré-
(4) Voir, pour l'historique du genre et de l’espèce, 7an Beneden, Mémoire sur le Dreissena, in Ann. sc. nat., III, 183;
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pandre dans nos régions occidentales : toutes les observa- tions semblent, en effet, confirmer cette opinion. Le Dreissena observé primitivement par Pallas (1771) dans la mer Caspienne et ses affluents ne fut signalé que long- temps après dans le Danube et le Dniéper ; en Belgique, vers 1855; enfin en France dans l’année 1847, et seule- ment dans les fleuves du Nord-Est (le Rhin, la Moselle, l’Escaut). En 1855, il a été recueilli à Paris dans les con- duites d’eau du jardin des Plantes et dans la Seine: depuis cette époque il s’est répandu dans les cours d’eau tribu- taires de ce fleuve (la Marne, l'Oise, l’Orge, les canaux de l’Ourceq et de Saint-Denis, etc.).
En 1864, l’un des directeurs du Journal de Conchylio- logie, M. Fischer, a signalé la présence de la Dreissène dans le bassin de la Loire, aux environs d’Orléans.Presque à la même époque, nous avions, nous aussi, recueilli cette espèce dans le même bassin, notamment dans la Loire, à Tours, et dans le Cher, à Saint-Averlin ; dans ces deux localités, les Hollusques bien développés étaient fixés sur des valves de l Unio rhomborideus. Récemment M. Cailliaud a découvert cette même espèce à Nantes, dans la Loire, dans la Sèvre et dans l'Erdre. M. Cailliaud pense que le Dreissena est arrivé dans les localités citées avec les char- gements de bois qui descendent le canal qui, de l’Erdre, communique avec Brest. Ne faut-il pas plutôt penser qu’il a simplement descendu le cours du fleuve, pour, de là, se répandre dans ses affluents ?
À ces localités plus ou moins connues nous venons en ajouter une autre des plus intéressantes (1).
Bourguignat, Am. malac., 1855; M. de Serres, in Rev. et Mag. zool., 1855, p. 175; Fischer, Enum., etc., in Journ. Conch., 1858, t. VII, p. 123; — Jbid., Sur la présence, etc., Journ. Conch., 3° série, t. IV, p. 309.
(4) M. M. de Serres (1855) indique la Dreissène comme ayant
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En octobre 1865, un de nos amis, botaniste zélé, M. Delacour, nous a rapporté d'Avignon deux individus d'Unio Turtoni et un d’Anodonta piscinalis, provenant du Rhône. Sur ces coquilles Ctaient fixés des individus du Dreissena, les uns adultes, les autres Jeunes : les indivi- dus adultes étaient de petite taille. Chaque Unio ou Ano donte portait cinq à six individus réunis en grappe. On peut donc, dès à présent, regarder cette espèce comme habitant le midi de la France ; car, sans aucun doute, de nouvelles recherches la feront découvrir dans les cours d’eau de la Provence tributaires du Rhône (1). 3. M.
Quelques mots sur l’acclimatation des —…reissena en France,
PAR P. FISCHER.
On admet généralement que la Dreissène a été signa- lée pour la première fois, en France, par M. Gervais (Pa- tria, p. 580, 1847). Cependant je trouve ce Mollusque indiqué, dès 1844, dans la Scarpe et le canal de la Deule (Poliez et Michaud, Cat. Douai, t. LE, p. 158). Sa décou- verte dans le département du Nord remonterait à 1858.
été recueillie à Lyon ; mais l’auteur doutant lui-même de l’exac- titude de cette asseriion, nous pensons qu’elle doit être regardée comme non avenue, J. M.
(4) M. Bourguignat (Mollusques nouveaux, hiigieux ou peu con- nus, 6 fascicule, 1866, p. 198 ) indique la Dreissène à Arles, dans le bassin du canal de navigation d’Arles à Bouc (Bouches-du- Rhône). P. FISCHER.
— 111 — C’est par cette voie que les Dreissènes ont pénétré en France.
En Lorraine, la Dreissène paraît s'être introduite assez récemment, si j'en crois M. Godron (Notesur un Mollusque récemment naturalisé en Lorraine. Nancy, 1856).
Dans le bassin du Rhône, elle existe depuis longtemps; M. Jourdan l'aurait recueillie depuis quinze ans environ près de Lyon ; elle vit dans la Seille, affluent de la Saône (Mu- nier-Chalmas) et dans le Doubs, où elle s'attache aux ba- teaux (Ogérien, Hist. nat. du Jura, 1865).
J’ajouterai que M. Gassies a annoncé, en 1866, que la Dreissène existait dans le bassin de la Garonne, à Agen (Lot-et-Garonne).
En résumé, ce Mollusque vit maintenant dans tous les bassins hydrographiques de la France. Nous avons pu étu- dier peu à peu toutes les étapes qu'il a parcourues avant de pénétrer successivement dans nos grandsfleuves, et nous pouvons fixer à trente années le temps qui lui a été né- cessaire pour conquérir, en quelque sorte, droit d’habita- tion. C’est là un des faits les plus intéressants de la distri- bution géographique des Mollusques.
Peut-être allons-nous assister bientôt à sa naturalisation, soit en Italie, soit en Espagne? Il faut espérer que sa marche sera indiquée avec précision. vor:
Note complémentaire sur l’Helix Celcbensis, Pfeiffer ,
PAR SOUVERBIE.
M. le docteur L. Pfeiffer a décrit, ily a quelques années,
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dans le Journal de Conchyliologie (1) et sous le nom d’Helix Celebensis, une espèce sur les caractères réels de laquelle il nous semble utile d’appeler l'attention des naturalistes, car quelques-uns d’entre ‘eux ont été mé- connus.
Le musée de Bordeaux doit à la libéralité de M. Gassies, auquel appartient l'échantillon typique de l'espèce, qui a servi à la diagnose et qui a été figuré, d’en posséder deux exemplaires adultes. Ces exemplaires nous ont mis à même de nous apercevoir que la description et la figure de l’es- pèce laissaient à désirer sous certains rapports. Ayant eu, en effet, à contrôler, par l'examen du texte et de la figure cités, le nom (77. Celebensis, Pfeiffer) sous lequel le donateur avait offert ces exemplaires à notre musée, nous sommes obligé de déclarer qu’il nous a été impossible d'arriver à une certitude complète de détermination au- trement que par la comparaison directe de nos individus avec le type lui-même, le texte et les figures, tantôt se contredisant, tantôt se taisant, soit ensemble, soit séparé- ment, sur l'existence de caractères très-sensibles, et nous laissant, par conséquent, dans l'incertitude la plus com- plète pour décider de quel côté se trouvait l'erreur ou la vérité.
Par ces considérations et en raison, surtout, de la mul- tiplicité des espèces de même facies à peu près (4. Crossei, Weinkauffana, etc.), qui, depuis quelques années, sont venues se grouper auprès de celles plus anciennement connues (H. naninoïdes, Gardeneri, etc.), et rendre, par suite, la délimitation de ces mêmes espèces plus nécessaire; par ces considérations, disons-nous, nous avons pensé qu'il y avait lieu, afin de parer à toute chance de confusion
(4) Vol. X, p. 229, pl. x, g. 3; 1862.
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et d'incertitude, et principalement, dans le cas présent, afin d'assurer l’existence du Celebensis, fort compromise d’après ce que nous avons été obligé de dire de son acte de naissance, de modifier ce dernier, ainsi que nous le dirons plus loin.
Mais d’abord disons, à l’appui du degré de confiance que le lecteur devra avoir en nos observations, qu’elles sont basées sur l'examen comparatif des texte et fiqures cités avec cinq exemplaires adultes, tous de méme provenance, se décomposant ainsi qu'il suit :
1° 2 exemplaires {y compris le type primihf), collection Gassies, à Bordeaux;
2 2 exemplaires (don de M. Gassies), collection du mu- sée de Bordeau x;
5° À exemplaire (don de M. Gassies), collection Dan. Guestier, à Bordeaux ;
4° Plus, enfin, avec un sixième exemplaire, encore plus adulte (faisant également partie de la collection de ce dernier, qui en a récemment fait l’acquisition à Londres), el qui, en conséquence, deviendra ici notre type prin- cipal.
Ces observations posées, nous dirons que sur tous ces exemplaires l’on remarque :
1° Que les tours sont obsolèlement striés en spirale en dessus, ainsi qu'à la périphérie de la face inférieure du dernier tour, et cela d’une façon assez sensible pour que, le plus souvent, celle striation soit perceptible méme à l'œil nu, quoique, cependant, celle de la face inférieure soit constamment moins accusée que celle du dessus ; que les bords sont réunis par une très-mince callosité ; qu'ils sont épais, le supérieur très-brièvement et obsolètement subréfléchi ; l'inférieur, fortement el calleusement épaissi à l'intérieur sur son milieu; notre nouveau type ayant au
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bord supérieur 1 1/2 mill. d'épaisseur, et l'inférieur au point correspondant à sa callosité, celle-ci comprise, 2 1/2 mill. (Omissions du texte et des figures.)
2 Que le dernier tour est sublonguement et lentement descendant. (Contradiction entre les texte et figures, celles-ci seules étant dans le vrai.)
5° Que ce méme tour est oblusément subcaréné. (Omis- sion du texte, non des figures, sur lesquelles, toutefois, cette carination n’est pas tout à fait assez accentuée.)
4 Enfin, que l’ombilic est plus petit qu'il n’est indiqué sur la fiqure de droite, celui-ci n'ayant quère que 1 1/4 à 4 1/2 mill. de diamètre.
Nous proposons donc, pour l’espèce, la diagnose sui- vante, sur laquelle nous prenons le soin d'indiquer, en italique, les modifications apportées à la diagnose primi- tive (1). ù
T. perforatu, turbinata, solidula, superne conferte ru- goso-striata, lineis spiralibus obsoletis decussata, saturate cinnamomea ; Spira convexo-conoidea, vertice minuto ; anfr. 7 conveæiusculi, regulariter accrescentes, sutura impressa discreti, wltimus obtuse subcarinatus, sublonge et lente descendens, basi conveæior, radiatim striatus, ad peripheriam lineis spiralibus subobsoletis decussatus, palli- dior ; apert. diagonalis, oblique lunaris, intus subcæru-
(1) Nous avons été à même de constater l'exactitude des ob- servations de notre honorable collaborateur en examinant, à Bor- deaux, dans la collection de M. Guestier, l'individu parfaitement adulte de l’Helix Celebensis dont il parle; mais nous devons dire aussi, à notre décharge et à celle de M. Le docteur L. Pfeiffer, qu’il ne nous à été communiqué en 1862, pour la description de l'espèce, qu’un seul individu beaucoup moins adulte et beaucoup moins bien caractérisé que celui dont M. Souverbie fait actueile- ment son type principal. Inde mali labes. H. CRosse.
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lescente-porcellanaceo-alba ; perist. simplex, obtusum (crassum in adultissimis) marginibus subparallelis callo tenuissimo junctis, supero antrorsum subdilatato, extus brevissime et subinconspicue reflexo, basali obliquissime recedente, intus medio calloso-incrassato, ad inserlionem columellarem stricto, juæta perforationem parvam et par- tim obtectam breviter reflexo.
Diam. maj. 23-32, min. 21-29, alt. 16 1/2-22 1/2 mill. (Coll. Dan. Guestier.)
Habit. Insul. Celebes. S.
Catalogue des Mollusques testacés marins des côtes de l'Espagne et des îles Baléares,
PAR M. LE D' Joaquin GonzaLrez HiparGo (1).
La faune malacologique de l'Espagne est encore très- peu connue, particulièrement en ce qui concerne les Hol-
(1) Nous avons saisi avec empressement l’occasion qui nous était offerte de publier un travail d'ensemble sur une faune mala- cologique aussi mal connue que l’est actuellement celle du littoral de l'Espagne. IL ne faut pas oublier que cette faune est une de celles dont la connaissance exacte est la plus désirable pour la science ; car, à cause de la position géographique de la péninsule ibérique, elle est appelée, sans nul doute, à donner la solution de quelques problèmes intéressants de distribution zoologique. Nous signalons donc à l'attention des naturalistes le mémoire de M. Hi- dalgo,qui nous paraît recommandable, tant sous le rapport des sy- non ymies que sous celui du nombre et de l’exactitude des localités citées, et qui constitue, à nos yeux, un véritable service rendu à la science malacologique. H. Crosse et P. FiscHEr.
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lusques testacés marins. Nous pouvons dire, sans craindre d'être démenti, qu'il n'existe qu’un très-petit nombre d'ouvrages traitant spécialement des Mollusques de l’Es- pagne. La plupart des publications actuellement connues sur la Conchyliologie de notre pays se trouvent dissémi- nées dans diverses publications, les unes anciennes, les autres récentes. Ainsi, nous voyons citées, comme appar- tenant à l'Espagne, des espèces, tantôt marines, tantôt terrestres ou fluviatiles, dans les ouvrages de Bonanni, Lister, Linné, Gmelin, Chemnitz, Born, Bruguière, etc., appartenant aux xvui° et xvin° siècles, et dans ceux de Dillwyn, Lamarck, Férussac, Deshayes, Sowerby, Reeve, Pfeiffer, Fischer, Petit, Morelet, Crosse, Recluz, Bour- guignat, Moquin-Tandon, etc., etc., qui sont du siècle actuel.
En ce qui touche les ouvrages qui traitent plus particu- lièrement des Mollusques d'Espagne, nous possédons, pour les terrestres et fluviatiles, le Catalogue de M. Graëils, l'Iconographie de M. Rossmässler (particulièrement les livraisons 15 et 14), le travail publié dans les Halakozoo- logische Bläller, par MM. Dohrn et Heyneman sur les espèces des Baléares, les Mollusques liigieux de M. Bour- guignat, les Aménités malacologiques du même auteur, et quelques autres travaux moins importants, que je ne men- tionne pas pour le moment, ayant l'intention de m'occuper exclusivement des Coquilles marines.
Quant à ces dernières, nous pouvons dire que M. Mac- Andrew est à peu près le seul naturaliste qui ait publié un ouvrage consacré exclusivement aux Coquilles marines d'Espagne. Ses publications : Nofes on the distribu- EN sec observed on the coasts of Spain, etc., London, 4850; On the geographical distribution of testaceous Mollusca, ete., Liverpool, 1854 ; et Species of Mollusca
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oblained in Corunna Bay, etc., London, 1864, renferment le résultat de plusieurs draguages intéressants opérés par lui dans un grand nombre de localités d'Espagne et des Baléares, et présentent déjà comme un aperçu de la faune malacologique de ce pays.
Je regrette cependant que M. Mac-Andrew n'ait pas ajouté aux espèces le nom de l'auteur (excepté dans le catalogue de la Coruña), la citation d'une figure se rap- portant aux exemplaires recueillis, on, à son défaut, une description sommaire de nature à donner à ses lecteurs quelque sécurité au sujet de l'exactitude de ses détermi- nations spécifiques. |
Je dois faire observer aussi que M. Mac-Andrew donne, comme appartenant à la faune espagnole, des espèces qui ont été recueillies à une grande distance de la côte, en très-mauvais état de conservation, et dans des localités où, comme au détroit de Gibraltar, il existe de grands cou- rants, soit dans l'Océan, soit dans la Méditerranée. Ces espèces se retrouveront peut-être authentiquementsur les côtes de l'Espagne, mais nous devons considérer le fait comme douteux, parce qu’elles ont pu provenir des côtes d'Afrique ou d’autres endroits.
Malgré ces observations critiques, nous considérons, comme très-importants pour la science, les travaux de M. Mac-Andrew, et nous trouvons un vrai plaisir à con- signer ici notre opinion à leur endroit.
Les autres ouvrages dont nous avons connaissance, et dans lesquels se trouvent mentionnées plus spécialement des espèces marines d’Espagne, sont les suivants : Cornide, Ensayo de una historia de los peces de Galicia, etc., 1788 ; Ramis, Specimen animalium, vegetabilium.…. in insula Minorica frequenhiorum, etc., Magone Balearium, 1814 ; Lacaze-Duthiers, Voyage aux îles Baléares, Paris,
9
— 118 — 1857 ; et Rosenhauer, Dre Thiere Andalusiens, etc., Erlangen, 1856.
Le premier de ces auteurs énumère 18 espèces avec leurs noms vulgaires, mais il est à peu près impossible, d’après ses descriptions, de pouvoir dire avec sécurité quelles sont les espèces qu’il a eues réellement en vue. Le second donne la liste de 61 espèces classées d’après le Sys- tema naturæ de Linné et avec leurs noms vulgaires, mais sans plus de détails et avec des erreurs assezconsidérables. Dansl'ouvrage de M. Lacaze-Duthiersnoustrouvons uneliste de 40 espèces (20 d’Espagne) qu'il a recueillies lui-même, et qui lui ont servi pour ses études anatomiques. Enfin M. Rosenhauer cite 10 espèces de la côte de l’Anda- Jousie.
Tout cela, en y joignant les renseignements consignés dans les publications générales ou dans celles d’une autre nature, constitue l'ensemble de ce qui, à ma connaissance, a été écrit sur les Coquilles marines de l Espagne.
Sachant moi-même par expérience, ainsi que l’on vient de le voir, combien la faune malacologique espagnole était peu connue, et désireux de faire cesser cet état de choses, j'ai, sousles auspices de M. le docteur P. Gonzalez Velasco, directeur-conservateur de la Faculté de médecine de Ma- drid, visité différentes parties de l'Espagne et des Ba- léares, en recueillant le plus de documents possibles sur les Mollusques de mon pays. C'est ainsi que j'ai réuni les matériaux qui forment la base du catalogue actuel.
Plus tard, mes amis, M. P. Paz y Membiela, président de la commission scientifique espagnole, qui a fait le voyage de l'Amérique méridionale, et M. L. Perez Arcas, professeur de zoologie à la Faculté des sciences de Madrid, m'ont procuré les ouvrages qui me manquaient, et com- muniqué toutes les espèces de Mollusques qu'ils avaient
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recueillies par eux-mêmes. La magnifique collection de M. Paz, que je suis en train de classer, et qui renferme un bon nombre d'espèces nouvelles recueillies par lui dans le cours de ses voyages, et déjà publiées en partie par moi, m'a été d’un très-grand secours pour résoudre quelques points douteux par l'étude comparative des espèces.
D'un autre côté, mes amis, M. le docteur F. Coronado, de Barcelona, et M. le docteur F. Cardona y Orfila, de Mahon, m'ont envoyé toutes les coquilles recueillies par eux, y compris les exemplaires uniques. Par le fait de leur résidence dans les contrées susdites, ils ont pu y recueillir plusieurs espèces que je n'avais pas trouvées par suite de la brièveté de mon séjour dans ces localités. Si l’on ajoute à cela que ces naturalistes ont noté avec la plus grande exactitude tous les faits se rattachant à la connaissance des diverses espèces recueillies qu'ils ont été à même d'observer, on comprendra que c’est, en grande partie, à eux qu'il faut attribuer le mérite de ce catalogue, si tant est qu'on lui trouve quelque importance.
Je crois donc devoir les remercier ici, ainsi que toutes les autres personnes mentionnées dans mon travail, pour leur obligeance et pour les services qu'ils ont rendus à la science.
Ce catalogue, extrait d’un travail plus étendu, qui est déjà assez avancé, mais que je ne publie pas encore, afin de pouvoir le donner plus complet, contient les espèces citées comme provenant de l'Espagne par les auteurs, et celles qui ont été recueillies par moi-même ou par les na- turalistes espagnols dont j'ai parlé plus haut. Je crois pou- voir affirmer qu’il renferme la majeure partie des Mol- lusques testacés actuellement connus de mon pays, eu égard au grand nombre d'ouvrages que j'ai été à mème de con-
— 120 — sulter (1), et, si je ne dis pas la totalité, c’est qu’il peut exister quelque autre document dans des publications que je n’ai pas pu examiner.
Comme je crois que les faunes locales doivent se faire avec la plus grande conscience, afin d'éviter toute cause d'erreurs pour l'avenir, je dois dire que, dans ce Cata- logue, les espèces recueillies par les naturalistes espagnols ont été examinées avec soin et nommées d’après les règles d’une bonne nomenclature. Par suite des conditions né- cessairement restreintes de ce travail, nous n’avons mis
(4) Ne sont pas énumérés les ouvrages qui s'occupent exclusi- vement des coquilles terrestres et fluviatiles.
Bonanni, Aecreatiomen- Philippi, Moll. Sicil... 1836 etc.
ON CNT NEA SRE 1684 Deshayes, Traité conch. 1839 etc. Lister, Hist. conchyl... 1687 Delessert, Rec. des coq.. 1841 Gualtieri, /nd.testar... 1742 Costa, Aisull. viag.
Klein, Tent. met. ostr.. 1753 AUTIAL SEE TUNER 1843 Linné, Syst. nal., ed.10. 1758 Reeve, Conchol. icon.. 1843 etc.
— —— ed.12. 1767 Sowerby,Thesaur.conc. 1843 etc.
— — ed. 13. 1788 Mac-Andrew, Notices on
— Mus. Lud.Ulricæ. 1764 the distrib. of Moll.. 1850 Knorr, les Délices des Gray, Cat.of Brit. Mus. 1853
MÉUHPoago 00 nes 8 00 1764 etc. | Deshayes, Cat. Br. Mus. 1853 etc. Daccosta, Hist.Test. Bril. 1778 Requien, Moll. Corse... 1848 Born, Test. Mus. C. Vin- Mac-Andrew, On the geo-
dObi SR Rte dre 1780 graphical distribut. 1854 Chemnitz, Neues Syst. Lacaze-Duthiers, #’0y.
CONCRE A EL EEENEER ES 1780 etc. Baleares APS IMELEE 1857 Grouovius,Zooph.Gron. 1781 Rosenhauer, Die Thiere Cornide, Cat. delos peces 1788 Andalir PE ANR 1855 Bruguière, H. nat. vers. 1789 etc. | Sowerby, Znd. Brit.
Poli, Test. ut. Siciliæ.. 1791 etc. SRELIS TENNIS 1859 Olivi, Zool. Adriat.... 1792 Cheou, Man. conchyl.. 1859 etc.
Montagu, Test. Brita... 1803 etc. | Jeffreys, Brit. Conchol. 1863 etc. Donovan, Brit. shells... 1799 etc. | Schwartz, Mon. Rissoidæ 1860 etc.
Maton et Racket, Brit. Mac-Andrew, Moll. Co- leslacea ie er 1807 runna Bay.......... 1864 Ramis, Spec. animal... 1814 Fischer, Faune Gironde. 1865 Dillwyn, 4 descr. catal. 1817 Rômer, Monog. Venus.. 1864 etc. Risso, Hist.nat. Europe Chenu, Zllustr.conchyl. METRE seat 1826 Kiener, Species general. Payraudeau, Mol. Corse. 1826 Deshayes, Exp. scient. Costa, Cat. test. Siciliæ. 1829 ATGETIE SPORE Lamarck, An. sans ver- Revue zoologique. tébres (2° édition).... 1835 etc. | Journal de Conchyliologie. Scacchi, Cal. conchyl. Malakozoologische Blatter. NUNOL.Le0.. HODO DO Be 1836 Annales des sciences nat.
2 109$ —
dans la synonymie que les noms très-connus, ou figurant dans les ouvrages les plus importants. La figure citée se rapporte toujours exactement aux exemplaires que je pos- sède dans ma collection, qui sont en bon état de conser- vation et qui ont été recueillis authentiquement sur les côtes d’Espagne.
Je mentionne aussi une figure pour les espèces qui ont été citées par les auteurs et que je ne possède pas; mais, dans ce cas, c'est uniquement afin de rendre la connais- sance des coquilles plus facile pour les personnes aux- quelles ce Catalogue peut être de quelque utilité.
Toutes les localités qui sont citées à la suite de l’abré- viation Océ. se trouvent sur la côte océanique d’Espagne, et celles qui sont après le mot Mép. font partie de la côte méditerranéenne du même pays.
Les espèces recueillies par moi portent le signe ! à la suite des localités, et ce même signe à la suite des noms indique qu’elles ont été trouvées dans les endroits énoncés par les naturalistes espagnols mentionnés et qu’ils m'ont envoyé des exemplaires. Je donne ensuite des indications sur le plus ou moins d’abondance ou de rareté des espèces, et j'ajoute les noms vulgaires qu’elles portent dans les localités, toutes les fois que cela m'est possible, parce que je crois que ce renseignement est de très-grande impor- tance pour l’acquisition des coquilles auprès des pêcheurs et des marins.
Enfin j'indique le mode de station et les conditions d'habitat des espèces, et j'ajoute, en outre, quelques observations quand je les crois utiles.
Les espèces citées par les auteurs comme provenant d'Espagne et non encore recueillies par nous portent un *, et celles qui, n’ayant encore été citées par aucun auteur, à notre connaissance, ont été trouvées uniquement
— 1922 —
jusqu'ici par les conchyliologues espagnols, sont marquées de deux *.
Je sais très-bien que ce Catalogue ne renferme pas fout ce qui peut se trouver sur les côtes de l'Espagne et des iles Baléares; mais mon but, en le publiant, est de centraliser les documents déjà recueillis par les divers auteurs et de les réunir dans un mème travail. J’ai voulu aussi appeler l'attention des naturalistes espagnols ou étrangers sur la faune malacologique de mon pays, et, en leur donnant un aperçu de l’état actuel des connaissances, mettre ceux d’entre eux qui auraient occasion de recueillir des Mol- lusques sur le littoral de l'Espagne à même, ou de don- ner d'utiles renseignements sur les espèces qu'ils auraient à ajouter à mon Catalogue, ou de publier eux-mèmes le résultat de leurs recherches, ce qui, dans l’un ou l’autre cas, aura pour effet de faire connaître le plus compléte- ment possible la faune malacologique espagnole.
J. G. HipaLGo. Madrid, janvier 1867.
Catalogue des coquilles marines des côtes de l'Espagne et des îles Baléares.
BRACHIOPODA.
4. TEREBRATULA, Lwyd.
4. Terebratula vitrea, Born (Anomia). Reeve, Conch. icon., pl. ur, fig. 8, a, b, c. Hab. dans l’Océan, Vigo (Mac-Andrew, d'après Reeve). — Dans la Méditerranée, Mahon (Davila, Cardona !). Peu commune. Vulg. Ametlo à Mahon. A la profondeur de 10 à 39 brasses ; attachée aux polypiers.
— 123 —
2. TEREBRATULINA, d'Orbigny.
** 4, Terebratulina caput-serpentis, Linné (Anomia). Reeve, Conch. ic., pl. 1v, fig. 15, a, 6.
Hab. Océ., Guetaria |! — Méd., Mahon (Cardona l);
Rosas (Coronado !). Rare. Vulg. Ametlôns à Mahon. Trou-
vée dans les mêmes conditions que le Terebratula vitrea.
3. MEGERLIA, King.
* 4. Megerlia truncata, Linné (Anomia). Reeve, Conch. icon., pl. x1, fig. 47, a, b, c. Hab. Océ., Guetaria | — Méd., Fornells, île de Me- norca (Cardona !) Peu commune. Vulg. Ametlôns à Me- norca. Même mode de station que les deux espèces précé- dentes.
4. ARGIOPE, Deslongchamps.
A. Argiope aperla, Blainville (Terebratula). Blainv., Dict. sc. nat., vol. LIIT, p. 144.
Hab. Océ., Guetaria !. Un seul exemplaire dragué à 80 brasses de profondeur. Quoiqu'il soit très-possible que cette espèce soit la même que l’Argiope decollata, d'après l'opinion des auteurs, je trouve cependant que toutes les figures de l’Argiope decollata, celles de l Encyclopédie, Reeve, Sowerby, Philippi, Chenu, etc., présentent con- stamment comme étant petite et triangulaire l'ouverture de la valve, qui, dans mon exemplaire, est relativement très-grande et quadrangulaire. De plus, ma coquille est du double plus grosse que l’Argiope decollata, et se rap-
porte très-exactement à la description de Blainville.
5. CRaANIA, Retzius.
* Crania anomala, Müller (Patella). Reeve, Conch. ic., pl. 1, fig. 4.
— 1924 —
Hab. Océ., Asturias (Mac-Andrew); Vigo (Mac-An- drew, Reeve, Jeffreys). Très-rare à 25 brasses.
CONCHIFERA.
1. Pnoas, Linné.
4. Pholas dactylus, Linné. Sowerby, Index B. S., pl. 1, fig. 8.
Hab. Océ., Guetaria !; Algorta !; Betanzos (Perez Arcas !) — Méd., île de Menorca (Ramis); Malaga (Mac- Andrew) ; Algeciras (Paz !). Commun dans l'intérieur des pierres.
* 9, Pholas candida, Linné. Sow., Index B. 5., pl. 1, fig. 9.
Hab. Méd., île de Menorca (Ramis); Malaga (Mac-An- drew).
* 5. Pholas parva, Pennant. Sow., And. Brit. shells, pl. 1, fig. 10.
Hab. Méd., Malaga (Mac-Andrew, Jeffreys).
9, XyLoPHAGA, Turton.
* 4. Xylophaga dorsalis, Turton (Teredo). Jeffreys, Brit. conch., vol. ILE, pl. 1v, fig. 5. Hab. Méd., Barcelona (Coronado !). Très-rare, dans le bois. 5. TEREDO, Linné.
“4. Teredo Philippu, Gray. (T. palmulata, Philippi, non Lamk.) Philippi, Holl. Siaul., pl. 1, fig. 8. Hab. Méd., Cala Escurchada, dans l’île de Menorca (Cardona !). Peu commune. Vulg. Broma. Dans l’intérieur
des morceaux de bois. M. Jeffreys dit que cette espèce est
le Teredo minima, Blainville. Je suis de l'opinion con-
srpie en:
— 125 —
traire, celle de M. Fischer, parce que je trouve assez de différence dans la description des deux espèces. * 2, Teredo Norvegica, Spengler. (Teredo fatalis, Quatrefages.) Sow., Ind. Brit. shells, pl. 1, fig. 2. Hab. Océ., Pasages (Quatrefages, Fischer, Laurent). Dans le bois. * 5. Teredo pedicellata, Quatrefages. Quatref., Ann. sc. nat., 5° série, vol. IT, pl. 1, fig. 2. Hab. Océ., Pasages (Quatrefages, Petit, Fischer, Lau- rent, Jeffreys). Dans le bois.
Nous trouvons cité dans Ramis le Teredo navalis, Linné, de l’île de Menorca. Comme, d’une part, M. Fis- cher, qui a publié une bonne monographie du genre Taret, a eu l’obligeance de nous faire savoir qu’il n’avait encore vu aucun exemplaire du véritable T. navalis pro- venant authentiquement de la Méditerranée, et que, de l'autre, M. Ramis n’a donné aucune description des es- pèces citées par lui, nous sommes porté à croire que l’es- pèce désignée par lui sous le nom de T. navalis ne peut être que le T. Phalippii, trouvé également à Menorca par mon ami M. Cardona, ou le 7. Norvegica, comme le suppose M. Fischer.
4. GASTROCHÆNA, Spengler.
1. Gastrochæna dubia, Pennant (My). (Gastrochæna modiolina, Lamk., Gastro- chæna Polu, Philippi ; Gastrochæna cunei- forms, auctor. non Lamk.) Jeffreys, Brit. conch., vol. LIT, pl. nt, fig. 5. Hab. Océ., Guetaria ! ; Asturias, Galicia et Cadiz (Mac- Andrew). — Méd., Mahon ! (Lacaze-Duthiers, Cardona |);
— 126 —
Cabo de Palos (Guirao !) ; Gibraltar (Mac-Andrew). Assez abondante. Dans l’intérieur des pierres, calcaires très- mous, avec le Petricola hthophaga. Vulg. Datilet blanc à Mahon.
5. SoLEN, Linné.
1. Solen vagina, Linné. (Solen marginatus, Pulteney, etc.) Sow., Ind. Brit. shells, pl. à, fig. 14.
Hab. Océ., S. Sebastian ! ; Portugalete ! ; Asturias, Co- ruña et Vigo (Mac-Andrew); Cadiz (Paz ! Coronado !) — Méd., Mahon (Cardona !); Barcelona (Coronado |! Car- dona !); Malaga (Mac-Andrew). Commun. Vulg. Hanegs de Guinevets à Mahon. Enfoncé dans le sable des plages. La description de Linné dans le Mus. Ludov. Ulricæ con- vient parfaitement à l’espèce des mers d'Europe.
2. Solen siliqua, Linné. Sow., nd. B. shells, pl. 1, fig. 15.
Hab. Océ., Fuenterrabia (Ajero !); Portugalete !; Gali- cia (Cornide), Asturias et Coruña (Mac-Andrew); Ferrol (Seoane !), Betanzos (Perez Arcas !); Vigo (Marc-Andrew). — Méd., Mahon (Cardona :)}; Barcelona (Coronado !); Gibraltar (Mac-Andrew). Commun. Vulg. Longueiron dans la Galicia, Maneys de Guinevets à Mahon. Même sta- tion que l'espèce précédente.
5. Solen ensis, Linné. Sow., And. Brit. shells, pl. n, fig. 13.
Hab. Océ., Asturias, Coruña, Vigo et Trafalgar (Mac- Andrew). — Méd., île de Menorca (Ramis); Mahon (Car- dona !); ile Conejera (Mac-Andrew); Barcelona (Coro- nado !) ; Malaga (Mac-Andrew). Peu commun. La station et le nom vuigaire sont les mêmes que ceux du Solen
vaqina.
— 127 — * 4. Solen pellucidus, Pennant. Sow., Ind. Brit. shells, pl. n, fig. 12. Hab. Océ., Coruña (Mac-Andrew). —Méd., Gibraltar (Mac-Andrew, Jeffreys). Rare à 40 brasses.
6. CERATISOLEN, Forbes.
1. Ceratisolen lequmen, Linné (Solen). Sow., Ind. Brit. shells, pl. 11, fig. 11.
Hab. Océ., Coruña (Mac-Andrew). — Méd., Barcelona (Coronado) !); Malaga (Mac-Andrew, Jeffreys); Algeciras (Paz !). Peu commun. Vit à 4 brasses de profondeur ou sur la plage.
7. SOLECURTUS, Blainville.
1. Solecurtus strigilatus, Linné (Solen). Blainville, Trait. malac., pl. LxxIx, fig. 4. Hab. Méd., île de Menorca (Ramis, Cardona !); Rosas (Coronado !); Gibraltar (Mac-Andrew). Rare. Sur les plages. 2. Solecurtus candidus, Renieri (Solen). Deshayes, Trait. conchyl., pl. vi, fig. 11, 12, 43. Hab. Méd., Barcelona (Coronado !) ; Gibraltar (Mac- Andrew, Fischer, Jeffreys). Rare. Sur la plage. *S. Solecurtus coarctatus, Gmelin (Solen). (Solen antiquatus, Lamk.) Sow. Ind. Brit. shells, pl. 11, fig. 17. Hab. Océ., Cadiz (Mac-Andrew). — Méd., Gibraltar (Mac-Andrew). Des valves séparées ont été recueillies à une profondeur de 4 brasses.
8. SaxicAvA, Fleuriau de Bellevue.
À. Saæicava arctica, Linné (Mya). (Eadem : Solen minutus, Linné.)
— 128 — (Hiatella arctica, Lamk.) Deshayes, Trait. de Conchyl., pl. xrr,
fig. 8, 9. Hab. Océ., Asturias, Coruña, Vigo et Cadiz (Mac- Andrew). — Méd., Barcelona (Cardona! Coronado !) ;
Cartagena et Gibraltar (Mac-Andrew). Assez commune : vit sur les côtes du Pecten Jacobœus. |
9. Paxorea, Ménard de la Groye.
“4, Panopea glycymeris, Born (Mya). (Panopæa Aldrovandi, Lamk.) Philippi, Moll. Sial., vol. I, pl. 11, fig. 2 a, b.
Hab. Espagne (Bonanni, Lister, Born, Gmelin, Dono- van, Montagu, Dillwyn, Deshayes, Valenciennes). — Méd., Gibraltar ( Mac-Andrew). Espèce citée comme d'Espagne par plusieurs auteurs, mais non encore re- cueillie par les naturalistes espagnols, et rencontrée seu- lement en fragments par M.Mac-Andrew.
“2. Panopea plicata, Montagu (Hytilus). (Saxicava fragihs, Nyst.) Jeffreys, Brit. conchyl., vol. IE, pl. 1, fig.2.
Hab. Océ., Vigo (Sowerby , Mac-Andrew, Jeffreys). — Méd., Gibraltar (Mac-Andrew , Jeffreys). Très-rore. A kO brasses. Cette espèce est désignée sous le nom de Saxi- cava arclica, var.? , dans la liste de Gibraltar, et sous celui de Saxicava rugosa dans la liste des Asturies et de Galice de M. Mac-Andrew.
10. My, Linné.
Nous trouvons cité dans Jeffreys (Brit. conchol.), sur l'autorité de M. Aucapitaine, le HMya truncala, comme ayant été recueilli dans le golfe de Vizcaya. Mais M. Fischer ayant eu l'obligeance de nous apprendre que M. Aucapi-
— 129 —
taine ne mentionnait cette espèce que comme ayant été trouvée à la Rochelle, et qu’il n’était pas à sa connais- sance qu'elle ait été recueillie plus au Sud sur les côtes océaniques de la France, nous ne pouvons pas encore citer le Hya truncata comme faisant partie de la faune malacologique d’Espagne.
11. CorBuLa, Bruguière.
1. Corbula gibba, Olivi (Tellina). (Corbula nucleus, Lamk.) Jeffreys, Brut. Conch., vol. IIT, pl. «1, fig. 5.
Hab. Océ., Guetaria! ; Asturias et Coruña (Mac-An- drew) ; Ferrol (Perez Arcas!); Vigo, Cadiz et Trafalgar (Mac-Andrew). — Méd., Mahon! (Lacaze-Duthiers, Mac- Andrew, Cardona !) ; Mataro (Coronado ! Cardona |!) ; Ma- laga et Gibraltar (Mac-Andrew). Commune. Trouvée à 12 brasses de profondeur, dans l'intérieur des étoiles de mer et du poisson nommé Peristedion cataphractum.
*2. Corbula rosea, Brown. Sowerby, Ind. Brit. shells, pl. 1, fig. 25.
Hab. Méd., Mahon (Mac-Andrew). A 8 brasses. Très- probablement l'espèce donnée sous ce nom par M. Mac- Andrew n’est qu’une variété très-rose de la précédente, que j'ai moi-même trouvée en abondance à Mahon.
** 5. Corbula mediterranea, Costa. Philippi, Moll. Sial., pl. 1, fig. 18. Hab. Méd., Valencia (Mompo !).
12. SPHENIA, Turton.
4. Sphenia Bingham, Turton. Sowerby, {nd. Brit. shells, pl. 1, fig. 25.
— 130 —
Hab. Espagne (Mac-Andrew, Jeffreys). — Océ., Ferrol (Perez Arcas !). Trouvé un seul exemplaire.
145. LyonsrA, Turton.
*A. Lyonsia Norvegica, Chemnitz (Mya). Jeffreys, Brit. Conch., vol. IT, pl. 11, fig. 1. Hab. Océ., Asturias et Vigo (Mac-Andrew). Rare. À 4 brasses. M. Mac-Andrew donne l'espèce sous le nom synonymique de Lyonsia striata dans sa liste de Vigo.
14. TarAcrA, Leach.
4. Thracia convexa, Wood (Hya). Reeve, Conch. icon., pl. 1, fig. 6.
Hab. Méd., Mahon (Cardona !); Gibraltar (Mac-An- drew, Jeffreys). Trouvé 2 exemplaires, à 1 brasse de pro- fondeur, dans le sable.
2, Thracia pubescens, Palteney (Mya). Reeve, Conch. icon., pl. 11, fig. 10. L
Hab. Méd., Mahon (Cardona!l); Gibraltar (Mac-An- drew, Jeffreys). Très-rare. Avec l’espèce précédente. ** 5. Thracia corbuloides, Deshayes. Reeve, Conch. icon., pl. 1, fig. 4.
Hab. Méd., Mahon (Cardona!). Peu abondante : vit à 2 ou 5 brasses de profondeur, sur un fond de vase et de plantes marines. 4. Thracia papyracea, Poli (Tellina). (Thracia phaseolina, auct.) Reeve, Conch. icon., pl. 11, fig. 8.
Hab. Océ., Asturias et Coruña (Mac-Andrew) ; Vigo (Mac-Andrew, Jeffreys).— Méd., Barcelona (Coronadol); Malaga (Mac-Andrew). Rare : vit à peu de profondeur dans le sable.
— 131 —
*5. Thracia villosiuscula, Macgillivray. Reeve, Conch. icon., pl. 11, fig. 9.
Hab. Méd., Mahon (Mac-Andrew). Rare. A 8 brasses de profondeur.
15. RuricocA, Fleuriau de Bellevue.
“4. Rupicola concentrica, Fleuriau. (Anatina rupicola, Lamk.) Chenu, Han. conchyl., vol. IF, fig. 179. Hab. Méd., Mahon (Mittre, Recluz). 16. NÆ&ERrA, Gray. “1. Neæra costellata, Deshayes (Corbula). Sowerby, Ind. Brut. shells, pl. 1, fig. 26. Hab. Méd., Cartagena et Gibraltar (Mac-Andrew, Jeffreys). Rare. De 30 à 45 brasses. *2. Neœæra cuspidata, Olivi (Tellina). Sowerby, And. Brit. shells, pl. 1, fig. 27. Hab. Océ., Asturias et Vigo (Mac-Andrew). — Méd.,
Cartagena et Gibraltar (Mac-Andrew, Jeffreys). Rare. De 20 à 45 brasses.
17. Panpor, Bruguière.
1. Pandora inæquivalvis, Linné (Tellina). (Pandora rostrata, Lamk.) Sowerby, Ind. Brit. shells, pl. 11, fig. 2. Hab. Océ., Fuenterrabia (Ajerol); Guetaria! ; Asturias, Vigo et Trafalgar (Mac-Andrew). — Méd., ile Conejera (Mac-Andrew); Malaga (Mac-Andrew, Paz 1) ; Algeciras (Paz!). Assez abondante. Trouvée dans le sable à 12 brasses de profondeur.
“9, Pandora obtusa, Leach.
— 132 — Sowerby, Ind. Brit. shells, pl. 11, fig. 3.
Hab. Océ., Asturias (Mac-Andrew); Coruña (Mac-An- drew, Jeffreys); Vigo, Cadiz et Trafalgar (Mac-Andrew).— Méd., Gibraltar (Mac-Andrew). Rare. De 10 à 25 brasses.
18. Macrra, Linné.
À. Mactra helvacea, Chemnitz.
(Mactra glauca, auct. non Born.) Reeve, Conch. icon., pl. 1v, fig. 13.
Hab. Espagne (Chemnitz, Dillwyn, Lamarck, Costa, Jeffreys). — Méd., Barcelona ! (Coronado ! Cardona !). Assez abondante. Édule. Recueillie par les pêcheurs. Pour moi, d’après l’examen des figures et de plusieurs exem- plaires, il est douteux que cette espèce soit le Wactra glauca de Born.
2. Mactra stultorum, Linné (Cardium). Reeve, Conch. icon., pl. 1v, fig. 45.
Hab. Océ., Coruña (Mac-Andrew); Betanzos (Perez Arcas !).— Méd., Mahon (Mac-Andrew, Cardona !); Bar- celona ! (Lacaze-Duthiers, Coronado ! Cardona !); Valen- cia! (Cardona !); Algeciras (Paz !). Commune sur les plages sablonneuses. Edule. Vulg. ÆEscupiña besha à Mahon.
5. Mactra solida, Linné (Cardium). Sowerby, nd. Brit. shells, pl. x, fig. 25.
Hab. Océ., Asturias et Coruña (Mac-Andrew) ; Ferrol (Seoane !).
4. Mactra subtruncata, Da Costa (Trigonella).
(Mactra triangula, Renieri.) Montagu, Test. Brit., pl. 11, fig. 4, 1 a (édit. Chenu).
— 133 —
Hab. Océ., Guetaria !; Asturias, Coruña, Vigo et Cadiz (Mac-Andrew).— Méd., Mahon (Cardona!); Barcelona ! (Coronado ! Cardona !) ; Malaga (Mac-Andrew) ; Gibraltar (Mac-Andrew, Jeffreys); Algeciras (Paz !). Très-commune. À une brasse de profondeur ou davantage.
“5. Mactra elliptica, Brown. Reeve, Conch. ic., pl. xvui, fig. 101.
Hab. Océ., Coruña (Mac-Andrew).
19. Lutraria, Lamarck.
4. Lutraria oblonga, Chemnitz (Mya). (Lutraria solenoides, Lamk. Reeve, Conch. 1con., pl. 11, fig. 7.
Hab. Océ., Asturias, Coruña et Vigo (Mac-Andrew). — Méd., Mahon (Cardona !); Barcelona! (Coronado!); Ma- laga (Mac-Andrew, Jeffreys); Gibraltar (Mac-Andrew).Assez abondante. Vulg. Guitzu, à Mahon. Mon ami M. Cardona a trouvé constamment cette espèce dans les anfractuosités qu'offrent les rochers à leur partie inférieure : elle com- munique avec l'extérieur au moyen d’un canal, droit ou non, formé par l’animal et qui atteint jusqu’à un mètre de longueur.
2. Lutraria elhphea, Lamarck. (Mactra lutraria, Linné.) Reeve, Conch. 1con., pl. 11, fig. 5.
Hab. Océ., Asturias (Mac-Andrew); Coruña(Mac-Andrew, Perez Arcas!); Vigo (Mac-Andrew, Jeffreys) ; Trafalgar (Mac-Andrew).— Méd., Barcelona! (Coronado !); Malaga (Mac-Andrew, Jeffreys); Gibraltar (Mac-Andrew). Rare. Dans le sable, à peu de profondeur.
5. Lutraria rugosa, Chemnitz (Mactra). 10
— 134 —
Reeve;,; Conch. icon.;: pl.::xx, ofig., 445 (Mactra).
Hab. Océ., Asturias (Mac-Andrew) ; Betanzos (Perez Arcas !); Vigo (Mac-Andrew); S. Lucar de Barrameda (Mac- Andrew); Cadiz (Coronado!).— Méd., Malaga et Gibraltar (Mac-Andrew). Rare. À 4 brasses de profondeur.
20. PsamMmoBgraA, Lamarck.
4. Psammobia vespertina, Chemnitz (Lux). (Tellina Gari, auct. non Lin.) Reeve, Conch. icon., pl. nr, fig. 17. Var. Psammobia florida, Lamk. Sowerby, Ind. Brit. shells, pl. 1x, fig. 4.
Hab. Océ., S. Sebastian (Paz !); Guetaria ! ; Asturias et Vigo (Mac-Andrew). — Méd., Menorca (Ramis); Mahon! (Cardona !); Barcelona ! (Cardona ! Coronado ! ; Gibraltar (Mac-Andrew). Commune. Vulg. Guitzus petits à Ma- hon. Elle se trouve à la profondeur de 1/2 à 1 brasse, et elle est très-difficiie à recueillir, parce qu'elle s'enfonce avec rapidité dans le sable.
2. Psammobia costulata, Turton. (Psammobia discors, Philippi.) Sowerby, Ind. Brit. shells, pl. im, fig. 2.
Hab. Méd., île Conejera ( Mac-Andrew, Jeffreys) ; Mahon (Mac-Andrew, Jeffreys, Cardona !) ; Barcelona ! (Coronado !); Gibraltar (Mac-Andrew, Jeffreys). Rare. A 8 brasses de profondeur.
*5. Psammobia tellinella, Lamarck. Sow. Ind. Brit. shells, pl. ni, fig. 5.
Hab. Océ., Asturias, Vigo, Coruña, Trafalgar (Mac- Andrew). Recueilli seulement des valves dépareillées.
— 135 —
* 4. Psammobia Ferroensis, Chemnitz (Tellina). Reeve, Conch. icon., pl. v, fig. 53. Hab. Océ., Coruña, Cadiz et Trafalgar (Mac-Andrew).— Méd., Malaga et Gibraltar (Mac-Andrew). Sur la plage ou à 8 brasses de profondeur,
21. TELLINA, Linné.
1. Tellina incarnata, Linné. (Tellina depressa, Lamk.) Sow. Thes. conchyl., pl. 1x, fig. 142 et pl. LxvI, fig. 265.
Hab. Océ., Guetaria ! ; Coruña (Mac-Andrew). — Méd., Menorca (Ramis), Mahon (Cardonai); Barcelona (Coronado !); Malaga (Mac-Andrew, Paz!); Gibraltar (Mac- Andrew); Algeciras (Paz !). Commune. Dans le sable, à peu de profondeur.
**2. Tellina nitida, Poli. Sow., Thes., pl. rx, fig. 101.
Hab. Méd., Mahon (Cardona !); Barcelona ! (Cardona! Coronado !). Commune. À peu de profondeur, dans le sable.
3. Tellina serrata, Brocchi. Sow., Thes., pl. Lxvi1, fig. 257.
Hab. Océ., Asturias, Vigo et Cadiz (Mac-Andrew). — Méd., Mahon (Cardona!) ; Rosas et Barcelona (Coro- nado !); Cartagena et Gibraltar (Mac-Andrew). Rare. Vit dans le sable, à 20 brasses de profondeur. Je ferai observer qu’il y a une erreur dans l'ouvrage de M. Sowerby ; la figure du Tellina serrata est rapportée au Tellina marga- rilina et réciproquement.
4. Tellina Cumana, Costa (Psammobia).
— 136 —
(Tellina Costæ, Philippi.) Philippi, Moll. Sicil., pl. ur, fig. 44 a, b, c. Hab. Océ., Cadiz (Paz!); S. Lucar de Barrameda (Mac- Andrew). — Méd., Barcelona! (Cardona ! Coronado !) ; Valencia (Mompo !) ; Malaga (Mac-Andrew). Commune. Dans le sable à peu de profondeur.
9. Tellina planata, Linné. Sow., Thes., pl. Lxt, fig. 174.
Hab. Méd., île de Menorca (Cardona!); Barcelona ! (Coronado ! Cardona!); Cartagena et Malaga (Mac-An- drew). Commune. Dans le sable, à peu de profondeur, ou sur la plage.
G. Tellina tenuis, Dacosta. Sow., Thes., pl. Lvunx, fig. 81, 82.
Hab. Océ.,. Asturias (Mac-Andrew) ; Coruña (Mac- Andrew, Seoane !) ; Vigo (Mac-Andrew). — Méd., île de Menorca (Cardona !) ; Malaga et Gibraltar (Mac- Andrew) ; Algeciras (Paz !). Très-commune sur les plages.
7. Tellina balaustina, Linneé. Sow., Thes., pl. Lvi, fig. 10. Hab. Méd., Rosas (Coronado !) ; Cartagena et Gibral-
tar (Mac-Andrew). Rare. Trouvée à 20 brasses de profon- deur.
8. Tellina fabula, Gronovius. Sow., Thes., pl. Lvix, fig. 62.
Hab. Océ., Gijon (Paz !); Coruña (Mac-Andrew). — Méd., Cartagena (Mac-Andrew, Jeffreys). Rare. Sur la plage.
9. Tellina donacina, Linné. Sow., Thes., pl. Lvi, fig. 12.
— 137 —
Hab. Océ., Asturias, Coruña et Vigo (Mac-Andrew).— Méd., Mahon (Cardona !) ; Barcelona (Coronado !) ; Carta- gena (Mac-Andrew). — Peu commune. Sur les plages ou dans le sable, à peu de profondeur.
10. Tellina pulchella, Lamarck. (Tellina rostrata, Born non Lin.) Sow., Thes., pl. Lvr, fig. 4.
Hab. Méd., Mahon (Cardona!); Rosas (Coronado |) ; Malaga (Mac-Andrew, Paz!) ; Gibraltar (Mac-Andrew) ; Algeciras (Paz !). Commune : sur les plages.
11. Tellina punicea, Born. Sow., Thes., pl. Lx, fig. 154.
Hab. Méd., Cataluña, deux exemplaires recueillis par les pêcheurs. (Coronado !) ; Cartagena et Malaga (Mac- Andrew).
*492. Tellina distorta, Poli. Sow., Thes., pl. Lvi, fig. 6.
Hab. Méd., Mahon, Cartagena, Malaga et Gibraltar, à 8 brasses de profondeur ou sur la plage, etc. (Mac- Andrew). |
“45. Tellina crassa, Pennant. Sow., Thes., pl. Lx, fig. 169, 175.
Hab. Océ., Asturias, Coruña et Vigo, sur la plage (Mac-Andrew).—Méd., Gibraltar, à8 brasses (Mac-Andrew Jeffreys).
“44. Tellina pygmeæa, Philippr. Sow., Ind. Brit. shells, pl. ux, fig. 10, 41.
Hab. Océ., Coruña (Mac-Andrew). M. Jeffreys donne
cette espèce comme étant le Tellina pusilla, Philippi, fos- sile de Sicile.
— 138 —
*15. Tellina balthica, Linné. Sow., Thes., pl. Lix, fig. 121. Hab. Espagne (Gay, d'après Jeffreys). N. B. Je trouve encore, dans Gmelin, cité comme d'Espagne, son Tellina iberica, mais je ne sais pas à quelle coquille peut se rapporter sa citation.
22. FRAGILIA, Deshayes.
4. Fragilia fragilis, Linné (Tellina). (Petricola ochroleuca, Lamk.) (Psammotæa Tarentina, Lamk.)
Sow., Thes., pl. 1x, fig. 149 (Tellina).
Hab. Océ., S. Sebastian (Paz !); Asturias et Vigo (Mac- Andrew); Cadiz (Paz !).—Méd., Mahon (Cardona l); Barce- lona ! (Cardona !) ; Paz ! (Coronado !); Cartagena et Ma- laga (Mac-Andrew); Gibraltar (Mac-Andrew, dJeffreys). Très-commune. Vulg. Escupiña de sang, à Mahon. Vit à peu de profondeur, sur un fond de vase et de plantes marines.
23. Lucinopsis, Forbes et Hanley. * 4. Lucinopsis undata, Pennant (Venus). Sow., Ind. Brit. shells, pl. 1v, fig. 9.
Hab. Nord de l'Espagne (Fischer). — Océ., Asturias, Coruña et Vigo (Mac-Andrew). — Méd., Cartagena (Mac- Andrew). À 5 brasses. Rare.
24. Donax, Linné.
1. Donax pohita, Poli (Tellina). (Donax complanata, Montagu.) Sow., Ind. Brit. shells, pl. ux, fig. 20.
Hab. Méd., Barcelona (Cardona ! Coronado !); Gibraltar
— 139 —
(Mac-Andrew, Jeffreys). Commune. Vulg. Tellerinas. Sur les plages, à peu de profondeur, dans le sable.
2, Donax trunculus, Linné.
(Cuneus viltatus, Dacosta). Reeve, Conch. ic., pl. 1v, fig. 25.
Var. Donax anatinum, Lamarck.
Hab. Océ., Fuenterrabia (Ajero !); S. Sebastian !; Guetaria !; Gijon (Paz !); Betanzos (Perez Arcas !). — Méd., Mahon (Cardona !); Barcelona ! (Lacaze-Duthiers, Coronado ! Cardona !); Valencia !; Cartagena (Mac-An- drew); Malaga (Mac-Andrew, Rosenhauer, Jeffreys, Paz !) ; Gibraltar (Mac-Andrew, Jeffreys) ; Algeciras (Paz !). Très- commune. Vulg. Tellerinas. Dans le sable, à peu de pro- fondeur.
5. Donax semistriata, Poli.
(Donax fabagella, Lamk.). Philippi, Mol, Sial., pl. ur, fig. 12. Var. Donax venustla, Poli.
Hab. Méd., Mahon (Mac-Andrew) ; Fornells (Cardona !) ; Barcelona ! (Coronado ! Cardona !); Cartagena, Malaga et Gibraltar (Mac-Andrew) ; Algeciras (Paz !). Peu commune. Vulg. Tellerinas à Barcelona. Dans le sable, à peu de profondeur.
Le Donax venusla est exactement semblable à la forme typique, moins les stries transverses.
L. Donax allantica, Hidalgo. Donax viltata, Lamk. et Jeffreys, non Da- costa. Donax anatinus, Sow., Mac-And., non Lamk. Donax semistriata, Reeve? Donax venusta, Reeve, non Poli.
— 1hk0 —
Jeffreys, Brit. conch., vol. IT, pl. vix, fig. 5. Sowerby, Index Brit. shells, pl. ux, fig. 49.
Hab. Océ., Fuenterrabia (Ajero !); Gijon (Paz !); Astu- rias et Coruña (Mac-Andrew); Vigo (Mac-Andrew, Jef- freys). Commune. Dans le sable, à peu de profondeur. Cette coquille, trouvée seulement dans l'Océan, est plus dépri- mée que le Donax senustriata de la Méditerranée, moins inéquilatérale, moins aiguë à l’extrémité postérieure, et ses stries transverses, au lieu d’être parallèles et de se terminer toutes vers le tiers antérieur de la coquille, comme dans le D. semistriata, sont onduleuses et s’in- clinent, vers le bord ventral, sur la moitié de la coquille. Pour moi, d’après l’examen d’un grand nombre d’exem- plaires des deux mers, je considère comme distincte cette coquille, et je propose le nom de Donax atlantica pour elle, en raison de ce que le nom de D. wittata, donné par Jeffreys et Lamarck, pouvait donner lieu à une confusion avec le Cuneus vittatus de Dacosta, qui, pour moi, est une espèce très-différente, malgré l'opinion contraire de M. Jeffreys. (Comparez les descriptions de Dacosta et Jeffreys.)
95. SCROBICULARIA, Schumacher.
4. Scrobicularia piperata, Poiret (Mactra). Sow., And. Brit. shells, pl. 111, fig. 18. Var. Lulraria compressa, Lamk. Desh., Trait. conch., pl. x, fig. 1, 2, 3.
Hab. Espagne (Dillwyn, Deshayes). — Océ., Fuenterra- bia (Ajero !); S. Sebastian (Paz |); Asturias (Mac-Andrew) ; Betanzos (Perez Arcas !); Vigo (Mac-Andrew, Jeffreys) ; Cadiz (Chemnitz, Gmelin, Rosenhauer, Recluz). — Méd., Barcelona (Coronado ! Cardona !); Malaga (Mac-Andrew,
— 1h11 —
Jeffreys). Commune. Dans la vase, à une brasse de pro- fondeur. Cette coquille a été désignée sous un certain nombre de dénominations, telles que Mya hspanca, M. gaditana, Trigonella plana, etc.
2. Scrobicularia Cottardi, Payraudeau (Lutraria). Payr., Moll. Corse, pl. 1, fig. 1.
Hab. Méd., Gibraltar (Mac-Andrew); Algeciras (Paz !): Sur la plage. Très-rare.
26. SyxposmyA, Recluz.
* 4. Syndosmya apelina, Renieri (Tellina). Recluz, Rev. zool., 1845, pag. 564.
Hab. Méd., Mahon (Cardona !). Peu commune. A une brasse de profondeur, enfoncée dans le sable. Mes exemplaires sont obtus vers l'extrémité postérieure, et, par suite de cette circonstance, je ne cite pas la figure de Philippi, mais ils s'accordent très-bien avec la description de Recluz.
® 2. Syndosmya ovata, Philippi (Erycina). (Amphidesma segmentum, Costa). (Syndosmya segmentum, Recluz). Philippi, Moll. Sicl., pl. 1, fig. 15. Costa, Risull. viag. Adriat., pl. 1, fig. 5.
Hab. Méd., Mahon (Cardona !); Vendrell (Coronado !). Peu commune. Sur la plage. M. Recluz décrit le S. seg- mentum d’après des exemplaires envoyés à M. Petit par M. Costa lui-même, mais la figure qu’en donne M. Costa est assez médiocre, car la charnière figurée ne présente pas les caractères donnés par M. Recluz. Ces caractères conviennent parfaitement à l’Erycina ovata, Philippi. Il en est de mème de la forme, qui est un peu variable. Par
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conséquent, je crois que ces deux espèces sont identiques et doivent être réunies.
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3. Syndosmya prismatica, Laskey (Mya). Sow., Ind. Brit. shells, pl. 11, fig. 19. Hab. Océ., Asturias, Coruña et Vigo (Mac-Andrew). Rare. À 10 brasses. + * 4. Syndosmya tenuis, Montagu (Mactra). Sow., Ind. Brit. shells, pl. 11, fig. 20.
Hab. Océ., Asturias et Galicia (Mac-Andrew). * 5. Syndosmya alla, Wood (Mactra). Sow., Ind., pl. 11, fig. 22. Hab. Océ., Asturias, Coruña, Vigo et Cadiz (Mac-An- drew). Commune. À 10 brasses.
27. MEsonesMA, Deshayes. 4. Mesodesma cornea, Poli (Mactra). Reeve, Conch. 1icon., pl. 1, fig. 4.
Hab. Océ., nord de l'Espagne (Fischer); Asturias et Vigo (Mac-Andrew). — Méd., Mahon (Cardona !); Barce- lona (Coronado !); Malaga et Gibraltar (Mac-Andrew). Commune. À 25 centimètres au plus de profondeur; peu enfoncée dans le sable, ou sous les pierres.
28. ErviLiA, Turton,
* 4. Ervuilia castanea, Montagu (Donax). Sow., Ind. Brit. shells, pl. x, fig. 17.
Hab. Espagne (Jeffreys). — Océ., Cadiz (Mac-Andrew). Recueilli seulement deux valves dépareillées.
29. Venus, Linné.
A. Venus verrucosa, Linné. Reeve, Conch. icon., pl. x, fig. 40.
— 1h43 —
Hab. Océ., S. Sebastian (Paz !); Santander (Mompé !); Asturias, Coruña, Vigo et Cadiz (Mac-Andrew). — Méd., Mahon ! (Mac-Andrew, Weinkauff, Fischer, Cardona !); Barcelona ! (Cardona ! Coronado !); Gibraltar (Mac-An- drew); Algeciras (Paz !). Très-commune. Vulg. Escupiña gravada à Mahon. Edule : vit à une profondeur variable, enfoncée dans le sable, près des rochers. J’en ai vu une monstruosité qui offre la forme extérieure d'un Gryphæa. M. Lacaze-Duthiers attribue à tort son nom vulgaire au Corbula nucleus, Lamarck.
2. Venus casina, Linné. Reeve, Conch. icon., pl. v, fig. 15.
Hab. Espagne (Jeffreys). — Océ., Coruña et Trafalgar (Mac-Andrew). — Méd., Mahon (Cardona !); Barcelona (Coronado !); Gibraltar (Mac-Andrew). Peu commune. Trouvée dans l’intérieur des étoiles de mer recueillies à une profondeur considérable.
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5. Venus mullilamella, Lamarck (Cytherea). Reeve, Conch. icon., pl. xur, fig. 45.
Hab. Méd., Barcelona (Coronado !); Valencia !. Rare. Recueillie par les pêcheurs à une profondeur assez con- sidérable. M. Deshayes a eu l’obligeance de m'envoyer des exemplaires fossiles de cette espèce, et j'ai reconnu leur identité avec l'espèce vivante.
4. Venus gallina, Linné. Reeve, Conch. icon., pl. xvn, fig. 75.
Hab. Océ., Cadiz (Paz !). — Méd., Mahon (Cardona 1); Barcelona (Cardona ! Coronado !); Valencia ! Cartagena (Mac-Andrew); Malaga (Mac-Andrew, Rosenhauer, Paz ! Cardona !); Gibraltar (Mac-Andrew); Algeciras (Rosen- hauer, Paz !). Très-commune. Edule, Vulg. Escupiña
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Maltesa à Mahon. Vit à peu de profondeur, enfoncée dans le sable.
5. Venus striatula, Dacosta (Pectunculus). Reeve, Conch. icon., pl. xx, fig. 94, a.
Hab. Océ., Guetaria ! ; Asturias, Coruña, Vigo et Tra- falgar (Mac-Andrew). — Méd., Malaga et Gibraltar (Mac- Andrew). Rare. Draguée par moi à 15 brasses, sur un fond de sable.
* 6. Venus fasciata, Dacosta (Pectunculus).
(Venus Brongmartu, Payraudeau). Reeve, Conch. icon., pl. xxn, fig. 108.
Hab. Océ., Asturias, Coruña, Vigo, Cadiz et Trafalgar (Mac-Andrew). — Méd., île Conejera, Cartagena et Ma- laga (Mac-Andrew); Gibraltar (Mac-Andrew, Jeffreys). Assez abondante. À 8 brasses.
**7. Venus gradata, Deshayes.
(Venus paphia, Risso non Lin.)
(Venus Brongniarti, Philippi non Payr.)
Deshayes, Trait. conchyl., vol. TI, part. 2°, p. 995.
Hab. Méd., Mahon (Cardona !); Barcelona (Coronado ! Cardona !). Assez abondante. Trouvée dans l’intérieur des étoiles de mer recueillies à une très-grande profondeur. Je ne trouve mentionnée cette espèce dans aucun autre ouvrage. J'ai comparé mes exemplaires avec ceux de la collection Deshayes, et mon opinion est que cette espèce, quoique très-voisine du Venus fasciata, s'en distingue généralement par ses côtes renversées en haut, et constam- ment par la petite dent que forment ces côtes à leur ter- minaison, sur la partie postérieure.
— 145 — 8. Venus ovala, Pennant.
(Venus pectinula, Lamk. Reeve, Conch. icon., pl. xxvi, fig. 157.
Hab. Océ., Guetaria ! ; Asturias, Coruña, Vigo, Cadiz et Trafalgar (Mac-Andrew). — Méd., Mahon (Cardona |) ; île Conejera (Mac-Andrew); Mataro (Coronado!); Cartagena, Malaga et Gibraltar (Mac-Andrew). Assez abondante. Recueillie à 45 brasses de profondeur, ou trouvée dans l'intérieur des étoiles de mer.
N. B. Nous trouvons aussi dans Gmelin un Venus argentea, cité comme provenant de Cadiz par cet auteur et par Bonanni. Nous ne savons pas ce que peut être cette espèce.
50. Dioxe, Megerle. 4. Dione chione, Linné (Venus). Reeve, Conch. icon., pl. 1v, fig. 15.
Hab. Océ., Guetaria !; Coruña et Trafalgar (Mac-An- drew). — Méd., Mahon (Cardona!); île Conejera (Mac-An- drew); Barcelona ! (Cardona ! Coronado !) ; Cartagena | (Mac-Andrew); Malaga (Mac-Andrew, Paz!); Gibraltar (Mac- Andrew) ; Algeciras (Paz !). Commune. À 15 brasses de profondeur.
31. CIRCE, Schumacher. 1. Circe rudis, Poli (Venus).
(Cytheræa Venetiana, Lamk.) Delessert, Recueil, etc., pl. 1x, fig. 9.
Hab. Océ., Cadiz et Trafalgar (Mac-Andrew). — Méd., Mahon (Cardona !); île Conejera (Mac-Andrew); Barcelona! (Cardona ! Coronado!); Cartagena, Malaga et Gibraltar (Mac-Andrew). Peu commune. À peu de profondeur, très- légèrement enfoncée dans le sol,
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2. Circe minima, Montagu (Venus). (Cytherea minima et minuta, Brown.) (Cytherea apicalis et Cyrilli, Philippi. Reeve, Conch. icon., pl. 1v, fig. 14 a.
Hab. Océ., Asturias et Coruña (Mac-Andrew) ; Vigo (Mac-Andrew, Jeffreys); Cadiz et Trafalgar (Mac-Andrew). — Méd., Mahon (Mac-Andrew, Cardona !); île Conejera (Mac-Andrew) ; Barcelona (Coronado 1) ; Cartagena et Ma- laga (Mac-Andrew). Peu commune. Vit à des profondeurs qui varient de 4 à 50 brasses.
92. DosiniA, Scopoli.
1. Dosinia exoleta, Linné (Venus). Reeve, Conch. icon., pl. v, fig. 29 (Artemis).
Hab. Océ., Asturias et Coruña (Mac-Andrew); Vigo (Mac-Andrew, Jeffreys).— Méd., Mahon (Cardona !); Bar- celona ! (Coronado ! Cardona !) ; Gibraltar (Mac-Andrew, Jeffreys).Commune. À une brasse de profondeur, enfoncée dans le sable de 4 ou 5 centimètres.
2. Dosima lunaris, Lamarck (Uytheræa).
Reeve, Conch. icon., pl. 1x, fig. 50 (Artemis). ” Eadem. Artemis modesta, Reeve. Reeve, loc. ct., pl. 1x, fig. 54.
Hab. Océ., Guetaria ! ; Asturias, Coruña et Vigo (Mac- Andrew). — Méd., Mahon (Cardona !); Barcelona ! (Car- dona ! Coronado !) Malaga (Mac-Andrew, Paz ! Cardona) ; Gibraltar (Mac-Andrew), Algeciras (Paz !). Très-commune. Trouvée dans les mêmes conditions que l’espèce précé- dente. M. Mac-Andrew donne cette espèce sous le nom de lincta, mais à tort, selon moi, et mon opinion est basée sur l'examen d’un bon nombre d'exemplaires que je pos-
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sède et qui ont été recueillis également à Malaga. Je pos- sède encore, provenant d’une même localité (Barcelona), des exemplaires s’accordant avec la figure et la description de l’Artemis lunaris, Reeve, avec la figure et la description de l’Artemis modesta, du même auteur, et des exemplaires qui établissent le passage de l’une à l’autre de ces formes. Les caractères qui distinguent ces deux coquilles, l’obli- quité du bord dorsal postérieur, les stries plus ou moins marquées et l’excavation de l’aréa du ligament sont sujets à varier beaucoup, et c’est ce qui me détermine à consi- dérer les deux espèces comme n’en faisant qu'une seule. | La figure de l'A. lunaris, Lamarck, du recueil de M. De-